"De mon Ciel à ta Terre" de Brigitte Crouzat sur Amazon.fr
Achetez ce livre en édition papier
Achetez ce livre en édition numérique

Un jour, le Hasard a mis entre les mains de Brigitte Crouzat un livre : « L’Alchimiste » de Paulo Coelho

Parce que le petit berger espagnol du roman a eu le courage de vivre son rêve et d’aller au bout de sa « légende personnelle », parce qu’un Alchimiste lui en a indiqué le chemin à suivre…
Elle a ressenti, dans toutes les cellules de son corps, que TOUT est POSSIBLE, qu’elle avait toujours le CHOIX…
Alors… elle a transformé sa vie en conscience !

Son talent, à travers les rencontres et les histoires vécues de ce livre témoignage, est de partager certaines de ses expériences subtiles… de susciter une nouvelle envie lumineuse et claire : celle de l’Aventures et de la Rencontre. Elle nous oriente vers le véritable sens de la vie, celui qui est le chemin de notre « légende personnelle », dans la joie et la confiance !

Après un parcours passionnant et structurant dans le monde des affaires, entraînée par une curiosité et une soif d’apprendre jamais assouvies, elle a découvert la magie de l’Humain, grâce à la kinésiologie (le corps sait et il parle, il suffit de l’écouter) et aux « Constellations Familiales ».

Elle s’est ensuite lancée à corps perdu dans cette « Aventure » qu’elle nous relate avec passion, croisant des « Maîtres », aussi puissants et efficaces qu’inattendus, qui accompagnent avec constance l’évolution de sa pratique, de son fonctionnement et de ses connaissances.

Sur ce chemin, elle a fait la plus belle des découvertes : 
La liberté d’être, dans la plénitude et la légèreté.

Lire le début du livre :

Introduction : Le temps est venu…

De laisser enfin mes doigts courir sur le clavier, garnir de lettres noires la page blanche sur l’écran.

De partager mes compréhensions, mes réponses, mes aventures, pour aller au delà, poser une pierre, une fondation pour continuer vers d’autres horizons.

De donner l’envie à certains de changer leur vie, à d’autres de mieux accompagner par des approches et compréhensions différentes.

De susciter la curiosité, planter des graines de doutes, d’envies, de possibles…

De témoigner du rêve réalisé, d’en prendre conscience et de conclure cette étape de ma vie en transmettant les enseignements, les compréhensions. Y puiser de nouvelles forces pour me diriger vers ce nouveau rêve que je n’osais laisser émerger et qui est en train de se construire, franchir un autre palier…

Est-ce que tout était écrit ? Je ne sais vraiment pas, en tout cas j’ai toujours eu le sentiment d’avoir eu le choix, même celui d’abandonner, de pouvoir « rentrer dans le rang », de choisir une vie dite « ordinaire ».

Parfois on me demande en plaisantant :

– Tu aurais aimé avoir une vie normale ?

Ma réponse des jours gris est :

– Oui !

Puis, le fou-rire me prend à l’idée de l’ennui que cela aurait généré, et je réalise que :

– En fait : NON ! Pour rien au monde je n’aurais voulu avoir une autre vie que la mienne, celle que j’ai choisie, malgré mes erreurs, les doutes et les souffrances traversées, je vis chaque jour avec intensité. Je suis vivante et dans la joie !

La richesse de mes rencontres et aventures me remplissent toujours des années après, j’ai vraiment le sentiment d’être privilégiée de pouvoir vivre tout cela, mais je dois reconnaître que je l’ai voulu du plus profond de mon être.

Si je n’avais pas fait ces choix là, je crois que je serais morte d’ennui…

Quelle triste mort « d’ennui » !

J’apprends et remercie chaque jour, pour tout ce qu’il m’est donné de vivre.

Mon seul éventuel regret serait de n’avoir pu comprendre et savoir plus tôt, mais je n’y étais certainement pas prête alors…

Alors je tente de le faire comprendre aux plus jeunes afin qu’ils perdent moins de temps que moi…

Aujourd’hui, dans les valeurs que prône notre « société », beaucoup ne se reconnaissent pas. La solitude, les doutes, les interrogations amènent bon nombre d’entre nous à s’interroger, à rechercher, à transformer pour trouver un mode de vie, des valeurs autres que ceux du modèle imposé plus que proposé.

Les constats, souvent amers, sans joie, nous poussent à nous interroger sur ce que toute une littérature passionnante nomme « le sens de notre vie ». Lorsque nous entrons dans ces interrogations, dans la conviction que nous devons « changer » notre vie, s’autoriser à « être soi-même », les difficultés commencent… Eh oui ! Faut être réaliste !

Les « il suffit d’y croire », les « visualisations », méditations quotidiennes, « pouvoir de l’intention » et autres ne sont pas suffisants ! Le parcours est semé d’embûches, d’envies de renoncer, de doutes, de désespoir parfois, de souffrances, de solitude (souvent) car, contrairement à ce qui est affirmé dans toutes ses lectures bienveillantes et « éveillantes », ce n’est pas sur un long fleuve tranquille que nous avons choisi de diriger notre embarcation en décidant de transformer notre vie, mais vers une véritable quête du Graal, avec tous les pièges, désillusions mais aussi bonheurs, apprentissages, transformations qu’exige une telle aventure.

La volonté ne suffit pas pour les « Indiana Jones » du développement personnel ! Une foi et une confiance totale en nous, en nos capacités, en l’Univers en sont les véritables moteurs. Cette foi, cette confiance, ne sont ni innées, ni mentales, elles vont devoir habiter chacune de nos cellules, faire partie de notre respiration de chaque instant.

Elles ne s’intègrent pas instantanément par on ne sait quelle intervention « divine » ou autre, encore moins par la fréquentation d’un gourou quelconque, l’application d’une méthode révolutionnaire, instantanée, d’un super stage de développement personnel, ou du dernier livre sorti…

Bien entendu tous ces éléments contribuent à cet éveil, à cette prise de conscience, car ce chemin nous demande de nous remettre en question, dans nos blessures, nos croyances, nos habitudes, nos convictions, ainsi que celles de notre entourage, sur un plan tant personnel que professionnel. Et vous seul le vivrez, le sentirez. Les décisions, les choix vous seul en assumerez les conséquences, parfois lourdes.

Aucun chemin ne ressemble au vôtre car cette voie vous est propre, vous devez la trouver par vous-même, inutile de chercher à « copier » le destin d’une personne que vous respectez, admirez… L’envie que peuvent susciter de telles personnes est une ressource qui vous aidera à avancer, à retrouver l’espoir quand l’envie de renoncer est forte, mais les « copier/coller » n’existent que sur nos ordinateurs… Alors, lorsque à chaque belle rencontre qui vous ouvre de nouveaux espaces, prenez ce qui vous est transmis, offert, vendu et surtout retrouvez votre chemin personnel car c’est là que se trouve « le sens de VOTRE vie ».

Que toutes mes « histoires » puissent vous permettre à votre tour de croire en vous et en vos rêves. D’entrer dans « l’en-vie ».

Certaines rencontres, certaines expériences sont « hors-normes », et aujourd’hui, je suis totalement convaincue que, comme le formule si bien « L’Alchimiste » de Paolo Coelho :

« Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. Tout n’est qu’une seule chose. Et quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. »

Si vous suivez et croyez profondément en VOTRE légende personnelle, quelle qu’elle soit, si vous traversez le doute, les peurs, les épreuves, alors l’Univers conspirera également à votre réussite. Les belles rencontres, la magie des synchronicités vous accompagneront comme elles m’ont accompagnée et émerveillée.

« Celui qui ne risque rien, ne fait rien, n’a rien, n’est rien.

Il peut éviter la souffrance et la tristesse,
mais il n’apprend rien, ne ressent rien, ne peut ni changer
ni se développer, ne peut ni aimer ni vivre.

Enchaîné par sa certitude, il devient esclave, il abandonne sa liberté.

Seuls ceux qui risquent sont libres. »

(auteur inconnu)

Avec le recul, je crois sincèrement que tout était en moi, que je le savais depuis toujours. Je savais quoi ? Impossible d’en avoir conscience, de mettre des mots dessus, juste une conviction profonde et une peur… celle de passer à côté…

Dès l’enfance les questions tournoyaient en moi et restaient sans réponse. J’ai cru en devenir folle. J’ai eu peur, tellement peur, d’y perdre la raison que j’ai tout « étouffé », refoulé pour ne pas prendre le risque d’être différente, d’être exclue, par peur de la souffrance, la mienne et celle que je causais aux autres en ne répondant pas à leurs attentes, en sortant des moules qui les formataient, les préservaient de regarder autrement, de traverser les croyances et les usages qui nous limitent.

Puis, cela m’a rattrapée…

Il y a plus d’une quinzaine d’années, mon fils aîné, alors âgé de 7 ans, avait quelques difficultés en dictée.

Un médecin m’avait été recommandé. Il travaillait en « kinésiologie ». On m’avait décrit des résultats immédiats et extraordinaires…

J’ignorais absolument de quoi il s’agissait mais si cela pouvait apporter une aide à mon fils.

Cet homme lui a tout d’abord dicté une phrase – écriture tremblante, truffée de fautes – puis il l’a fait mettre debout, lui appuyant sur l’avant bras, lui demandant de résister à la pression qu’il exerçait, énonçant des mots, l’interrogeant sur ses ressentis, lui faisant faire des mouvements de gymnastique, lui massant des zones sur le corps…

L’enfant vivait cela comme un jeu. J’étais très sceptique. Mon côté cartésien était en éveil total. Je ne me sentais pas très fière de mettre laissée embarquer dans un truc pareil qui ne me paraissait pas sérieux.

Au bout d’une heure, la séance arrivant à sa fin, le docteur a dicté une nouvelle phrase à mon fils et là… : écriture transformée et pas une seule faute d’orthographe. Je n’ai pu que constater les résultats.

Sidérant ! Le médecin m’expliqua alors très simplement que mon fils était en état de stress lorsqu’il effectuait une dictée, qu’il perdait, du fait de ce stress, ses moyens et l’accès à ses capacités dès que son institutrice dictait.

En le libérant du stress, en lui faisant faire une gymnastique simple qui consistait, entre autre, à des mouvements croisés, il stimulait les deux hémisphères du cerveau leur permettant de « dialoguer » ensemble, il avait ainsi à nouveau accès à toutes ses capacités.

Mon fils a parfaitement intégré tout le bénéfice que lui apportaient ces mouvements simples, il a su les utiliser durant toutes ses études lorsqu’il sentait le stress monter pour les examens ou autres.

C’est ainsi que j’ai découvert la kinésiologie. Cette expérience a été déterminante pour transformer mon chemin.

J’avais une vie « normale », un emploi stable, sécurisé, de cadre supérieur dans une grande entreprise internationale avec des perspectives prometteuses.

Technicienne de formation, affublée d’un raisonnement plutôt cartésien, rationnel, scientifique (dont je ne me départis pas), je ne me posais pas de questions sur le sens de la vie, les choses étaient ce qu’elles devaient être et rien ne pouvait changer. Moi, encore moins…

Et là, tout à coup, en assistant à cette séance, je prenais conscience de nouvelles possibilités et de la puissance de transformation qui pouvait intervenir dans une situation apparemment sans solution « rationnelle ».

Les : « C’est comme ça ! », « C’est plus fort que moi ! », « J’ai toujours fonctionné comme ça… », « Faut faire avec… », remplissaient ma vie et je ne laissais pas d’espace à tous ces trucs « de bonnes femmes ».

De toute ma puissance de « guerrière », je considérais avec un certain mépris et dédain ceux qui avaient tendance à « se regarder le nombril ».

J’avais appris à toujours avancer par la force, et voyais tout ce qui allait vers une compréhension de soi comme une forme de faiblesse, du temps perdu à s’appesantir au lieu d’aller de l’avant.

J’ai constaté les changements qui se sont mis en place en une seule séance sur mon fils, et qui ont été ancrés à vie lors de cette consultation…

Trop fort ! Ma curiosité naturelle a été touchée. J’ai voulu comprendre, alors j’ai expérimenté sur moi-même avec ce même médecin.

A la 1ère séance, moi qui ne pleurais jamais, je me suis retrouvée en larmes juste par 2 mots qu’il m’avait fait prononcer à voix haute en effectuant un test musculaire sur mon bras. C’était « insensible et insociable », et un âge : 6 ans.

Une brèche venait de s’ouvrir. Une brèche ? Non, l’effondrement d’un barrage !!

C’était effectivement les qualificatifs dont on m’avait le plus souvent affublée enfant, étant fermée et butée derrière mon regard noir. On ne savait jamais ce que je ressentais. Je n’avais jamais mesuré la profondeur de ma blessure et le barrage de larmes qu’elle retenait, ni les conséquences que cela avait eu pour moi.

Je me croyais réellement insensible et insociable ! J’étais rentrée dans l’étiquette, je ne ressentais jamais rien dans mon corps, j’étais plutôt du style à ne jamais baisser le regard, toujours prête à défier l’autorité (ça m’arrive toujours, je vous rassure)… Une « endurcie », quoi !

Quelques points touchés sur ma tête et sur mon corps par le médecin, et immédiatement, un sentiment de libération, de soulagement, de légèreté, s’est installé en moi, comme si je pouvais redonner la vie à une part anesthésiée depuis tant d’années.

J’étais conquise : inutile de raconter mes histoires de vie, mes blessures profondes, de chercher des coupables, ce qui était hors de question pour moi car j’ai toujours été convaincue que chacun avait donné le meilleur de ce qu’il pouvait en fonction de ce qu’il avait vécu, et j’ai toujours eu de la reconnaissance pour ce que m’ont permis mes parents, tant pour les valeurs et apprentissages de vie, qui me donnent la force de ce que je réalise aujourd’hui, que de m’avoir permis d’effectuer des études afin de choisir ma voie.

Mon corps parlait tout seul. Mon esprit n’avait qu’à reconnaître la blessure, mon corps, mon esprit, traversaient à nouveau la souffrance pendant quelques secondes, telle qu’elle avait été, et tout s’arrêtait là. Pas d’explication, de justification, de rancœur, de colère, simplement une libération.

J’ai ainsi mordu à l’hameçon du merveilleux, du mieux être, il me fallait en savoir plus.

J’avais si longtemps adhéré à la croyance que se transformer dans le monde « extérieur », y évoluer, y réussir, y être reconnu pour ses résultats, était l’aboutissement, le signe du succès. Je n’avais absolument pas intégré que le monde « intérieur » pouvait se transformer, et que la clé du bonheur résidait dans ce que l’on est, et non dans ce que l’on possède ou paraît…

Commença alors la grande Aventure de ma vie…

« Tout être humain qui entreprend et crée quelque chose a contre lui :

• Tous ceux qui voulaient faire la même chose, mais qui n’en ont pas eu le courage.

• Tous ceux qui voulaient faire le contraire… C’est normal !

• La grande masse de ceux qui sont d’autant plus critiques qu’ils ne font rien du tout… »

(Charrette)

Le médecin kinésiologue, que j’avais recommandé à l’une de mes sœurs, lui conseilla de m’offrir un livre : « Toute la kinésiologie » de Freddy Potchka

En lisant cet ouvrage, tout me devenait évident, me passionnait. Je décidais de me former pour apprendre, pour comprendre cette magie du corps. Je ne savais pas que je prenais le virage décisif de mon destin.

Je me suis donc formée avec Constanze et Freddy Potchka, sur Paris, allant de découvertes en découvertes. J’aimais la rigueur et le cadre germanique qu’ils mettaient dans leur enseignement.

J’ai vécu des moments difficiles car cela nécessitait d’expérimenter sur soi, de se remettre en question, ce qui n’allait pas sans conséquences sur ma vie personnelle et professionnelle.

J’étais réellement une sauvageonne, je ne me sentais pas à l’aise dans le groupe. Certains y exprimaient des émotions que je jugeais excessives, parfois hystériques. Ils avaient certainement le même regard critique sur moi.

Je découvrais un autre monde, qui parfois ne me convenait pas, que j’abordais avec une vraie méfiance.

Je fuyais ceux qui recevaient des « messages », qui étaient en dialogue avec ci ou avec ça. L’irrationnel, les croyances ésotériques de certains stagiaires « touche-à-tout », contrastaient avec les enseignements rigoureux et pragmatiques.

Certains venaient chercher un « pouvoir » supplémentaire.

Je n’adhérais pas à tout cela, et m’isolais beaucoup de l’ensemble du groupe.

Ma peur de la dérive, de la manipulation, de perdre le contrôle, de me laisser entraîner vers ce que je jugeais parfois comme de la folie douce, me faisait mettre une barrière totale construite de clichés, de jugements et d’à priori.

L’expérience m’a appris qu’il est nécessaire d’être vigilant, de garder son discernement. Cependant, à cette période là, j’étais moi-même dans les excès que peut générer la peur.

Tout m’effrayait. J’avais peur de moi-même, de mes différences, c’était parfois invivable. Heureusement, j’étais encouragée par mes enseignants et soutenue par 2 amies fidèles. Petit à petit, je prenais conscience du merveilleux cadeau que l’univers m’avait fait, mais que j’avais jusqu’à présent vécu comme une malédiction : ma sensibilité !

Tout s’est progressivement ouvert. Cela ne s’est pas fait en un jour et sans souffrances, sans casse…

Je me souviens d’un délicieux Kebab, partagé sur une table en formica dans un petit bouiboui sympathique de Montparnasse, où j’affirmais, d’un ton péremptoire à une amie, que si le chemin que j’effectuais grâce à la kinésiologie devait un jour porter préjudice à ma situation familiale, j’arrêterais tout immédiatement…

Je ne savais pas encore que lorsque l’on commence à trouver sa voie, à découvrir ce que l’on est profondément, à être soi-même, à vouloir choisir, il y a un moment où il n’est plus possible de rebrousser chemin, non par obligation, mais parce que cela devient invivable d’entrer à nouveau dans les personnages dont on s’est fait prisonnier dans le passé.

Cette transformation est très difficile pour les proches qui ne comprennent pas ce qui se passe, qui parfois même ne reconnaissent plus la personne. Les comportements de l’individu qui se remet en question peuvent changer brutalement.

La transmutation de la chenille est rude pour la personne, mais également pour l’entourage qui assiste impuissant, souvent dans l’incompréhension et la peur, à ce processus de transformation.

J’avais adopté des habitudes, des conditionnements, dont je n’avais sincèrement aucune conscience. J’étais entrée dans les propositions, les attentes des autres, et me suis retrouvée prise à mon propre piège, celui de vouloir me sentir aimée et reconnue à n’importe quel prix, de faire plaisir, n’ayant aucune confiance en ma valeur, croyant cependant profondément que mes choix avaient été libres. Quelle bêtise !

Facile à dire avec le recul…

La prise de conscience, la libération de mes carcans, ne se sont pas fait en douceur… Je ne savais pas non plus ce qu’était la « douceur »…

La remise en question est souvent unilatérale d’où les incompréhensions, les tensions et conflits, que cela peut générer.

Il est fréquent que les proches préfèrent envisager l’influence de type « sectaire », avec manipulations mentales, pour justifier ces transformations qui ne correspondent plus à celui ou celle qu’ils ont connu, aimé. Cette méfiance peut être une bonne chose, car il pourrait réellement y avoir le danger d’un détournement dangereux pour l’intégrité de la personne qui se trouve déstabilisée par cette période de changements. Certains « thérapeutes » peu scrupuleux, ou dans le pouvoir, pourraient tenter de « contrôler » la personne. La prudence et le discernement sont importants. Avoir faim oui ! Mais ne pas avaler n’importe quoi !

Il est parfois plus « confortable » de se convaincre qu’il y a une cause extérieure, plutôt que d’accepter une réelle remise en cause personnelle du quotidien, de la relation, des habitudes, des projets de vie…

L’ennui me saisissait. Le contraste entre le monde merveilleux, sans limites, que je découvrais dans la joie et l’enthousiasme, et mon quotidien, qui n’en devenait que plus terne tant sur le plan professionnel qu’affectif, me déchirait.

Beaucoup me disaient :

– Mais tu as tout pour être heureuse, un métier où tu es reconnue, tu gagnes bien ta vie, tu as un mari gentil, de beaux enfants, une maison… Que veux-tu de plus ? Qu’est ce que tu vas encore chercher comme complications ?

Je me sentais coupable de cette insatisfaction chronique, je n’avais pas le droit de me plaindre, j’avais tout, mais l’ennui était permanent. Je n’en pouvais plus. J’avais une vie « tranquille », saine, mais si « plate » !

Je sentais confusément, intuitivement, que tout pouvait être différent, mais je ne savais pas le mettre en mots.

J’avais envie de montrer un autre chemin à mes enfants, celui des choix, de la liberté, de l’aventure, de l’amour, celui que j’étais en train de découvrir si tard dans ma vie.

Je vivais des moments de joie totale, celle qui vous saisit le cœur, où vous trouvez tout beau, où vous vous sentez totalement en vie, faisant partie de l’univers, d’un grand tout : un autre espace plein de feux d’artifices, de lumière, où l’émerveillement est permanent dans la simplicité totale.

J’avais parfois le sentiment de regarder un fabuleux étal de pâtisserie à ma disposition, mais je n’arrivais pas à franchir la porte, tout cela était trop beau pour moi !

Petit à petit, ma motivation s’est éclaircie. Elle était très simple : je voulais que la joie habite ma vie, que chaque minute soit pétillante, vivante !

C’est cela qui m’a amenée à tout transformer, à tout quitter dans l’incompréhension et la réprobation générale : divorce et démission.

Je me suis jetée dans le torrent de la vie sans parachute, avec parfois beaucoup de souffrances, mais ça valait le coup !!

La joie et l’émerveillement continuent à conduire mes actes et ma vie, et je suis très fière de voir le chemin que prennent mes fils et tant d’autres dont j’ai eu l’honneur de croiser la route. Je n’ai pas vécu tout cela pour rien.

Il y a de la lumière dans leur yeux, la vie y coule, et ils savent qu’ils ont tous les possibles, qu’ils sont libres de leur choix. Ils ont la force pour traverser leurs épreuves de vie, ils font leurs apprentissages avec leurs erreurs, mais leur compréhension des leçons est vive, ce qui fait qu’ils en tirent les enseignements rapidement. Ils ont fait, en peu de temps, le chemin pour lequel j’ai mis quasiment 40 ans, et m’ont largement dépassée dans leurs compréhensions et approches.

L’émerveillement, la soif d’en savoir plus, l’enthousiasme d’aller plus loin, le plaisir de la compréhension, de la découverte, des expériences, du partage, sont présents comme au 1er jour. Je me sens extraordinairement vivante, et j’ai le bonheur de pouvoir le partager avec ceux que j’aime.

Depuis, je vis des aventures fantastiques qui ont dépassé de loin mes rêves les plus fous : des partages sans limites, avec des méthodes
« universelles », dans le respect de toutes les croyances ou cultures, avec des personnes du monde entier.

Mon approche, appuyée par des outils puissants, pourrait être verbalisée ainsi :

– Peu importe ce qui a été vécu, qui a fait quoi. Le but n’est pas de chercher des coupables, ou de se focaliser sur un problème, mais de trouver des solutions qui permettent de transformer l’impact, les programmations, les fonctionnements, que ces évènements ont générés afin d’ouvrir de nouveaux possibles.

J’utilise des outils simples, parfois décriés, tels que la kinésiologie, les constellations familiales, l’EMDR, la thérapie facilitée par les chevaux.

Je voudrais rappeler, vu ce que l’on peut entendre dans les médias, que ces merveilleux outils ne sont que ce que les « thérapeutes » en font. En aucun cas ils n’ont pour but la manipulation en vue d’une dérive sectaire. Si des « thérapeutes » peu scrupuleux les utilisent à ces fins, ce ne sont pas les méthodes qui doivent être incriminées, mais les individus. D’un autre côté, cette peur, ces mises en gardes, prouvent bien la puissance de ces outils, puisqu’ils peuvent transformer, amener les personnes vers d’autres possibles, s’ils sont utilisés à bon escient…

Les « histoires » de ce livre font parties des aventures authentiques, des rencontres marquantes, qui m’ont amenée à des compréhensions, des évolutions, des apprentissages. Ce sont aussi les témoignages du parcours initiatique proposé par la vie.

Puissent-elles accompagner le vôtre dans les moments de doutes pour retrouver la force de continuer…

 Important : tout ne se fait pas en un jour… La patience, la persévérance, font partie de l’apprentissage. Tout ce que je raconte ci-après est l’aboutissement d’années de recherches, d’errances, d’erreurs… Le chemin se mérite !

 

Chapitre 1 : Initiations aux forces de « l’Univers »

 

Je vis aujourd’hui au coeur du Pays Basque intérieur, dans la montagne, avec toute une tribu qui participe activement et joyeusement à mes activités « Corps – Âme – Cheval », réalisant ainsi le plus ancien et profond de mes rêves.

 

Brigitte Crouzat

www.forcesdevie.com

contact@forcesdevie.com  

5 commentaires pour “« De mon Ciel à ta Terre » de Brigitte Crouzat”
  1. Pierrine dit :

    Un livre vrai, sincère, émouvant…

    Connaissant l’auteur de ce livre, et ayant lu moi aussi celui qui était à spirale et photocopies, je suis heureuse de voir l’aboutissement de son travail d’écriture qui ne méritait que de paraître pour le grand public… Je souhaite que ce livre soit lu et relu, chaque histoire nous ramènant un peu à la notre. Comprendre que chacun et chacune, nous devons nous délivrer de nos blessures, de nos souffrances… et quand on accepte de faire le premier pas vers la guérison, nous trouvons toujours sur notre route, des êtres hors du commun (Brigitte en fait partie !), qui nous aide à aller de l’avant, de reprendre confiance en soi, d’aller mieux dans notre quotidien, bref, de voir la vie non plus avec tous ses malheurs, mais aussi et surtout avec tous ses bonheurs, et de ne pas les laisser s’échapper !! Encore un grand merci à Brigitte pour son travail et longue route à son livre… qu’il vous donne le déclic à faire le premier pas vers votre propre guérison !!

  2. Expressorion dit :

    « Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. Tout n’est qu’une seule chose. Et quand tu veux quelque chose, tout l’Univers conspire à te permettre de réaliser ton désir. »

    Mais ce ne sera jamais par l’attente que tu réaliseras… ce rêve.
    Et si le chemin qui y conduit semble parsemé d’obstacles, ce n’est pas pour t’en détourner, mais pour éprouver ta volonté. L’attente sclérose… L’espoir motive.

    Le pélerin

    Egaré dans un non temps bleu,
    ou l’espace perdure sans espoir,
    je t’ai cherchée en vain, ma belle adorée.
    Mais à l`aurore d’une nuit étoilée,
    j’ai enfin percu le regard de ta lumière.
    J’accours vers toi, oh mon bel ange bleu,
    d’un pas souple et déterminé.
    Enfin, je t’ai retrouvée… Belle Hélène

    • Merci Expressorion pour ce complément pertinent et poétique.

      J’ai toujours en mémoire cette petite histoire d’un maître et son apprenti qui traversaient le désert avec leur caravane de chameaux. Exténués, ils arrivent à une oasis. Le maître demande au jeune :
      « Tu attaches les chameaux, tu les confies à Allah et tu vas te reposer. »
      Le lendemain matin, les chameaux ont disparu.
      Le maître en colère demande des explications. L’apprenti, tout penaud, lui dit :
      « J’étais tellement fatigué… Mais c’est Allah le responsable, 3 fois, 3 fois je lui ai dit de prendre soin des chameaux ! »
      Et le maître répond :
      « Mais Allah, il n’a que tes mains pour attacher les chameaux ! Et ensuite seulement il peut veiller sur eux. »

      Et oui, l’Univers propose, nous accompagne, mais c’est à nous de FAIRE, de METTRE EN OEUVRE, en clair de nous bouger la couenne pour que nos intentions se transforment en ACTIONS et apportent leurs fruits…

      Amicalement.

  3. Leanlean dit :

    Un magnifique témoignage !

    J’ai lu ce livre dans sa première édition… reliée avec une spirale et diffusée par photocopie. J’ai beaucoup aime ce partage d’expériences. Souvent certains passages me reviennent lorsque je suis dans une situation difficile, ce livre est comme une petite luciole qui m’accompagne et éclaire mon chemin quand je ne sais plus trop quoi faire. Chaque chapitre offre de nouvelles perspectives sur la façon de regarder les choses, que ce soient des problèmes qui se posent dans la vie courante comme la dépendance, etc.. ou bien sur les expériences spirituelles ou de communion avec la nature… (celle des éléments… et aussi la nature humaine !) En tous cas une lecture qui élève !

  4. cathy25 dit :

    Un livre d’une grande richesse.

    J’ai connu Brigitte Crouzat dans un stage qu’elle animait, et j’ai été très touchée par sa façon d’aborder nos blocages : avec simplicité, fermeté, et humour.
    J’ai rarement croisé une personne dont le travail est aussi efficace et juste.
    Son livre est un véritable cadeau : elle nous livre telles quelles ses expériences de vie, ses découvertes.
    C’est passionnant, émouvant, et plein d’enseignements !
    J’essaie de m’en inspirer au quotidien, pour moi aussi, vivre ma vie dans la joie et dépasser mes limites.
    Je garde aussi plusieurs chapitres en tête lorsque je suis avec des enfants, pour ne pas leur transmettre mes peurs, mais au contraire, les encourager dans leurs découvertes et l’ouverture.

  5.  
Faire un commentaire

Cocher cette case pour être averti par mél des commentaires à venir.
(vous pouvez aussi être averti par mél des commentaires à venir sans commenter)


Accélérez votre navigation sur ce site en utilisant :
Google Chrome
Le navigateur internet rapide et novateur !