Archive pour la catégorie “Théosophie”

DISCUSSIONS SUR L’HUMANITÉ ET SUR LES SOURCES DE SON CONFLIT ENTRE UN THÉOSOPHE
ET UN SCIENTIFIQUE SPÉCIALISTE DE LA THÉORIE DES QUANTA ET DE LA RELATIVITÉ.

Dialogues entre Jiddu Krishnamurti et David Bohm

(traduit de l’anglais par Colette Joyeux | Éditions Alphée)

Ce livre est l’un des plus importants que Jiddu Krishnamurti nous ait donnés car c’est la première fois qu’a été enregistrée une discussion approfondie et suivie entre un grand penseur religieux et un grand physicien. Le point de départ de ces dialogues est la question suivante : « L’humanité a-t-elle fait fausse route, ce qui a entraîné division, conflit et destruction perpétuels ? » La source du conflit de l’humanité est-elle l’incapacité de l’individu à affronter la réalité de ce qu’il « est » psychologiquement, avec pour corollaire la quête chimérique de ce qu’il lui faut « devenir » ? On ne peut se libérer de cette activité égocentrique, irrationnelle et déroutante que grâce à un certain type de vision pénétrante. Celle-ci permet de percevoir que, au-delà de la pensée, il n’y a qu’énergie et forme, pas de « moi », pas de temps. Krishnamurti insiste sur le fait que le « fondamental » ne peut être approché qu’à partir de la perception directe, lorsque l’esprit est silencieux et vide de pensées. Avec David Bohm, il revient fréquemment sur la nécessité d’une certaine qualité de vision pénétrante qui ne se limite pas à des domaines restreints tels que la science, l’art, la religion.

1ère Discussion :
Les racines du conflit psychologique
(Ojai, Californie, le 1er avril 1980)

Krishnamurti : Par où commencer ? L’humanité a-t-elle fait fausse route ? C’est la question que j’aimerais soulever.

David Bohm : Fait fausse route ? A mon sens, c’est effectivement ce qui a dû se passer, il y a bien longtemps.

Krishnamurti : C’est aussi mon impression. Il y a long­temps… C’est bien le sentiment qu’on a – pourquoi ? A mon point de vue, voyez-vous, l’humanité a toujours essayé de devenir.

David Bohm : Peut-être, en effet. Parmi mes souvenirs de lecture, ce qui m’a un jour frappé, c’est la façon dont l’homme a basculé voilà cinq ou six mille ans dans le pillage et l’esclavage. A partir de là, le but essentiel de son existence est devenu l’exploitation et le pillage.

Krishnamurti : Oui, mais que dire de la notion de « devenir » intérieur ?

David Bohm : Essayons de définir le lien entre ces deux notions. Quelle forme de « devenir » cela impliquait-il ? Au lieu d’adopter une attitude constructive, de découvrir des techniques nouvelles, d’inventer de nouveaux outils, etc., à un certain moment les hommes ont trouvé plus facile de piller leurs voisins. Que cherchaient-ils à devenir, ces hommes-là ?

Krishnamurti : C’est le conflit qui a été à la racine de tout ceci.

David Bohm : Mais de quel conflit s’agissait-il ? Si nous pouvions nous mettre à la place de ces peuples anciens, comment définiriez-vous ce conflit ?

Krishnamurti : Quelle était la racine du conflit ? Et pas seulement sur le plan extérieur, mais également au niveau de ce formidable conflit intérieur de l’humanité… Quelle en est la racine ?

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