PERSONNE NE VA VENIR NOUS SAUVER DE NOUS-MÊMES.

Nous sommes chacun doté de la capacité d’être responsable de la qualité de notre expérience. Toutefois, tant que nous ne ressentirons pas consciemment l’impact de notre conscience compatissante, notre peur non intégrée, notre colère, notre douleur et notre tristesse continueront à fonctionner comme la source causale inconsciente de notre désharmonie extérieure, de notre mal-être, de nos maladies et de nos illusions. En continuant à réprimer et à endormir notre état émotionnel non intégré – au lieu de nous permettre d’être émotionnellement portés et stimulés par quelqu’un ou quelque chose – nous demeurons une espèce inauthentique, déséquilibrée dans son intégrité et souffrant du manque de capacité émotionnelle pour réaliser intimement une prise de conscience de ce que nous sommes ou ce que Dieu est pour nous. C’est seulement en développant notre aptitude à ressentir les choses que nous pourront être libérés de cette délicate situation.

REPROCHER AUX AUTRES LA QUALITÉ DE NOTRE EXPÉRIENCE DE VIE EST FUTILE.

La mentalité de la victime et du vainqueur est déni et illusion. Chevaucher le chaos terrestre et le drame extérieur humain est un nettoyage délibéré qui se déroule planétairement destiné à résoudre notre approche de la vie inauthentique, non consciente et programmée. Tout conflit extérieur qui déclenche en nous émotionnellement un état inconfortable, reflète notre état intérieurement tourmenté non intégré. Notre seul choix se trouve à présent entre s’engager de manière réactive dans le drame extérieur, ou de permettre à cette pièce de théâtre de nous faciliter la voie vers un éveil réceptif et compatissant envers notre désarroi intérieur, pour son intégration.

http://nous-les-dieux.org/VIDEOS/MichaelBrown.mp4

Introduction au Processus de la Présence |   Le traitement des émotions |   Le plus grand défi
Aimer c’est évoluer |   Tout est amour (dans la distorsion ) |   Intimité et sexualité

LE MOMENT PRÉSENT EST PRÉCIEUX.
Y ENTRER CONSCIEMMENT EST UN PORTAIL VERS L’AUTHENTICITÉ, L’INTÉGRITÉ et L’INTIMITÉ.

La conscience du moment présent est « d’être pleinement présent dans chaque moment qui se déroule tel qu’il est – sans interférence – sans le lier avec la résonance de la peur, de la colère et de la douleur découlant de notre passé non intégré ». Ce n’est que lorsque nous sommes présents que nous sommes vulnérables à recevoir et donc capables de contenir, que chaque rencontre se déroule comme une divine occasion ordonnée nous permettant d’explorer intimement les possibilités profondes de notre humanité. Pénétrer pleinement dans le moment exige une transformation comportementale – le passage d’une réactivité non-consciente à la responsabilité délibérée. Cette transformation n’est accomplie de manière authentique qu’en intégrant les signatures imprimées émotionnelles sous-jacentes qui nous distraient constamment d’être présents. Personne ne peut accomplir cela pour vous.

CE MOMENT QUI SE DÉROULE DANS NOTRE ÉVOLUTION HUMAINE N’EST PAS « LA FIN DES TEMPS » C’EST L’INVITATION « DE CESSER DE VIVRE DANS UN PARADIGME BASE SUR LE TEMPS » AFIN QUE NOUS PUISSIONS RÉALISER LA PAIX.

Notre tâche ne consiste pas à « faire la paix sur terre ». Une telle intention est née d’une perception illusoire. Notre tâche de notre évolution est d’accomplir notre aptitude à « réaliser la paix qui est déjà nôtre » tandis que nous sommes ici. Lorsque nous développons la capacité de vraiment réaliser la paix – nous rayonnons à travers notre expérience. La véritable paix se fait sentir. Nous ne connaissons la paix que lorsque nous nous sentons vraiment en paix. La paix n’est possible que par l’éveil réceptif au sentiment de résonance avec ce moment qui se déploie, et donc par la capacité d’y entrer pleinement. Si nous ne pouvons sentir la paix qui est déjà là, c’est parce que notre peur non intégrée, notre colère et notre douleur faussent la perception de notre ressenti. Ce n’est qu’en intégrant consciemment la peur imprimée en nous, la colère et la douleur que nous réveillons la perception de nos ressentis et que nous nous ouvrons à la résonance paisible naturelle du cœur.

SOMMES-NOUS PRÊTS POUR UN VÉRITABLE SECRET ?

LE VÉRITABLE SECRET EST CELUI-CI :

« NE RECHERCHER QUE CE QUE NOUS POUVONS RÉELLEMENT AVOIR ».

Traduction française : Linda P. Steketee

 

Le voilà, sans préalable financier, sans façade New Age ou présentations fantaisistes très coûteuses proposées lors de tournées effectuées par des personnalités métaphysiques. La révélation du VÉRITABLE SECRET qui est de « Ne rechercher que ce que nous pouvons vraiment avoir » pose toutefois immédiatement la question :

« Quelle est la seule chose que nous pouvons vraiment avoir ? »

Et c’est ici que se trouve l’épreuve de vérité.

La réponse à cette question n’est pas quelque chose que nous pouvons obtenir par la pensée, des affirmations positives ou des vœux pieux. Le VÉRITABLE SECRET ne concerne pas le fait d’obtenir quelque chose mais de recevoir. Il ne s’agit non plus ici de consommation, le VÉRITABLE SECRET ne peut séduire les « consommateurs de spiritualité ». Etant donné qu’il n’est en aucune manière commercialement attractif, il ne peut donc être abordé comme une marchandise et ne peut être un moyen pour les « gourous de la loi d’attraction » – ainsi décrétés par les médias – d’accumuler autant d’argent qu’ils peuvent nous en soutirer.

Élucider la question déclenchée par le VÉRITABLE SECRET nécessite au départ un ajustement de notre perception, cela implique de nous poser une série de questions en apparence simplistes sans interférer avec le processus de la réponse. Le dévoilement de l’immensité du VÉRITABLE SECRET est un processus de « Demandez et vous recevrez », non pas de « Demandez et allez prendre ».

L’un des plus grands écueils de l’humanité est que nous sommes devenus obsédés par la « réponse » au détriment de la « question ». De plus, nous ne recherchons « la réponse » qu’en tant que concept mental et non pas comme une expérience intégrée physiquement, mentalement et émotionnellement. Le corps mental ne pouvant saisir cela, ce que nous ne réalisons pas c’est que nous pouvons recevoir une réponse à toute question que nous nous posons tant que nous ne nous impliquons pas dans le processus de la réponse. Cette prise de conscience s’accomplit en embrassant la question comme étant la cause et la réponse comme étant l’effet. Lorsque nous demeurons au point d’origine et que nous nous mettons hors de notre propre chemin, l’effet est toujours garanti. Cette approche émotionnelle mature est l’application de La Loi d’Attraction.

Si le VÉRITABLE SECRET est de « Ne rechercher que ce que nous pouvons vraiment avoir », alors la première étape pour réaliser cela est de « se poser les bonnes questions sans laisser le corps mental saboter le processus de la réponse » afin que cette réponse puisse se déployer en tant qu’expérience intégrée physiquement, mentalement et émotionnellement. De cette manière la réponse se manifeste comme quelque chose que « nous savons par nous-mêmes à travers l’expérience » contrairement à « un bout d’information métaphysique séduisante que nous recevons de quelqu’un d’autre ».

Si le VÉRITABLE SECRET est de « Ne rechercher que ce que nous pouvons vraiment avoir », alors la première étape consiste à se poser l’évidente question :

« Quelle est la seule chose que nous pouvons vraiment avoir ? »

Maintenant, nous pouvons aussi en rester là et peut-être la réponse se manifestera-t-elle ; ou nous pouvons nous aider à aller plus profondément en nous engageant dans une pratique temporaire, simple et puissante qui apporte sans effort et de manière efficace une réponse à cette question à travers une expérience intégrée physiquement, mentalement et émotionnellement.

Il est conseillé de faire cette pratique matin et soir pendant 21 jours de la manière suivante :

Asseyez-vous confortablement dans une position que vous pouvez maintenir pendant environ 15 minutes.

Posez-vous la série de questions suivantes :

« Qui suis-je ? »

« Que suis-je ? »

« Où suis-je ? »

« Comment suis-je ? »

« Quand suis-je ? »

« Pourquoi suis-je ? »

Faites une pause de quelques secondes entre chaque question pour écouter. Observez : Le mental tente immédiatement d’apporter une réponse à certaines d’entre elles. Observez ces réponses mais ne les acceptez pas comme étant « la réponse ». En continuant à se poser ces questions deux fois par jour, le mental est susceptible de se fâcher, d’être frustré et peut même trouver une ou deux raisons séduisantes justifiant de façon convaincante de mettre fin à cette pratique. C’est parce que la réponse expérimentée qui est générée par le fait de se poser continuellement ces questions pendant environ 21 jours est destinée à mettre fin à l’illusion du corps mental qui prétend être la source et la raison d’être de tout ce que nous voulons savoir.

Après avoir posé toutes les questions ci-dessus détournez complètement votre attention et restez tranquille pendant 10 à 15 minutes.

Pendant ce moment de calme n’essayez pas de « faire quoi que ce soit ». Observez la manière dont vous essayez de faire quelque chose. Laissez faire tout ce qui se déroule. Soyez attentifs aux sons qui vous entourent et aux sensations de votre corps. Regardez vos pensées comme « un observateur », sans fusionner avec elles ni les endormir ou les contrôler de quelque manière que ce soit.

Après 15 minutes passez à autre chose.

Vous pouvez même utiliser temporairement cette pratique comme une introduction à votre pratique de méditation habituelle – si c’est quelque chose que vous faites déjà deux fois par jour.

Au bout de 21 jours laissez tomber complètement cette pratique ; NE CONTINUEZ PAS À VOUS POSER CES QUESTIONS. Il est essentiel « d’arrêter le processus du questionnement » afin d’ouvrir un espace pour que « l’expérience de la réponse puisse se manifester ».

La réponse à la question « Quelle est la seule chose que je peux vraiment avoir ? » se manifestera quand vous vous y attendez le moins, il ne faut donc pas entretenir d’attente.Toutes les attentes sont des fantasmes du mental. Les réponses à ces six questions se déploieront comme une expérience unifiée, intégrée, physique, mentale et émotionnelle.

Puisqu’il n’y a rien à gagner à ce que je garde quoi que ce soit pour moi, permettez-moi de vous donner aussi une indication quant à la manière de reconnaître les profondes conséquences de cette pratique du questionnement :

Un jour, vous vous rendrez compte que vous êtes entrés dans une expérience quelque peu inhabituelle. Cette prise de conscience se fraiera son chemin en vous donc ne la recherchez pas. Cette prise de conscience sera : Que peu importe quelle expérience extérieure vous traversez, vous aurez le sentiment « qu’il n’y a rien qui se passe ». Évidemment des choses vont se passer ; vous vous impliquerez activement dans toutes sortes d’activités extérieures mais vous aurez toujours le sentiment « qu’en fait il ne se passe rien ». Vous pourrez par exemple traverser une situation qui auparavant était habituellement chargée ou négativement ou positivement et vous dire par la suite « Ce n’était rien … c’est comme s’il ne s’était absolument rien passé ».

Au départ, cela vous paraîtra un peu étrange, comme si quelque chose s’était arrêté,
ou même comme si quelque chose était mort.

Une fois que vous aurez observé cette expérience, vous vous retrouverez aussi en train d’attendre qu’elle passe, vous attendant à retourner dans l’atmosphère précédente des changements émotionnels dramatiques auxquels vous avez été habitués toute votre vie. Il est possible que de temps à autre vous vous y replongiez, mais vous reviendrez automatiquement, tel un bouchon de liège, au sentiment « qu’il ne s’est rien passé ou qu’il ne se passe rien », ceci malgré toute l’activité se déroulant autour de vous.

Ce ressenti « qu’il ne se passe rien », en dépit de votre évidente activité extérieure,
est la réponse unificatrice et intégrée de votre pratique du questionnement.

Ce ressenti est le portail vers une prise de conscience du VÉRITABLE SECRET.

C’est néanmoins beaucoup plus vaste que ce que le corps mental peut saisir ici à travers mes explications écrites. C’est pourquoi il est conseillé que vous en fassiez « l’expérience » par cette simple pratique du questionnement pendant 21 jours, puis que vous lâchiez prise. Expérimenter ce sentiment de néant par vous-mêmes vous apportera une profonde prise de conscience : Peu importe ce qui vous arrive et ce qui se passe autour de vous, il existe quelque chose qui demeure immuable. C’est un véritable avant-goût de qui et de ce que vous êtes réellement.

Le sentiment « qu’il ne se passe rien » est une rencontre expérimentale avec la partie de vous-même qui n’est rien.

Essentiellement, vous accédez sans effort à la redécouverte de votre moi authentique par la simple pratique qui est de poser la série de questions délibérées sans saboter le processus de la réponse en y impliquant votre mental. Cette expérience peut bien sûr être déroutante au premier abord car elle n’apportera pas le résultat ou la réponse que vous attendiez. Peut être vous attendiez-vous à quelque chose de plus « spirituel’ ou excitant ? Peut-être vous attendiez-vous à toute une cérémonie ? Au départ, cette rencontre ne sera certainement pas ce que vous pensiez même vouloir ou rechercher ! Vous ne vous attendiez probablement pas à découvrir que « votre moi authentique n’est rien et qu’il n’est donc personne ». Une telle découverte est bouleversante et outrageante pour tout ego bien entretenu.

Toutefois, lorsque vous placez votre attention sur cet état de néant et quand vous demeurez tranquille dans cet état de n’être personne, vous découvrez un silence immaculé, un calme et une paix authentique palpables même au milieu d’une activité extérieure continuelle. Vous découvrirez également que ce sentiment de paix, cette inactivité intérieure, commencent à étancher une soif dont vous n’aviez aucune idée que vous souffriez. Au fur et à mesure qu’au cours de votre journée vous passez plus de moments à vous plonger dans cette expérience de néant en étant personne, vous réalisez que vous commencez à vous sentir renouvelés, rafraîchis et revitalisés, comme si vous assimiliez une nourriture hyper-nutritive.

Aussi, tandis que vous commencez à vous familiariser profondément avec cette résonance immuable, vous réalisez inévitablement que c’est la seule partie de cette expérience de vie que vous pourrez emporter avec vous lorsque vous quitterez ce monde ; tout le reste devra être déposé à la porte de la mort physique.

Alors, réexaminons le VÉRITABLE SECRET. Nous avons commencé en disant que le VÉRITABLE SECRET est de « Ne rechercher que ce que nous pouvons vraiment avoir. » Donc, « Quelle est la seule chose que nous pouvons vraiment avoir ? » Tandis que nous devenons de plus en plus intimes avec La Présence de notre essence authentique et que nous sommes nourris par elle et tandis que nous nous immergeons dans l’éternel bien-être de sa paix magnifique, la réponse à la question commence à poindre :

« Nous cherchons de plus en plus cet état de néant,
et à devenir intimement relié avec la partie de notre Soi qui n’est personne ! »

Le problème est que nous ne pouvons pas réaliser de film prestigieux sur du néant et sur personne. Nous ne pouvons pas partir en tournée mondiale en vendant du néant et personne comme étant un produit tangible. Nous ne pouvons connaître cette vérité que par l’expérience intérieure et en la partageant quotidiennement à travers notre exemple rayonnant. En conséquence de cette révélation d’autres questions s’élèvent :

« Sommes-nous prêts à vivre cette expérience d’éveil à cette partie de notre Soi qui n’est rien,
pour pouvoir avoir une rencontre intime avec la partie éternelle de nous-mêmes qui n’est personne ? »

« Sommes-nous vraiment prêts pour la paix intérieure authentique inhérente à l’éveil au VÉRITABLE SECRET ? »

Ou allons-nous continuer à nous satisfaire avec LE SECRET (l’autre) qui nous hypnotise en nous faisant croire qu’en attirant de plus en plus de choses et qu’en devenant quelqu’un d’important nous manifesteront réellement ce qui est nécessaire pour étancher notre soif apparemment insatiable?

 

LE VÉRITABLE SECRET EST CELUI-CI :

La paix & LA JOIE authentiques
ne se réalisent
que lorsque nous ne recherchons que
CE QUE nous pouvons vraiment avoir.

(source: ThePresencePortal.com)


Autres textes de Michael Brown :

« JE TE VOIS ! » (1ère Partie) – EFFLEURER LA SURFACE

« JE TE VOIS ! » (2ème Partie) – PLONGER PLUS PROFONDÉMENT

PAS D’ARCHÉTYPE POUR LES RELATIONS INTIMES

LES HÉRITIERS DE LA TERRE

LES DONS QUE NOUS OFFRE NOTRE RESPONSABILITÉ ÉMOTIONNELLE

RESSENTIR LA PAIX EST UN CHOIX

NE FORMONS PAS UN AUTRE GROUPE

QU’EST-CE QUI N’EST PAS « ILLUMINATION » ?

LE PROCESSUS DE LA PRÉSENCE ET LE CALENDRIER MAYA

DE LA RÉVOLUTION À L’ÉVOLUTION


14 commentaires pour “Le Processus de La Présence par Michael Brown”
  1. marey dit :

    Oui, oui, oui, les résonances que ce texte éveille en moi sont joyeuses et je remercie son auteur de les avoir fait éclore. :lol:

  2. Michael Brown dit :

    « JE TE VOIS ! »

    1ère Partie -- EFFLEURER LA SURFACE :

    UNE APPROCHE ET PERSPECTIVE CHAMANIQUE EN VUE DE RENFORCER LE BIEN-ÊTRE PHYSIQUE, LA CLARTÉ MENTALE ET L’ÉQUILIBRE ÉMOTIONNEL.

    Traduction française : Linda P. Steketee

     

    J’ai écris cet article afin de partager avec vous une profonde pratique énergétique que j’ai appliquée au sein de ma propre expérience. Je la partage avec vous car les résultats sont immédiats, profonds et libérateurs. Comme la plupart des pratiques authentiques liées au corps émotionnel, elle est simple, c’est du « non-faire ». La facilité de son application est qu’elle ne nécessite que l’attention. Des changements instantanés sont perceptibles après seulement quelques jours et de profondes transformations sont initiées en l’exerçant régulièrement pendant quelques semaines. Nous l’appelons la pratique du « Je Te Vois ! » (I-C-U).

    Avant de vous la dévoiler, il est bon de replacer les choses dans leur contexte…

    « Quelque chose » nous arrive à tous qui fait désormais partie de notre vie et qui parfois nous rend fous. Cela commence souvent par un genre de déclencheur extérieur qui semble parfois pénétrer dans notre champ d’expérience en arrivant de nulle part. Cela s’insinue habituellement dans notre expérience comme « un schéma de pensée particulier » nous persuadant d’adopter un comportement réactif.

    Ce schéma de pensée est toujours teinté d’une résonance d’auto-justification. Il se répète incessamment dans notre corps mental jusqu’à ce que nous soyons hypnotisés et que nous agissions en conséquence. Au moment où nous agissons par rapport à ce que cela a provoqué en nous, nous nous sentons justifiés, passionnés et convaincus que « nous avons raison d’agir ainsi ». Ce courant de pensée hypnotique est puissamment convaincant. Il enferme le comportement réactif suggéré dans une boîte hermétique. Cependant, une fois entrés dans cette réactivité suggérée, nous souhaitons alors inévitablement ne pas l’avoir fait. Bien que cela nous apporte au départ une fausse montée d’énergie, l’émotion vécue à travers notre comportement réactif se désagrège inévitablement et nous laisse quelque peu désemparés, comme si nous sortions d’une espèce d’état de transe. Lorsque nous prenons conscience de ce que nous avons fait et de la situation que nous avons créée à travers notre propre justification, nous sommes loin d’être à l’aise. Notre comportement réactif « remue le vase » et provoque toujours chez les autres une douleur émotionnelle injustifiée. Ce n’est qu’une fois que la résonance d’avoir « fait mal à l’autre » s’agrandit que nous réalisons alors avoir agi comme si nous avions été « possédés ».

    Vous savez exactement ce à quoi je fais allusion, n’est-ce-pas ? Vous le savez parce que ça vous arrive souvent. Il arrive assez fréquemment que cette expérience fasse partie de ce que vous percevez être. Vous vous êtes identifiés avec ça et pourtant, ce n’est pas vous. Cet article contient une pratique simple qui permettra de vous le démontrer par l’expérimentation. Il vous permettra également de vous libérer de cette situation délicate. Il n’y a rien de mauvais en vous mais il existe en votre conscience « un angle mort énergétique » qui vous rend vulnérables à quelque chose. L’objectif de cet article est de vous fournir les outils et les connaissances qui vous permettront d’intégrer cette situation.

    Si vous avez lu ou avez abordé Le PROCESSUS DE LA PRÉSENCE ou n’importe lequel des mes articles relatifs à cette procédure, vous serez familiarisés avec les mécanismes de « l’empreinte émotionnelle » et de la façon dont les autres, par les reflets extérieurs, déclenchent une prise de conscience intérieure par rapport à cette empreinte en nous déstabilisant ou en « nous mettant en situation ». C’est ce que nous appelons l’expérience du « messager ». Vous pourriez donc supposer que l’expérience énergétique qui nous conduit au comportement réactif regrettable que je viens de décrire est la même que celle de « l’expérience du messager ». Elle est liée mais n’est pas identique. Elle est également « une mise en situation » et associée à notre « empreinte émotionnelle » mais c’est plus subtile que cela.

    L’expérience d’être emporté dans un comportement réactif émotionnel par le biais d’une forme-pensée hypnotique et répétitive est une rencontre avec des entités énergétiques parasites. La différence entre « un messager » et « un parasite » est celle-ci :

    Un messager reflète nos blessures émotionnelles non guéries afin que nous ayons la possibilité de les intégrer, tandis qu’un parasite s’attaque sournoisement à ces blessures comme un moyen de manipuler l’état de notre champ émotionnel.

    Oui, je sais, cela peut paraître effrayant, mais dans la plupart des cas ce n’est pas plus effrayant que la présence de puces sur un chien. Tout comme un animal qui a souffert d’avoir des puces depuis longtemps, nous ne nous apercevons même pas de la présence de parasites énergétiques dans notre champ d’énergie ; nous ne pouvons les « voir » qu’en observant l’impact de leur présence et jusqu’à ce que nous puissions les voir, nous restons inconsciemment ceux-là mêmes qui leur apportent la nourriture dont ils ont besoin.

    Nourrir des parasites de toute nature diminue la santé physique et le bien-être, assombrit nos processus mentaux et ajoute un déséquilibre supplémentaire à notre état émotionnel. Depuis notre enfance, nous avons tous été les hôtes de parasites énergétiques et c’est pourquoi nous nous identifions à tort avec l’impact créé par leur présence dans notre champ d’énergie. Tout comme un chien qui a des puces, nous nous démangeons sans cesse en croyant que le fait de nous gratter fait partie de notre expérience de vie. Comme les chiens, nous ne pouvons voir les puces qui sont à l’origine de nos démangeaisons et ne pouvons donc faire autrement que nous gratter. Il s’avère parfois que ce soit plus sérieux que des « puces », ce sont des tiques qui non seulement aspirent notre force vitale mais sont porteuses et propagent également des maladies anémiantes.

    Cette activité parasitaire se déroule au niveau énergétique au sein de notre champ « d’énergie en mouvement », notre champ émotionnel. Puisque les émotions sont invisibles à l’œil nu et ne peuvent être perçues autrement qu’à travers leurs manifestations extérieures ou la perception de nos ressentis, il en va de même pour les parasites énergétiques. Eux non plus ne peuvent être perçus que grâce à la perception de nos ressentis et par les manifestations de leur impact sur l’ensemble de notre expérience physique, mentale et émotionnelle.

    Ce n’est pas parce que nous ne pouvons voir quelque chose que cela signifie que cette chose n’existe pas.

    Heureusement, il est facile de nous débarrasser énergétiquement sans effort de nos puces et de nos tiques. De plus, même si le fait que nous « accueillons des entités parasites dans notre champ d’énergie » semble un peu « tiré par les cheveux », en pratiquant la procédure partagée dans cet article puis en voyant l’impact qu’elle a sur notre expérience globale, nous saurons sans aucun doute que quelque chose que nous percevions autrefois comme faisant partie de nous, nous a quitté. Nous pouvons ensuite nous faire notre propre idée quant à ce qui nous a conduits au départ – de manière métaphorique – à la « démangeaison » lors de moments particuliers et inconfortables au cours de notre vie.

    Si vous n’arrivez pas à accepter l’idée de parasites énergétiques, je vous invite alors à gardez l’esprit ouvert et à mettre momentanément en veille toutes vos croyances car vous avez plus à gagner en éliminant ces parasites de votre système énergétique que j’en ai à vous convaincre qu’ils existent.

    La manière dont ces entités parasites fonctionnent est qu’elles « jouent sur notre empreinte émotionnelle non intégrée ». Elles profitent de « nos blessures énergétiques » : la présence d’états émotionnels non intégrés au sein de notre champ d’énergie. Par exemple, si lorsque j’étais enfant j’ai fait l’expérience d’être agressé, cette empreinte émotionnelle composée d’un mélange de peur, de colère et de chagrin, demeure non intégrée consciemment jusqu’à ce que j’en prenne conscience et que j’ai les outils de perception pour la transformer. Tant que cet état demeure non intégré, c’est une blessure énergétique purulente qui est accessible par tout ce qui a la capacité de le percevoir dans mon champ d’énergie.

    Quand je suis déstabilisé d’une manière telle que cela me rappelle l’agression initiale de mon enfance, je libère automatiquement une charge émotionnelle réactive. Cette charge énergétique devient alors une « nourriture énergétique » disponible. En d’autres mots, si une intelligence dont la nourriture est un mélange émotionnel fait de peur, de colère et de chagrin perçoit cet état non intégré dans mon corps émotionnel, elle peut subtilement me manipuler et m’attaquer de telle sorte que je me rappelle de l’agression de mon enfance et devienne alors perturbé émotionnellement. Elle ne crée donc pas de blessure en moi, elle attaque de manière parasite une blessure non encore guérie. Elle se nourrit alors de l’énergie émanée par ma perturbation émotionnelle.

    Chaque fois que cette intelligence a faim, elle utilise ensuite habilement cet état émotionnel non intégré comme levier pour me provoquer afin que je lui fournisse de la nourriture. Non seulement cela, elle peut aussi utiliser cette cicatrice émotionnelle comme levier pour me persuader d’adopter un comportement réactif apparemment justifié dirigé vers les autres. Les états émotionnels conséquents déclenchés alors chez ceux que je provoque deviennent également des friandises ajoutées au festin. Et c’est « la démangeaison » :

    Tant que l’empreinte de peur, de colère et de chagrin de l’enfance présente dans mon corps émotionnel reste non intégrée, je suis une batterie biologique contenant une charge énergétique latente qui peut être déclenchée de manière répétée afin de fournir une source inépuisable de nourriture énergétique pour ceux qui se nourrissent d’aliments émotionnels négatifs.

    Tout ce qu’un parasite énergétique a à faire est d’attendre patiemment à la lisière de mon champ d’énergie jusqu’à ce que mon environnement énergétique soit compromis et/ou vulnérable. Puis il attaque.

    Il existe un certain nombre de façons par lesquelles mon champ d’énergie peut être compromis et/ou vulnérable :

    Par le comportement réactif de quelqu’un d’autre envers moi (par « une expérience du messager »).

    En me sentant « déprimé » et donc émotionnellement vulnérable.

    En me sentant « excité » et donc émotionnellement sans discernement.

    En étant physiquement épuisé ou trop stressé.

    Par manque de sommeil.

    Par une exposition constante aux medias qui provoque en moi de la peur, de la colère ou du chagrin.

    En rencontrant d’autres personnes qui focalisent sur la peur, la colère ou le chagrin.

    En prenant des substances qui manipulent artificiellement mon champ d’énergie, comme la marijuana, l’alcool, le tabac et tous les produits chimiques provoquant des états altérés de conscience.

    Lorsque je me réveille après une nuit de sommeil ou après une sieste l’après-midi et que je ne suis pas encore pleinement conscient.

    Le parasite énergétique observe mon corps émotionnel comme un lion dans la brousse traque un troupeau de daims. Dès que mon environnement énergétique devient vulnérable, je deviens son « appât ». Il accomplit cela en :

    Me racontant une histoire que j’entends à travers ce qui semble être le son de ma voix intérieure.

    En construisant délibérément une histoire pour appuyer émotionnellement sur une situation particulière qui a eu lieu pendant l’enfance et dont l’empreinte est restée non intégrée.

    Par exemple, si j’ai été un enfant agressé par un homme, l’histoire peut concerner « combien tous les hommes sont terribles », ou « comment un homme de mon entourage en particulier semble vouloir profiter de moi », ou « comment un homme de mon entourage en particulier me considère comme son dû ».

    L’histoire insinuera : « Il est temps que je fasse quelque chose pour me défendre ! » et « J’ai le droit de le faire ! »

    Le moment où j’accepte l’histoire est le moment où je mords à l’hameçon et je suis ferré. Je prends la relève en continuant délibérément à me raconter l’histoire à moi-même. Une fois que j’assume le rôle du conteur le parasite s’installe dans mon champ d’énergie, attend et observe comme quelqu’un qui vient de poser un piège à souris.

    Bien qu’elle soit profondément convaincante, l’histoire n’est jamais vraie et n’a absolument aucun fondement réel. Elle est convaincante parce qu’elle attise subtilement les émotions qui lui sont associées. Puisque la colère est l’état émotionnel dysfonctionnel le plus susceptible de créer les projections extérieures d’un comportement réactif, la plupart du temps la focalisation de l’histoire se fait sur la résonnance d’une vengeance auto-justifiée. Comme un jury hypnotisé par un brillant avocat, cette histoire hypnotique et émotionnellement manipulatrice nous pousse finalement à l’action ; nous nous engageons et entrons dans un comportement réactif dont la soi-disante intention est de nous permettre de « nous faire entendre et de nous défendre nous-mêmes ».

    Ce n’est qu’une fois que nous avons réagi de cette manière que le charme hypnotique commence à se désagréger et à révéler le vide et la fausseté de son illusion. Ce qui nous frustre si profondément, c’est que cette suite d’événements se reproduit continuellement. Chaque fois que nous prenons part à cela, nous découvrons toujours la même chose : que notre histoire n’était pas vraie et que notre comportement réactif était déplacé et sans fondement. Chaque fois que cela arrive, nous sommes stupéfaits de la manière dont nous retombons toujours dans le même stupide stratagème. C’est comme si nous glissions momentanément dans l’inconscience et nous réveillions seulement après les faits.

    La raison pour laquelle nous sommes toujours pris au dépourvu et entraînés sur ce chemin inconscient et réactif, est double :

    Premièrement, nous sommes inconscients de l’émotion non intégrée que cette histoire nourrit délibérément en tant que déclencheur, donc pendant que notre attention est dirigée vers elle, nous entrons dans une résonnance d’inconscience.

    Deuxièmement, la présence de ce parasite énergétique et la manière sournoise par laquelle il nous manipule nous demeurent invisibles tant que nous n’avons pas la perception de nos ressentis ; également appelée « la conscience du corps émotionnel ».

    Examinons d’un peu plus près ce que sont ces parasites énergétiques :

    Avez-vous vu des photos des « poissons ventouses » qui s’accrochent aux baleines et aux requins ? Énergétiquement, les parasites leur ressemblent ; ils se fixent sur le champ d’énergie de n’importe quel être qui porte en lui les conditions non intégrées dysfonctionnelles que nous appelons de manière conceptuelle « la peur, la colère et le chagrin », et s’en nourrissent. Etant créés par « la peur, la colère et le chagrin », pour continuer à vivre ils doivent donc se nourrir de la résonnance de ce qui les a créés : « la peur, la colère et le chagrin ». Ils ne possèdent pas leur propre corps émotionnel et doivent donc « posséder » le nôtre pour continuer à exister. Ils ne peuvent s’en prendre à nous de façon invisible que lorsque notre conscience du corps émotionnel est amoindrie ; un état que nous continuons à nourrir par notre refoulement continuel de la peur, de la colère et du chagrin imprimées dans notre champ émotionnel pendant l’enfance.

    La conclusion est donc que jusqu’à ce que nous nous purifiions et rétablissions l’équilibre de notre corps émotionnel, nous restons susceptibles d’être les hôtes de parasites énergétiques. Heureusement, comme il est dit au début de cet article, il existe une pratique simple qui, lorsqu’elle est utilisée régulièrement, non seulement nettoie notre champ énergétique de ces parasites mais fait en sorte que nous devenions « une source de nourriture » repoussante. En nettoyant l’interférence dissonante de ces parasites dans notre champ d’énergie, cette pratique nous permet également d’accélérer notre purification émotionnelle générale.

    LA PRATIQUE du « JE TE VOIS ! » (I-C-U)

    Cette pratique peut être utilisée à tout moment, en tout lieu et en toute circonstance. Sa puissance est dans sa régularité. Elle consiste en trois étapes qui s’accomplissent sans effort :

    S’ARRÊTER. L’endroit le plus facile pour « attraper » une entité énergétique est « lorsque nous nous racontons des histoires » : Dès l’instant où nous remarquons que nous commençons à nous raconter une histoire sur « combien quelqu’un nous a fait du mal » et « que nous avons une ou deux choses à lui dire », nous devons immédiatement arrêter cela. Peu importe combien cette histoire est convaincante, peu importe la façon dont les choses ont l’air de prouver « que notre ressenti et notre action sont bien-fondés », il nous faut arrêter de nous raconter cette histoire. Toute histoire nous persuadant d’adopter un comportement réactif rentre dans cette catégorie.

    VOIR. Nous devons immédiatement nous concentrer sur « le ressenti ou la présence du malaise » qui sous-tend cette histoire : C’est là que cette pratique diffère de « La Procédure de Nettoyage Émotionnel » du PROCESSUS DE LA PRÉSENCE. N’essayez pas un seul instant de comprendre quelle est l’identité de cette émotion dysfonctionnelle. Nous utilisons simplement notre conscience, notre attention intérieure et notre perception, nous « faisons face à sa présence » dans notre champ énergétique. Nous l’observons en la « ressentant ». Elle est facile à « voir » car elle est le sentiment de malaise sous-jacent de l’histoire racontée. Il suffit d’observer ce ressenti.

    S’EXPRIMER : Nous disons alors : « Je te vois ! » Utilisez ces mots exacts. Si nous nous sentons compromis énergétiquement et que nous sommes en présence d’autres personnes, nous exprimons ces mots en silence, intérieurement mais fermement. Lorsque nous sommes seuls, nous exprimons ces mots à haute voix. Nous les exprimons sans réactivité, sans aucune charge négative. Nous les exprimons au parasite énergétique comme étant un état de fait.

    « Je te vois ! »

    Ce que nous remarquons alors immédiatement, c’est qu’au moment où nous nous adressons de cette manière directe à cette inconfortable présence sous-jacente, « l’histoire s’arrête complètement et le sentiment subjacent se fige ». Il quitte alors instantanément notre esprit. Le parasite s’accroche parfois dans l’incrédulité totale que nous sommes capables de le « voir » consciemment et de nous « adresser à lui avec toute notre attention ». S’il s’accroche, nous continuons à l’observer et à répéter les mots « Je te vois ! » Le seul pouvoir de ces entités énergétiques est celui « de ne pas êtres vus ». Elles ressemblent à des voleurs dans une maison croyant que celle-ci est complètement vide. S’il y a un voleur dans notre maison occupé à voler des choses et que, nous tenant dans une autre pièce nous lui disions : « Je te vois ! », il s’effraie et s’enfuit. Dès que l’intrus parasite est visible, le jeu est terminé.

    Au début, ces entités énergétiques continuent à revenir et à tenter leur chance car depuis extrêmement longtemps nous avons été pour eux une source de nourriture sans méfiance. C’est pourquoi la régularité de cette pratique est impérative. Chaque fois qu’elles attaquent, nous devons les surprendre en train de « raconter une histoire » avant d’être susceptibles d’y adhérer. Nous devons nous abstenir de prendre la relève en continuant à raconter une histoire et d’être si hypnotisés par elle que nous entrons dans la réaction.

    Cette pratique « d’arrêter l’histoire » nous conduit rapidement à une révélation :

    Nous réalisons que la voix du conteur initial de l’histoire que nous avons depuis longtemps pris pour notre propre voix intérieure, est celle d’un imposteur.

    Nous réalisons que ce conteur instigateur est une voix vide, sans émotion, froide et presque mécanique. Il ne fait que nous berner en nous faisant croire « qu’il est nous » :

    En empruntant notre manière de nous parler à nous-mêmes.

    En utilisant les mêmes manies verbales et le même vocabulaire que nous.

    En nous racontant une histoire dont le contenu est intentionnellement associé à un état émotionnel non intégré au sein de notre champ d’énergie et provoque donc une résonance puissante à laquelle nous nous identifions.

    Au fur et à mesure que les jours passent et que nous continuons régulièrement à « le dévoiler », nous remarquons un changement perceptible dans notre énergie. Les attaques parasitaires se poursuivent -- et de ce fait notre vigilance continuelle est nécessaire -- mais le jeu de cache-cache est terminé. Au fur et à mesure que les semaines passent et que nous continuons régulièrement à pratiquer le « Je te vois ! », nous nous libérons de la plupart de ces interférences énergétiques et notre perception de bien-être physique, de clarté mentale et d’équilibre émotionnel augmente.

    A son tour cela nous aide à être plus centrés et à avoir plus d’impact sur la tâche à accomplir :

    Intégrer l’empreinte dysfonctionnelle qui au départ nous rend vulnérables aux attaques parasitaires au sein de notre corps émotionnel.

    Cette technique du « Je te vois ! » (I-C-U) n’est pas nouvelle. Pendant des siècles, elle a été utilisée par les Chamanes du monde entier comme un moyen de libération des empreintes émotionnelles, une situation délicate à laquelle tous les êtres humains doivent faire face.

    D’un point de vue chamanique, cette pratique comporte trois parties distinctes :

    Surveiller : C’est le moment où nous utilisons notre conscience grâce à la « perception de nos ressentis » comme un moyen de porter une attention particulière à « comment et quand » ces entités parasites attaquent ; nous nous surveillons nous-mêmes ainsi que l’entité parasite en prenant note des conditions précises dans lesquelles nous sommes vulnérables à ces vols énergétiques. Quel est l’état de notre champ d’énergie personnelle qui nous rend vulnérables ? À quels moments du jour et de la nuit et dans quel état d’être nous trouvons-nous lorsque nous sommes attaqués ? Non seulement cette « surveillance » nous éveille à la large gamme d’états conduisant à la vulnérabilité mais elle nous offre également un aperçu de la personnalité du prédateur.

    Pourchasser le pouvoir : C’est l’aspect « Je te vois ! » de la pratique. Cette approche « d’observation consciente » inverse les rôles avec les entités parasites ; c’est nous qui les dépouillons de leur pouvoir sur nous : celui de leur prétendue invisibilité. Nous les pourchassons à présent intérieurement ou extérieurement en reconnaissant leur présence dans notre champ d’énergie. Dès que nous utilisons l’outil de « la vision intérieure », nous devenons de moins en moins vulnérables à leurs tactiques d’imitations et d’incitations hypnotiques émotionnelles.

    Accumuler la connaissance : En arrivant à prendre conscience de ces entités parasites et en prenant les mesures nécessaires pour devenir impénétrables, nous gagnons une puissante connaissance empirique sur les mécanismes de notre propre système énergétique. Nous apprenons à gérer le fonctionnement de celui-ci de façon responsable. Cela éveille simultanément le corps émotionnel et « la vision intérieure ». Dans cette perspective, ces présences énergétiques se transforment de parasites en alliés ; au lieu qu’elles se nourrissent à travers nous, nous les utilisons comme un moyen de nous amener vers une conscience élargie.

    Grâce à l’outil du corps émotionnel qu’est la perception des ressentis, nos observations énergétiques deviennent finalement si affinées que lorsque nous entrons dans une pièce où se trouvent des personnes nous sommes capables de « voir » la présence de ces entités autour d’elles. Cette conscience entraîne ces entités à se retirer immédiatement devant nous ainsi et à se détacher instantanément des personnes qui nous sont proches et dont elles essaient de se nourrir. Cela nous permet de passer à une autre étape cruciale en vue de devenir la paix que nous cherchons à manifester dans le monde.

     

    Ne soyez pas un adepte de la peur…

    Ne soyez pas un adepte de la colère…

    Ne soyez pas un adepte du chagrin…

    Soyez un aperçu de l’Amour !

     

  3. Michael Brown dit :

    « JE TE VOIS ! »

    2ème Partie -- PLONGER PLUS PROFONDÉMENT :

    MAINTENANT QUE NOUS AVONS UNE PRATIQUE QUI NOUS PERMET DE PURIFIER NOTRE CHAMP D’ÉNERGIE DE LA PRÉSENCE DES PARASITES, NOUS POUVONS APPROFONDIR CETTE CONVERSATION…

    Traduction française : Linda P. Steketee

     

    Que sont vraiment ces entités, d’où viennent-elles et qui servent-elles ? Pour beaucoup d’entre nous les réponses ne sont pas faciles à intégrer : ces entités parasites sont les fantassins des trois dieux qui dirigent ce monde physique depuis le plan (astral) émotionnel. Il existe de nombreux noms pour ces trois dieux mais les plus connus sont : « la peur », « la colère » et « le chagrin ».

    Même si jusqu’ici vous n’avez pas pensé à « la peur », « la colère » et « le chagrin » comme étant des dieux, des personnalités ou des « divinités », vous les connaissez pourtant fort bien. En faisant cette expérience humaine, vous vous êtes souvent retrouvés en leur présence. Etant donné que nous n’avons pas suffisamment conscience de notre corps émotionnel et donc de la vision astrale qui accompagne la perception de nos ressentis, nous ne pouvons simplement pas les voir pour ce qu’elles sont réellement : des divinités nourrissant et gouvernant l’humanité par la fréquence de la souffrance. Tout leur stratagème est d’immerger leur présence dans le tissu de notre expérience humaine sans que nous ayons la moindre conscience de leur existence. Toutefois, ils existent et non seulement ils existent, mais nous nous prosternons tous devant eux avec respect.

    Chaque fois que nous agissons par peur, colère et chagrin comme moyens d’accomplir un changement dans notre expérience, nous nous prosternons devant l’autel de ces trois dieux ; nous leur demandons leur aide pour « transformer » nos circonstances en leur offrant nos prières.

    La plupart d’entre nous adorent ces dieux avec dévotion sans même réaliser que nous sommes devenus leurs disciples. Ici, sur terre, le fil de leur présence est ce qui coud le tissu-même de notre expérience humaine soi-disant « civilisée ». Les systèmes que nous appelons « la politique », « la religion organisée » et « le commerce », s’inclinent tous docilement devant ces dieux. Les médias populaires du monde entier sont des dévots qui leur sont attachés et, pour la majorité d’entre eux, les temples des divertissements comme Hollywood ou Bollywood sont des pions dans leurs mains invisibles.

    Ces dieux ne possèdent pas leurs propres corps émotionnels et vivent donc de la charge générée par nos blessures collectives émotionnelles non intégrées. Toute la souffrance humaine est étalée sur la table de leur dîner et ce festin continuel fournit le courant énergétique par lequel ils gouvernent et manipulent la perception de l’humanité. Ils n’ont pourtant aucun autre pouvoir réel que celui qu’ils soutirent de nos blessures énergétiques et que nous leur accordons par le biais de notre comportement inconscient. Dès l’instant où nous utilisons l’outil de la conscience pour amener l’équilibre dans notre corps émotionnel, nous ne sommes plus de la nourriture pour eux ; grâce à la retenue et au discernement nous pouvons alors utiliser notre énergie pour alimenter notre propre état d’être.

    Ces dieux dépendent de nous inconscients et misérables, et à un niveau très profond, c’est « notre inconscience de notre souffrance » qui les a créés et les nourrit.

    Ils se pavanent à présent comme étant « nos dieux », faisant tout ce qu’ils peuvent pour nous empêcher de réaliser la vérité de qui et de ce que nous sommes : des êtres vibratoires créés à l’image du seul et véritable Dieu : L’AMOUR.

    Nous avons tous entendu le dicton : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». Tout comme les animaux que nous élevons pour notre nourriture, de même les dieux appelés « la peur », « la colère » et « le chagrin » font l’élevage de l’expérience humaine actuelle pour assurer leur subsistance. Ils accomplissent cela en maintenant notre attention projetée vers l’extérieur, inconsciente de notre corps émotionnel et donc de la part que joue l’émotion en tant que point d’origine de la qualité de notre expérience humaine.

    Nous ne pouvons percevoir « l’énergie en mouvement » sans la conscience du corps émotionnel. Nous restons donc aveugles face à la connexion énergétique entre le point d’origine de l’énergie dans notre corps émotionnel, l’impact de cet état d’origine sur le fonctionnement de notre corps mental et les conséquences de ce fonctionnement sur les situations que nous manifestons sur le plan physique.

    Puisque nous restons insensibles aux circonstances énergétiques fondamentales qui sous-tendent toutes les formes-pensées, nous croyons à tort que « la pensée crée ».

    Dans cet état de perception aveuglée, nous supposons systématiquement que « ce qui nous arrive » vient du monde extérieur et que nous ne sommes donc pas personnellement responsables de la qualité de notre expérience. Par conséquent, nous nous comportons « sans cœur », comme si nous pouvions changer notre expérience en ajustant notre façon de penser ou en réorganisant nos circonstances sur le plan physique. Cette erreur de perception conduit à un comportement déviant appelé « La poursuite du bonheur » ; source de toute souffrance humaine. Lorsque nous croyons que « ce qui se passe là-bas à l’extérieur n’a rien à voir avec ce qui se passe en nous », nous sommes des proies pour le banquet de ces dieux ; une table ornée avec les couverts et la vaisselle fine de la mentalité de la victime et du vainqueur.

    Pour maintenir notre conscience dirigée vers l’extérieur et nos perceptions dans l’erreur, ces trois dieux sèment constamment le chaos émotionnel. Nous ne pouvons voir cette instigation énergétique délibérée car, sans la conscience du corps émotionnel, il nous est impossible de percevoir ce qui se passe en lui ni le reflet de cette activité dans le monde qui nous entoure.

    Ce chaos émotionnel suscité fraie ensuite son chemin à travers notre corps mental et nos circonstances physiques ; c’est là où nous en prenons conscience et où nous interagissons avec lui. Nous réagissons ensuite à ce chaos provoqué intérieurement en essayant de remanier l’expérience que nous en faisons sur le plan physique ; nous essayons « de réaliser des changements à la source en traficotant les effets ». C’est ce qu’on appelle « un comportement inefficace ». Évidemment, la seule issue à ce comportement inutile est la souffrance ; notre souffrance devient alors la nourriture de leur festin.

    Pendant d’innombrables générations, nous avons été naïvement une source de nourriture, élevés volontairement comme des batteries d’élevage qui, lorsqu’elles sont énergiquement déstabilisées, offrent une charge émotionnelle négative infinie pour la consommation.

    C’est cette charge émotionnelle négative qui maintient « le négatif au pouvoir ».

    C’est cette charge émotionnelle négative qui nous amène à « rechercher celle qui est positive ». Nous sommes alors séduits par l’illusion de la conscience des polarités, un état d’être que nous défendons et protégeons chaque fois que nous entrons dans un comportement réactif et d’autojustification et chaque fois que nous nous inclinons devant « La poursuite du bonheur ».

    Les empreintes des effrayantes expériences de notre enfance font partie du « programme parasite » installé par ces trois dieux impies. Une fois que l’empreinte émotionnelle est réalisée, notre corps émotionnel devient le support d’expériences non intégrées que nous transmettons ensuite comme des tatouages à nos enfants. Et c’est là que les entités parasites -- puces ou tiques énergétiques -- entrent en jeu : ces expériences émotionnelles non intégrées imprimées pendant l’enfance sont alors délibérément provoquées et exploitées par ces « fantassins énergétiques » à l’image des chiens de berger conduisant un troupeau de moutons.

    C’est entre l’âge de sept ans et de quatorze ans que ces entités parasites se fixent sur nous, pénètrent en nous et s’installent à l’intérieur de notre champ d’énergie. Pendant cette période -- entre sept et quatorze ans -- notre conscience du corps émotionnel est également délibérément occultée. Sans cette conscience nous restons aveugles aux mouvements des présences parasites au sein de notre « champ d’énergie en mouvement », également appelé « notre champ émotionnel », également appelé « l’astral ». Lorsque nous atteignons l’âge de 21 ans elles ont été présentes en nous si longtemps que nous supposons que leur présence, c’est nous.

    Non seulement ces fantassins-parasites s’alimentent-ils grâce au bouleversement émotionnel qu’ils suscitent en nous à travers les histoires hypnotiques qu’ils racontent, mais ils servent également simultanément les trois dieux appelés « la peur », « la colère » et « le chagrin » en utilisant ces histoires pour nous déstabiliser afin que nous adoptions un comportement réactif dans l’intention de provoquer des perturbations émotionnelles chez les autres.

    Etant donné que avons été entraînés depuis l’enfance à devenir dépendants de comportements qui endorment et contrôlent notre peur, notre colère et notre chagrin et donc à refouler notre conscience du corps émotionnel, nous sommes aveugles au niveau de nos perceptions ; nous n’avons pas de « vision intérieure ». Nous supposons ainsi que les actes de violence absurdes et les guerres commises dans ce monde sont causés par nos frères humains. Ce que nous n’avons pas encore réalisé c’est que les individus et les groupes impliqués dans ce comportement réactif « croient » tout simplement dans les histoires qu’on leur a racontées, des histoires qui résonnent énergétiquement avec les empreintes de leur propre enfance, des histoires à partir desquelles ils ont ensuite agit de manière hypnotique.

    L’origine de tous les actes de violence apparemment insensés dans ce monde est « la peur », « la colère » et « le chagrin » ; ces dieux devant lesquels nous nous prosternons. Le pouvoir avec lequel ils gouvernent est fondé sur le fait que nous sommes inconscients de la puissance de notre propre cœur.

    C’est pourquoi la libération authentique et le véritable pouvoir personnel ne peuvent être accomplis que grâce à « la purification du corps émotionnel » ; un ajustement à notre expérience humaine qui éveille simultanément la conscience du corps émotionnel. L’éveil de la conscience du corps émotionnel est l’éveil de la « vision astrale » ; la capacité de percevoir le point d’origine de la qualité de notre expérience humaine. C’est cette « vision intérieure » énergétique qui révèle que les dieux actuels de ce monde ne sont pas Dieu ; ils sont tout simplement « des divinités énergétiques se pavanant comme si elles étaient Dieu ».

    Sur cette planète, ces dieux nous laissent tout ce que nous désirons.

    Nous sommes autorisés à atteindre notre libération par l’un des nombreux « programmes » illusoires qu’ils ont fournis. Cela comprend : de multiples complexes voies spirituelles censées nous conduire à « l’illumination » ; de nombreuses professions nous conduisant à la liberté financière en amassant des richesses ; de nombreuses possibilités d’atteindre le « bonheur », comme l’amour et le mariage ; de nombreuses opportunités d’atteindre la gloire et la fortune à travers la popularité et les éloges ; et des possibilités presque infinies d’atteindre le sommet « grisant » du soi-disant pouvoir et du sentiment d’importance au sein des nombreuses et diverses organisations religieuses, politiques et commerciales.

    Nous sommes autorisés à faire tout ce dont nous avons envie aussi longtemps que nous ne nous éveillons pas ni n’approchons « le cœur du sujet ». Nous pouvons devenir ce que nous voulons et faire tout ce qui nous plaît, aussi longtemps que nous ne nous échappons pas de la ferme.

    Se libérer de manière authentique de la « batterie d’élevage destinée à fournir une alimentation énergétique pour les dieux » ne peut s’accomplir que par l’activation de la conscience du corps émotionnel. Cela implique d’assumer la responsabilité de la qualité de notre expérience émotionnelle. En abordant le chemin intérieur et en prenant la responsabilité de l’état de notre cœur, nous nous éveillons automatiquement à une autre révélation :

    Ces trois dieux impies, aussi puissants qu’ils prétendent être, ne sont rien sans notre allégeance envers eux.

    En disant simplement à leurs fantassins-parasites « Je vous vois ! », nous rendons immédiatement et sans effort leurs « Hell’s Angels » (anges de l’enfer) impuissants. Sans ces « Hell’s Angels » qui nous conduisent vers des comportements réactifs inconscients, nous sommes capables de participer plus consciemment et efficacement au travail de purification des empreintes non intégrées de notre enfance au sein de notre corps émotionnel, empreintes qui font de nous des proies. Nous pouvons alors dire : « Nous vous voyons, nous vous entendons, mais nous ne vous croyons plus ».

    En nettoyant d’abord notre champ émotionnel de ces parasites énergétiques puis en posant notre attention sur l’état authentique de notre corps émotionnel comme un moyen d’intégrer les empreintes de notre enfance, nous nous libérons d’être une source de nourriture sans méfiance. A travers notre exemple nous libérons également nos familles et tous ceux qui croisent notre chemin. C’est ce parcours de nettoyage du corps émotionnel qui nous conduit directement au « cœur du sujet » ; nous éveillant à l’expérience directe que « le seul véritable Dieu est AMOUR » et que nous sommes tous créés à l’image de ce Dieu.

    Dans cette perspective, ces parasites énergétiques et leurs trois dieux servent docilement l’humanité en nous tenant enfermés jusqu’à ce que nous soyons prêts à assumer la responsabilité de la qualité de notre expérience. Seuls ceux d’entre nous prêts à entrer dans le cœur, quoiqu’il advienne, sont capables de découvrir le passage énergétique conduisant à la véritable libération.

    La révélation qui nous attend à la fin de ce passage énergétique est celle-ci : nous n’avons pas à nous prosterner devant la version que nous donnent ces dieux illusoires de ce qu’il nous faut faire pour entrer au paradis ; celle nous disant qu’il nous faut mourir pour y accéder. Nous découvrons par l’expérimentation que nous pouvons entrer MAINTENANT au paradis en ouvrant les yeux du cœur afin de réaliser que nous y sommes déjà, ici, maintenant, à jamais, et que ce qui donne à cette expérience céleste une apparence « infernale » est le fait que nous la vivions de manière si inconsciente. Amener toutes ces ténèbres à la lumière est aussi simple que « se montrer », prêter attention et dire : « Je te vois ! »

     

    Ne soyez pas un adepte de la peur…

    Ne soyez pas un adepte de la colère…

    Ne soyez pas un adepte du chagrin…

    Soyez un aperçu de l’Amour !

     

  4. Michael Brown dit :

    PAS D’ARCHÉTYPE POUR LES RELATIONS INTIMES.

    LA PREMIÈRE CHOSE QU’UNE RELIGION DOIT FAIRE AVANT QU’ELLE NE SOIT CAPABLE DE NOUS AIDER À NOUS ÉVEILLER À LA VÉRITÉ EST DE RECONNAITRE QU’ELLE A PERDU SON CHEMIN.

    Traduction française : Linda P. Steketee

     

    Il n’existe pas de formule en ce monde pour initier une intimité authentique au sein d’une relation entre deux personnes. Il n’existe pas pour les amoureux de pur archétype qui soutienne cet aspect de notre expérience humaine comme moyen d’éveiller la conscience vibratoire. Tous les archétypes relationnels qui ont nourri notre esprit nous sont présentés par la religion, l’économie et la politique. L’objectif de ces derniers est la sédation et le contrôle, pas la libération. D’une façon ou d’une autre, tout le monde recherche une relation intime, physique, mentale, émotionnelle et vibratoire avec un autre être humain car c’est un rite de passage vers l’éveil total de la conscience humaine. Cependant, puisque nous recherchons cette expérience selon les paramètres de notre programmation collective passée, nous ne rencontrons que l’échec, les peines de cœur et une déception frustrante continuelle.

    La première chose nécessaire pour entrer de manière authentique dans une relation intime avec un autre être humain est de le faire en partant du point de vue que nous n’avons aucune idée de comment la réaliser. Ce n’est donc qu’à partir d’un point de « non-savoir » que nous pouvons réussir à manifester une telle rencontre.

    Puisque l’intimité authentique n’a rien à voir avec l’expérience de « tomber amoureux » que nous sommes tous programmés à reproduire, il nous est impossible de la reconnaître. Nous ne pouvons nous attendre à pouvoir identifier facilement ce que l’humanité a perdu depuis plus de 2.000 ans.

    Tous les livres qui ont été écrits sur les relations intimes nous donnant des conseils à ce sujet, du Kama Sutra jusqu’à nos magazines actuels, basent leur connaissance sur un modèle qui est par nature erroné. Puisqu’ils n’honorent pas La Voie de La Conscience au sein du fonctionnement des « relations amoureuses », chaque pas que nous faisons dans cette expérience en utilisant leurs conseils ne sert effectivement qu’à tuer la relation ; leur approche pour manifester une intimité authentique ne réussit donc – de façon métaphorique – qu’à nous aider à mettre un pansement sur une jambe de bois.

    Nous avons tous été programmés à reproduire le passé. De ce fait, si nous recherchons une intimité authentique inconsciemment, nous le faisons automatiquement en essayant de reproduire « un programme ». L’intimité authentique n’est pas « un programme ».

    Tout comme la conscience du moment présent, il n’existe pas de formule pour l’intimité authentique ; c’est un état d’être qui se trouve au cœur de chaque moment et n’est pas restreint par les paramètres d’un moment donné.

    Toutes nos expériences relationnelles passées n’ont cessé de nous faire comprendre que ce que nous essayons de faire ne fonctionne pas, nous demeurons pourtant sourds à la voix de nos propres expériences. Pour une raison ou une autre, nous préférons croire ce à quoi nous avons été programmés par les religions, les politiciens et l’économie plutôt qu’à ce que nous transmet notre propre expérience.

    Nous entrons régulièrement dans des relations basées sur les notions préconçues dont le monde extérieur nous a nourris. Nous échouons inévitablement et répétons sans vraiment d’hésitation le même schéma. Ceci est illusoire.

    Pour pénétrer dans toute expérience authentique, il est nécessaire d’embrasser notre expérience personnelle comme étant notre enseignante et non pas ce que le monde nous raconte.

    Si nous recherchons sincèrement cette expérience extraordinaire avec un autre être humain, il est bon de prendre conscience de la manière dont certains aspects culturels comme la religion créent un impact sur notre approche de « l’amour » afin que nous ne retournions pas dans une expérience inévitablement stérile. La plupart d’entre nous entrent dans une relation intime avec un autre être humain en se basant sur le formatage que nous avons reçu des organisations religieuses conservatrices. Il est possible qu’au départ cela ne nous apparaisse pas de manière évidente mais c’est uniquement parce que nous ne comprenons pas encore l’impact de la philosophie religieuse conservatrice sur les relations intimes dans « le monde moderne ». Il n’est même pas nécessaire que nous adoptions un système de croyance religieux conservateur pour être influencés par ces systèmes de croyances ; en résistant de manière réactive ou en rejetant les idées religieuses conservatrices nous leur donnons inconsciemment de toute façon le pouvoir sur nous.

    Nous défendre contre quelque chose est une forme d’attaque puisque nous percevons cette chose comme étant réelle.

    Il n’est pas nécessaire d’attaquer ou de se défendre contre des croyances religieuses conservatrices pour percevoir et reconnaître l’impact de ces organisations sur nos perceptions individuelles. En observant simplement les archétypes qu’elles incrustent dans notre psyché de manière subtile ainsi que les effets que ces schémas énergétiques ont sur nous, nous pouvons percevoir ce qui se passe sans avoir à alimenter une charge émotionnelle à ce sujet. Le but de cette observation n’est pas d’entrer dans le blâme car nous ne sommes pas des victimes mais de nous réveiller de ce formatage religieux général qui imprègne chaque aspect de notre approche de l’intimité.

    Prendre conscience des courants de tels conditionnements nous aide également à percevoir pourquoi il est futile de retourner dans une expérience relationnelle fondée sur ces programmes religieux emprisonnants. Une fois que nous avons reconnu quelques-uns des effets du conditionnement archétypal religieux au sein de notre propre expérience, dans notre comportement envers l’autre et dans les « rêves et fantasmes » entourant nos relations amoureuses, nous pouvons commencer à nous libérer de l’emprise que ces dogmes ont sur nous.

    Nous pouvons alors ouvrir notre esprit à la possibilité qu’il puisse y avoir une autre façon de communiquer ensemble. Notre approche des relations amoureuses ne serait-elle qu’une illusion ? Il est possible que l’intimité authentique nous soit une expérience si étrangère que nous sommes incapables de la reconnaître même si elle nous est montrée. Et si nous avions tout compris de travers ? « Se tromper » à propos de l’intimité authentique n’est un problème que lorsque nous ignorons que nous sommes dans l’erreur. La prise de conscience est l’antidote face à une telle situation.

    Nos parents n’ont pas connu d’intimité authentique l’un avec l’autre. Peut-être en ont-ils expérimenté des moments fugaces avant d’être soumis et noyés dans le formatage de notre culture. Nos prêtres, religieuses, moines, hommes politiques, chefs d’entreprises, célébrités et héros culturels ne nous renvoient pas d’image authentique des relations intimes : nous n’avons donc pas d’autre exemple à suivre que les paramètres de notre propre expérience. En d’autres termes, personne ne peut vraiment nous dire comment réaliser une véritable intimité et si certains essaient de le faire, il est fort probable que ce n’est que pour nous endormir et nous contrôler.

    Qui peut oser nous dire comment aimer un autre être humain !

    Il est extrêmement important de réaliser qu’il n’existe pas de « méthode » ou de « système » spécifiques pour éveiller l’amour entre deux êtres humains. C’est une prise de conscience qui commence à véritablement émerger en nous lorsque nous sommes prêts à nous engager dans une relation authentique avec un autre être humain. Une fois que nous avons consciemment et volontairement pénétré dans l’expérience de l’intimité, il nous apparaît alors clairement que nous venons de sauter dans « l’inconnu ».

    Faire l’expérience de l’intimité authentique demande que nous pénétrions dans un lieu où nous n’avons jamais été. C’est un fait immuable quelle que soit la profondeur de notre fusion dans une telle expérience. Une rencontre avec la véritable intimité est toujours quelque chose de nouveau, de totalement imprévisible et en constante évolution.

    Les organisations religieuses portent un double-coup fatal à la possibilité d’expérimenter une telle intimité :

    Au cœur de cette aventure qu’est la réalisation de Dieu, elles bannissent ou déprécient le rôle de l’intimité entre les êtres humains en décrivant une telle expérience comme étant une entrave « immorale » à notre développement spirituel.

    Elles nous présentent ensuite des archétypes dysfonctionnels devant lesquels nous nous prosternons inconsciemment comme étant notre source d’inspiration pour les rôles que nous jouons au sein de l’expérience que nous appelons « la relation amoureuse ».

    Pour illustrer ceci examinons brièvement ce jeu d’influence dans le contexte du christianisme conservateur :

    Le premier dispositif archétypal qui nous est présenté par le système de croyance du christianisme conservateur est celui d’un Sauveur célibataire, Jésus, qui est étroitement aligné avec Marie, sa Mère Vierge. Jésus le Sauveur, de sexe masculin, représente le corps mental, l’enseignant. Mère Marie, « mère et nourricière », représente le corps physique, la nature ou la matière. Dans cette perspective, en nous présentant ce dispositif archétypal, l’église transmet de façon subtile le message qu’il nous faut être sauvé par notre corps mental (notre réflexion et notre analyse) et que pour cela nous pouvons recevoir un soutien en nous tournant vers le corps physique (la matière). Le corps émotionnel, Marie-Madeleine, a non seulement été éliminé de ce dispositif, mais a été totalement amoindri à travers son absence et le nom de « prostituée » qui lui fut donné. C’est pourquoi le corps émotionnel ne figure pas dans l’univers du christianisme conservateur. En fait, c’est le contraire qui se passe ; il est considéré comme « la source du péché ».

    En conséquence :

    Nous avons peur de nos propres sentiments et nous faisons tout notre possible pour les endormir et les contrôler.

    Nous fuyons les intuitions de notre cœur et nous nous perdons en ce monde dans des expériences extérieures physiques et mentales.

    Nous ne pouvons percevoir le point d’origine de nos inconforts et nous sommes donc impuissants lorsqu’il s’agit de restaurer l’harmonie dans la qualité de nos expériences.

    La seule figure archétypale paternelle de ce dispositif est Joseph, le père de Jésus, un homme qui se trouve en arrière-plan et ne semble pas avoir d’impact réel. L’autre archétype paternel est Dieu qui se trouve hors de portée de n’importe quel mortel à moins que celui-ci écoute et honore les préceptes de l’église.

    Ces archétypes primaires tels que présentés par l’église ne sont pas incorrects ; c’est la description de leur relation mutuelle qui fausse l’influence qu’ils ont sur les croyants comme sur les non-croyants. Les archétypes extérieurs sont censés refléter nos attributs intérieurs et nous aider à intégrer la totalité de notre être. Quand nos attributs intérieurs sont en équilibre les uns avec les autres nous entrons dans une expérience de plénitude qui peut également être appelée « sainteté ». Cependant, lorsque nous nous prosternons devant des archétypes déséquilibrés, nous aussi reflétons également cet état. Par exemple, nous qui sommes influencés par la branche chrétienne conservatrice occidentale, le simple fait de bannir Marie-Madeleine de son lieu de Grâce entraîne que nous nous retrouvons coincés dans un état d’impuissance affective, d’ignorance, d’arrogance et d’inauthenticité.

    Examinons brièvement comment l’image d’un « Jésus célibataire » (le frère) lié à la Vierge Marie (la mère) et à un Joseph inefficient (le père), associés simultanément à l’élimination dégradante de Marie-Madeleine (la sœur), heurte nuisiblement notre intention d’entrer dans « une relation amoureuse » avec un autre être humain :

    Etant donné qu’il n’existe pas de figure paternelle de premier plan dans ce dispositif archétypal, les hommes qui ont été élevés dans cette perspective Chrétienne n’ont pas la moindre idée de comment être des pères authentiques pour leurs enfants, autrement qu’en étant distants ; omniprésents et nulle part en même temps, comme à l’image de Dieu. Ou alors ils deviennent comme Joseph – une figure paternelle apparemment non-participative, inefficiente – quelqu’un sans importance particulière, bricolant dans un atelier où il fabrique et répare des choses.

    Les hommes en recherche d’un modèle religieux positif aspirent à devenir un type de « Jésus-Sauveur » tel que décrit par l’église. Ou alors, s’ils rejettent cette image ils deviennent de façon réactive « un démon destructeur ». Ni le fait de devenir comme l’archétype de Jésus comme représenté par le christianisme conservateur ni le fait d’y réagir en devenant « un antéchrist » ne peut conduire un homme vers l’authenticité, la maturité affective ou l’intimité. Etre « gentil » ou « méchant » sont tous deux des schémas comportementaux réactifs et tout comportement réactif est inauthentique, immature et empêche l’intimité.

    Puisque dans ce dispositif archétypal il est fait abstraction du corps émotionnel et que lorsque reconnu il est considéré de façon dégradante telle une prostituée, les hommes évitent intérieurement tout ce qui est « émotionnel ». Plus ils se décrivent comme étant forts et courageux, plus ils sont terrifiés au fond de leur cœur. Ils ne peuvent donc grandir émotionnellement et de ce fait demeurent des petits garçons malgré leur stature physique ou mentale. C’est la raison pour laquelle notre monde est gouverné par des petits garçons pour la gratification des petits garçons.

    Pour compenser cette insuffisance émotionnelle ces hommes-garçons fanfaronnent, se comportent de façon machiste et s’abandonnent aux fantasmes du héros-sportif et au désir de contrôler et d’éliminer tout ce qui lié à l’émotionnel. La crainte profonde du corps émotionnel a été insufflée aux hommes d’une telle manière que ceux qui succombent à cette peur recourent à la dévalorisation, aux coups, au viol, et en abusent chaque fois qu’ils perçoivent son reflet dans leur monde personnel. C’est pourquoi l’endroit le plus dangereux pour de nombreuses femmes sur terre est à la maison lorsqu’elles se retrouvent seules avec l’homme qu’elles ont épousé.

    Puisque l’archétype de Jésus est décrit comme étant sexuellement impuissant au point d’être complètement castré de toute saine sensualité, les hommes-garçons recourent à des objets extérieurs pour remplacer le rôle énergétique de leur pénis. Ils accumulent de grosses voitures, de grosses armes, de grandes maisons, de grandes entreprises, de gros cigares et de grandes réputations, au point même d’essayer de conquérir des pays entiers simplement pour se sentir sexuellement suffisants.

    Bien que tous les hommes soient attirés par une Marie-Madeleine, une fois qu’ils sont en relation avec l’une d’elles, ils lui proposent systématiquement le mariage et la transforme en une Mère Vierge. Ils perdent ensuite toute attirance sexuelle pour leur compagne. Qui voudrait coucher avec sa mère ? Une fois que cet anéantissement de la Madeleine se produit, ils commencent immédiatement à rechercher une autre Marie-Madeleine en dehors de leur relation.

    Les hommes se trouvant au sein de cette influence archétypale étant incapables de couper énergétiquement leur relation avec leur mère de naissance (puisqu’ils transforment leur femme en mère), ils ne peuvent donc jamais s’engager et pénétrer authentiquement dans les profondeurs sensuelles avec une véritable Marie-Madeleine. Ils sont donc privés de l’expérience de l’intimité authentique. Quand il s’agit d’aborder cette expérience, la majorité des hommes en sont encore à la maternelle.

    Etant donné que les hommes n’ont pas d’exemple archétypal leur montrant comment se démarquer d’une manière saine de l’énergie maternante de leur enfance, ils n’apprennent pas à se nourrir eux-mêmes. Cela se traduit par une incapacité à prendre du plaisir à faire leur propre lessive, leur vaisselle, leur ménage, leur repassage ou à savoir cuisiner et faire leur courses de manière efficace. Ils veulent que « Maman » fasse les choses pour eux. Un comportement maternant à l’égard de la majorité des hommes exposés à ces archétypes n’est cultivé que de manière réactionnelle pour faire impression ou attirer un partenaire. Cela ne provient pas de l’amour de soi. Les hommes sous cette influence orthodoxe se comportent comme si « Jésus avait une bonne ».

    La Vierge Mère n’est pas censée être l’archétype des femmes ; c’est un archétype qui représente la terre, la nature, le plan matériel et l’aptitude à nourrir la conscience lors de son voyage à travers la matière vers une ouverture vibratoire totale. Aucune femme ne peut devenir « La Mère », en mettant en place cet archétype comme modèle féminin, le christianisme conservateur conduit toutes les femmes dans l’égarement ; les femmes se trouvant au sein de cette influence essayent à tort d’être des Vierges Mères au lieu d’être des Marie-Madeleine. C’est pourquoi toutes les femmes au sein de cette influence « ne peuvent se réaliser ».

    Pour les femmes en ce monde, l’archétype authentique est Marie-Madeleine, se tenant auprès de Jésus comme son égale absolue, son rôle étant, selon la Voie de la Conscience, le point d’origine de toute l’énergie qui circule au sein de leur « relation amoureuse ». Puisque cette relation est mise de côté et que Marie-Madeleine est jugée comme une prostituée, c’est ainsi que les femmes sur cette planète ont été ensuite perçues, traitées et dépeintes. Les femmes n’ont aucun rôle dans le monde chrétien conservateur autre que celui d’être des Vierges Mères ou des prostituées. La plupart des femmes se comportent en conséquence.

    Toutes les femmes aspirent naturellement à être une Marie-Madeleine mais finissent par se laisser transformer en une Vierge Mère. Elles démontrent ensuite leur affection aux hommes vers lesquels elles sont attirées en les « maternant ». Cela soutient inconsciemment l’incapacité émotionnelle d’un homme à « quitter la maison » ou à grandir. Elles s’en prennent alors ensuite amèrement à ces hommes-garçons qui « ne grandissent pas » et rencontrent leur frustration de ne pas être capables de le faire. Il en résulte des querelles et de l’amertume d’un côté et des coups de l’époux envers son épouse de l’autre. Quand un homme tue sa femme, de façon métaphorique il tente d’assassiner l’influence emprisonnante de sa mère afin qu’il puisse grandir et devenir un compagnon digne d’une Marie-Madeleine. Quand une femme « tue » son mari, elle tente de se libérer de son fils pour pouvoir s’échapper de sa perception de la prison infiniment limitée d’être « la mère » et aborder son destin de Marie-Madeleine pour rencontrer un homme spirituellement mûr.

    Voyant qu’elles ne jouent aucun rôle dans un monde si déformé autre que celui d’être des Vierges Mères ou des prostituées, les femmes réagissent bêtement et désespérément en recherchant « l’égalité avec les hommes ». Cependant, les hommes qu’elles recherchent à imiter sont encore émotionnellement des hommes-garçons qui contrôlent et endorment leur entourage afin de prouver qu’ils ont un pénis vraiment fonctionnel. Par conséquent, en essayant de trouver leur place dans le monde, les femmes commencent à se comporter à tort comme si elles aussi avaient des pénis dysfonctionnels et deviennent des hommes-garçons habillées en robes.

    Puisque le corps émotionnel n’est pas inclus dans ce dispositif archétypal conservateur chrétien, il ne peut donc pas être connu ou reconnu comme étant le point d’origine du flux énergétique partant du plan vibratoire jusque dans ce monde. Par conséquent, au lieu d’être une source d’aperçus au sein de leurs relations amoureuses avec les hommes, les femmes se laissent contrôler, diriger et opprimer par eux.

    La plupart des hommes et des femmes du « monde occidentalisé » se soumettent docilement aux conditions physiques, mentales, émotionnelles et vibratoires jugées appropriées par ces archétypes religieux sans même se rendre compte de la prison dans laquelle leurs perceptions sont inconsciemment enfermées.

    Dans ces circonstances où les hommes se promènent en agitant leurs pénis en l’air dans la tentative de « ressentir » quelque chose et où les femmes se comportent comme des Vierges Mères pour essayer de refouler leurs sentiments, il n’y a pratiquement aucune chance de pouvoir entrer dans une relation intime authentique avec une autre personne.

    Même si nous croyons que nous sommes d’une manière ou d’une autre au-dessus de l’impact de ce conditionnement archétypal, nous ne le sommes pas. L’ensemble du monde « moderne » (ou libre) fonctionne inconsciemment selon ce schéma archétypal :

    Tout ce que nous sommes amenés à croire à propos de l’état qui est de « tomber amoureux » est lié à ce schéma ; « tomber amoureux » est un point d’entrée dans la matrice de ce programme.

    Tout ce que nous connaissons à ce sujet est influencé par ce schéma ; « le jeu de la séduction », tel qu’il est aujourd’hui, est l’orchestration d’un cadre dans lequel est mis en place le piège de l’institution appelé « le mariage ».

    Tous les films populaires, les émissions de télévisions et les nouveaux best-sellers traitant du sujet « tomber amoureux » sont construits sur ce schéma ; ces représentations servent de support au conte de fée – avec son célèbre ‘happy end’ appelé « le mariage ».

    L’institution du mariage telle que nous la connaissons et l’adoptons est l’instrument de ce modèle, dès que nous acceptons le programme du mariage, nous sommes susceptibles d’être dirigés physiquement, mentalement, émotionnellement et vibratoirement au point que nous devenons du pain béni pour l’agenda des politiques, de la religion et de l’économie.

    L’intimité authentique n’a rien à voir avec le mariage ; le mariage est conçu pour détruire la possibilité d’une telle expérience afin que nous nous tournions inconsciemment vers les pouvoirs politiques, religieux et commerciaux pour nous apporter la joie et l’extase que nous sommes censés trouver l’un avec l’autre.

    Si nous continuons à entrer dans des relations avec ces images archétypales déformées pour guides :

    Nous nous dirigeons soit dans le mariage, soit vers le monastère : nous finissons par vivre soit ensemble soit seul, dans un désespoir silencieux.

    Relation après relation, nous essayons de créer quelque chose qui est de par nature brisé ou bien nous abandonnons et fermons notre cœur face à une telle entreprise.

    Piégés par cette institution, nous nous marions puis nous nous distrayons à travers le travail, le golf, les enfants et des aventures ou bien nous divorçons et réessayons à nouveau.

    Nous adoptons le célibat comme chemin spirituel.

    L’intimité authentique est toujours verrouillée par la religion, l’économie et la politique ; leur but est de combler le vide créé par notre incapacité à vivre l’amour véritable. En raison de ce vide, nous recherchons une expérience illusoire appelée « l’illumination » plutôt que l’intimité et nous rencontrons ensuite la déception, la désillusion, la dépression et le désespoir. Le chemin vers l’intimité authentique ne peut être parcouru avec ce que nous connaissons des relations amoureuses et à travers ce que nous avons été programmés à recréer. Nous ne pourrons trouver notre chemin vers cette véritable intimité à moins que nous ne soyons prêts à écarter tout ce que nous avons été amenés à croire et à placer plutôt toute notre confiance dans l’enseignante qu’est notre expérience personnelle.

    Dieu est amour et l’amour est Dieu.

    Lorsque nous cherchons à entrer dans une relation d’amour authentique avec un autre être humain, nous recherchons une expérience intime avec Dieu sur le plan physique. Nous recherchons l’Amour ; nous recherchons un amour qui puisse être ancré sur le plan physique mais qui nous permette également de nous éveiller au plan vibratoire. La religion tue l’amour en remplaçant « l’amoureux » par « le prêtre ». La politique soutient la religion et l’économie soutient la politique. La religion, la politique et l’économie sont la trinité de la peur et de l’ignorance sur terre. L’Amour ne peut s’épanouir dans un jardin où ont été semées les graines de la peur. Le croire est tellement illusoire.

    La religion comme nous la connaissons aujourd’hui est le serpent qui rampait dans le Jardin d’Eden en y apportant le déséquilibre au sein de la relation divine entre deux êtres humains. En leur enseignant la connaissance du bien et du mal, il a rendu les hommes impuissants et les femmes incompétentes. La religion organisée est « le serpent » caché sous une robe de saintes apparences. Si vous cherchez vraiment à goûter à l’Amour comme à une pomme mûre et juteuse, ne croyez pas un mot prêché par une quelconque religion organisée.

    La question est : Avons-nous le courage de balayer toutes les fausses romances pornos et d’entrer dans la quête d’une expérience d’intimité authentique ? Nous savons déjà où ce modèle religieux familier de « romance autorisée » nous conduit ; certainement pas à l’Amour. Jamais à l’Amour. Donc, jamais à Dieu. Ceux qui cherchent sincèrement une rencontre aimante et intime le savent, tout comme les véritables chercheurs de la réalisation de Dieu le savent également.

    Tenter de faire la paix avec notre famille alors que nous sommes en guerre en nous-mêmes est futile et inauthentique. Tenter d’entrer dans une relation intime consciente avec un autre être humain alors que nous ne ressentons pas encore la paix envers notre propre famille est futile et inauthentique. Il est tout simplement arrogant de tenter d’entrer dans une relation intime avec ce que Dieu représente pour nous alors que nous n’avons pas encore fait la paix avec nous-mêmes, avec notre famille, ou que nous ne sommes pas encore entrés dans une relation authentique avec un autre être humain.

    La route est claire pour tous ceux qui peuvent voir :

    Nous devons d’abord réaliser l’intimité en nous-mêmes.

    Puis nous devons réaliser la paix avec notre famille.

    Nous entrons ensuite dans une relation intime consciente avec un autre être humain.

    Ce n’est qu’alors que nous approchons une relation intime avec Dieu.

    Ne croyez pas ce qui vous a été dit à propos de l’amour de Dieu si vous voulez vraiment savoir.

    Entrez votre propre expérience, laissez-la vous montrer la voie et faites confiance à ce qu’elle vous dit.

    Dieu se trouve au sein de notre expérience et notre expérience se trouve au sein de Dieu.

     

  5. Michael Brown dit :

    LES HÉRITIERS DE LA TERRE.

    JUSQU’OÙ SOMMES-NOUS EXPANSIFS ? JUSQU’OÙ NOUS AUTORISONS-NOUS DE RESSENTIR LES CHOSES ? À QUOI NOUS RACCROCHONS-NOUS QUI LIMITE NOTRE CONSCIENCE POTENTIELLE ILLIMITÉE ? JUSQU’OÙ SE DÉPLOIE NOTRE VISION DANS LE FUTUR ET JUSQU’OÙ SOMMES-NOUS PRÊTS À ÉTENDRE NOTRE ATTENTION DANS LE PASSÉ ? QUI ET QUOI NOUS ENTRAINE ACTUELLEMENT À NOUS ARRÊTER, NOUS EMPÊCHANT AINSI DE NOUS IMPRÉGNER DE TOUT CE QUE NOUS RESSENTONS ? IL EST IMPORTANT DE SE POSER CES QUESTIONS CAR NOS RÉPONSES DÉTERMINENT À QUELLE ESPÈCE NOUS APPARTENONS.

    Traduction française : Linda P. Steketee

     

    Oui, vous avez bien lu, à quelle « espèce ».

    C’est une illusion de croire que tous les êtres humains sont de la même espèce. Juste parce qu’un certain groupe devient fou furieux en se comportant comme si ses membres étaient les seuls à exister ne signifie pas que c’est la vérité. Cela ne veut pas dire que nous sommes tous les mêmes. C’est une grosse erreur que d’être fasciné par un tel spectacle extérieur d’ignorance et d’arrogance et de croire que nous sommes tous comme cela. Notre identité authentique s’étend au delà de notre apparence actuelle, de notre comportement, des circonstances de notre vie et bien au-delà de l’image limitée de nous-mêmes dont nous sommes nourris par ce monde « moderne ».

    >Bien sûr, nous sommes tous « Un », comme les doigts d’une main. Chaque doigt est cependant différent et possède son unique raison d’être. Ce n’est pas parce que l’index est le plus actif que cela signifie que toute la main est composée d’index. Dans cette perspective, ce n’est pas parce qu’une espèce particulière d’humains se comporte comme si sa manière de faire est la seule qui importe qu’il en est ainsi. Notre situation actuelle est que toute la main est en évolution et les doigts qui ne saisissent pas ce changement et n’y participent pas consciemment vont tomber et disparaître, peu importe l’importance qu’ils estiment avoir.

    Il faut être aveugle, sourd et muet tout en vivant dans un déni complet pour ne pas réaliser que nous sommes entrés dans une expérience de transformation planétaire irréversible. Ou alors nous devons être si obsédés, concernés et illusionnés par nous-mêmes, que nous avons « brûlé les rétines » de nos rétrospectives, de nos prévisions et de nos intuitions.

    Même s’il est encore possible que beaucoup d’entre nous se comportent comme si rien ne changeait, comme si tout pouvait être maintenu en place en fonction de ce que nous croyons pouvoir nous rendre heureux, l’augmentation des changements évidents au sein de la nature défie cette position. Le comportement de plus en plus chaotique de la nature ne peut être dissimulé ou contrôlé. Les nouvelles sélectives diffusées sur les ondes et l’ensemble des médias sont impuissantes car « le climat est général », il reflète à présent quotidiennement la transformation planétaire grandissante même si nous continuons de prétendre que nous n’en sommes pas conscients. La nature ne peut en aucun cas être complice en soutenant les programmations de nos esprits étroits. Nous ne pouvons corrompre les éléments ni marchander avec eux ; ils sont des disciples dévoués honorant une voie qui ne vénère pas les illusions humaines.

    Il est temps de se réveiller et de sentir le chaos.

    Heureusement, tous les humains ne sont pas perturbés par cette augmentation du désordre. Beaucoup d’entre nous ont attendu patiemment cette période magnifique. Nous avons vécu tranquillement, cachés depuis des centaines d’années, notre œil intérieur fixé sur l’horizon, sachant que cette aube viendrait nous réveiller de la réactivité inconsciente vers la responsabilité consciente. Tous, nous avons attendu patiemment tandis que les animaux inhumains et sans cœur devenaient fous furieux, étalant leur soi-disant intelligence et prétendant que le multivers pourrait être consommé, contrôlé et violé par des programmations produites à la chaîne. Nous le savons, ce règne de l’inconscience doit passer tout comme passent les saisons.

    Nous qui regardons tranquillement ce spectacle extérieur sommes d’une espèce différente.

    Nous vivons dans une forme humaine et non plus inhumaine.

    Nous sommes de véritables humains ayant pris formes.

    Nous avons attendu pendant que même nos propres frères et sœurs s’auto-envoûtaient avec ce charme, s’oubliant complètement eux-mêmes et se joignant à la montée de la folie. Pas un seul d’entre nous n’a été à l’abri des résonances de cette folie ; à un moment donné, au cours de nos nombreuses dernières incarnations, chacun de nous a glissé dans ce sommeil inconscient et s’est comporté comme s’il y avait vraiment quelque chose à gagner en divisant la terre pour en tirer profit. Nous avons tous eu nos moments où nous avons été consumés par l’idée hypnotique que nous sommes uniquement là pour « avoir et prendre ». Nous avons tous à un moment donné bêtement glissé dans la croyance que le multivers est sous nos ordres. Heureusement, nous sommes assez nombreux à être restés éveillés à travers ces âges sombres pour garder les phares de la conscience allumés afin que nous ne cédions pas tous complètement à une telle folie des grandeurs. Enfin, nous sommes maintenant à l’orée de cette nuit obscure. Nous entrons à présent dans le moment le plus froid, celui juste avant l’aube où la seule chaleur qui puisse nous soutenir doit émaner depuis l’intérieur de notre propre cœur. Nous rentrons maintenant dans le cœur du sujet.

    Beaucoup d’entre nous sur cette planète parlent souvent « d’extraterrestres », d’êtres ou d’entités qui ont soi-disant pour origine d’autres galaxies ou dimensions. Nous regardons « là-bas à l’extérieur » en espérant voir des vaisseaux, des aéronefs, des réponses, des sauveurs et des sauveteurs. Dans notre recherche extérieure désespérée, il nous est toujours montré de manière trompeuse exactement ce que nous croyons rechercher, mais jamais ce que nous recherchons vraiment : nous-mêmes.

    Nous sommes déjà ici.

    Nous sommes ici depuis si longtemps que l’histoire « inhumaine » de l’humanité ne peut contenir la source de nos origines. Nous sommes pure conscience. Nous connaissons les marées du temps et les cycles du multivers. Nous travaillons avec les courants « multiversels », non pas en en étant séparés. Les flux et les changements de nos saisons se prolongent bien au-delà des cycles de trois mois, nous honorons des cycles de 13.000 ans, des cycles de 26.000 ans voire même des durées beaucoup plus étendues encore. Nous ne sommes pas liés par un corps physique qui dure moins de 100 ans, nous sommes alignés avec la conscience immortelle qui transcende toutes les limitations physiques. Nous n’avons pas de commencement ni de fin. Tout comme les marées de l’océan, nous savons que toutes les expériences vont et viennent, au-dedans comme au-dehors. Nous avons vu de nombreuses espèces arrogantes venir et repartir. Au cours du temps, nous aussi nous sommes manifestés de manière arrogante et ignorante.

    Les côtes sombres et sans cœur de cette planète sont traversées par des expériences qui sont des courants apportant avec eux un environnement propice à la formation d’espèces qui vivent dans une illusion destructrice – semblable à une infestation de parasites. Nous savons qu’il est vain de lutter contre l’océan lorsqu’une telle marée rouge se lève et traverse cette terre en étouffant tout sur son passage. Une telle expérience est également une expression du multivers. Nous n’avons pas à comprendre « pourquoi » pour le savoir. Lorsque de telles circonstances se déroulent, nous attendons patiemment et silencieusement, pendant des milliers d’années s’il le faut. Nous savons qu’à chaque fois que la marée monte, elle se retirera également. Nous sommes dans un tel moment. Il n’y a rien que nous ne devions faire à présent que de permettre aux événements extérieurs du monde inhumain de suivre leur cours. La marée de l’arrogance et de l’ignorance est à présent en train de se retirer, se dévorant méticuleusement elle-même dans le conflit qu’elle a elle-même enflammé.

    Nous sourions intérieurement, sciemment et avec compassion à ceux qui cherchent à « sauver le monde ». Il s’agit d’une noble intention, mais elle est erronée. Pourquoi voudrait-on sauver l’arrogance et l’ignorance ou quoi que ce soit qui a été construit sur leurs fondations, à moins que l’on ne soit arrogant et ignorant soi-même ? Nous sommes reconnaissants de voir mourir ce monde. Nous sommes reconnaissants de voir émerger le chaos qui va dévorer le chaos. Nous ne sommes pas attachés à la personnalité transitoire manifestée dans la forme. Nous sommes reconnaissants de laisser cette fréquence d’insensibilité inconsciente se dévorer et se neutraliser elle-même. Cette époque sans cœur dont la mentalité est le contrôle et l’endormissement est presque terminée. Elle a servi son objectif. Pas même les armes les plus puissantes ne peuvent être une protection contre les inévitables mouvements extérieurs de ces marées temporelles car toute arme fait partie intégrante de sa propre décadence. De nombreux mondes inhumains de ce genre ont fleuri sur cette terre et sont simplement redevenus poussière dans le vent. De telles fréquences lorsqu’elles partent, laissent toujours une terre qui se retrouve paisible et comblée lorsqu’elle se réveille. Ceux qui tentent de s’agripper à ces manières arrogantes auront immanquablement leurs membres arrachés et saigneront jusqu’à la mort. Essayer de sauver un tel monde, c’est comme essayer de mettre un pansement sur une jambe de bois.

    Il n’y a pas de bunker assez profond dans lequel fuir l’état d’être de notre propre cœur. Il n’y a aucun endroit sur terre assez reculé pour échapper aux conséquences de l’accumulation de nos pensées, de nos paroles et de nos actes.

    C’est ainsi que la marée purifie et emporte avec elle toute l’arrogance, l’ignorance et l’égoïsme : elle déclenche l’impact total et sans compromis de « La Loi des conséquences ». Il n’y a aucun « Juge » qui se positionnera au-dessus de n’importe lequel d’entre nous autre que les conséquences de l’accumulation de nos pensées, de nos paroles et de nos actes. La seule manière d’arriver à flotter pendant que les eaux de la transformation engloutissent le monde est donc de nous regarder nous-mêmes avec honnêteté et d’assumer la pleine responsabilité de la qualité de notre expérience. Toute la douleur, la colère et la peur que nous avons semé dans notre expérience est gravée comme un tatouage sur notre cœur. Ce n’est qu’en prenant la responsabilité de cet état énergétique et en étant prêts à en ressentir toute l’étendue que nous sommes guéris, transformés et libéré grâce à elle.

    Maintenant plus que jamais, si nous ne posons pas consciemment notre attention vers l’intérieur en ressentant l’état authentique de notre propre cœur, nous manifestons inconsciemment le reflet de notre tristesse, de notre colère et de notre peur dans le monde qui nous entoure. Si nous agissons ensuite extérieurement à partir de ce reflet, notre forme sur le plan physique est détruite par le conflit qui s’en suit, conflit grandissant nourri par nos illusions. Nous ne pouvons ancrer notre prise de conscience ou faciliter notre éveil à la conscience vibratoire sans cette forme sur le plan physique. Si nous perdons notre corps, nous ratons le train et continuons à dériver inconsciemment comme les algues sur les marées du temps.

    Ceux d’entre nous qui sommes prêts et disposés à réaliser la transition vers la conscience vibratoire savent qu’ »il n’existe aucun moyen de passer au-dessus ou de contourner quoi que ce soit », nous ne pouvons que passer « à travers ». Nous allons à présent devoir nous confronter à tout ce à quoi nous avons résisté, à tout ce que nous avons jugé, méprisé, mal interprété, manipulé et considéré comme étant imparfait.

    Qu’est-ce qui n’est pas Divin quand Dieu est ce qui a tout créé ?

    Si nous continuons à demeurer fidèles à notre douleur, notre colère et notre peur, ces dysfonctionnements affectifs se manifestent extérieurement par des présences menaçantes, des entités démoniaques et des situations chaotiques se déroulant apparemment de manière extérieure à nous. Cette situation se manifeste déjà à travers le spectre de l’homme. Cette extériorisation de notre état intérieur non intégré est la graine de tous les conflits et de la misère humaine. Tandis que cela nous arrive, si nous ne sommes pas conscients de ce qui se déroule, notre réactivité inconsciente nous amène de force à combattre les fantômes de notre passé non résolus et ceux de notre futur que nous projetons dans la crainte. C’est une bataille que nous ne pouvons gagner. Les morceaux de verre qui éclatent après que nous ayons attaqué ces reflets qui nous sont renvoyés provoquent toujours des lacérations fatales. C’est ainsi que se déroule avec précision le processus de purification de l’arrogance et de l’ignorance de l’humanité.

    Toutefois, cette situation difficile ne signifie pas notre fin : si nous choisissons plutôt de percevoir tous les défis, le chaos et les conflits qui se produisent comme étant des opportunités délibérées pour nous libérer de nos illusions personnelles et pour surmonter nos comportements perturbés, toutes ces rencontres se révèlent alors comme divines, orchestrées de manière angélique et des portails vers un émerveillement mêlé de respect envers la conscience immortelle.

    Notre seul choix À PRÉSENT se trouve être entre le drame et le Dharma.

    Nous pouvons voir actuellement ce scénario se dérouler dans le microcosme de nos vies personnelles ainsi que dans le macrocosme de l’ensemble du spectre politique, commercial et religieux. Les membres d’une famille, les amoureux, les religions, les entreprises commerciales et les pays se regardent les uns et les autres et observent la danse des souvenirs du passé et les fantômes de leurs projections sur le futur, ils s’attaquent de manière réactive non pas les uns aux autres, mais à ces illusions fantomatiques.

    La réaction nourrit toujours plus avant la confusion, le déséquilibre et l’autodestruction. Tous ceux qui rentrent dans les duels inconscients extérieurs de leurs mémoires non intégrées au lieu de les traiter intérieurement et consciemment, déclenchent un inévitable chaos autodestructeur. C’est « la purification du Kali Yuga ». Cependant, tous ceux qui embrassent de façon responsable les reflets extérieurs de leur mémoire non intégrée comme étant un portail vers la conscience du moment présent, pénètrent dans des expériences de joie, d’abondance et de santé qui augmentent de façon exponentielle.

    Désormais, l’intensification de notre expérience personnelle s’accélère dans un sens ou dans un autre.

    Soit nous entrons dans l’escalade du conflit, soit dans un calme grandissant.

    L’ensemble de l’espèce humaine « inhumaine » est sur le point de mourir tout comme la peste est éradiquée ou comme le doigt inutile tombe de la main en évolution. Ce procédé d’élimination, cette extinction volontaire, défient toutes les forces armées, le génie médical ou scientifique et les manigances politiques. Ce moment de transition est plus puissant que les fondements sur lesquels la conscience de la mortalité a construit son empire. Cette vague d’énergie évolutive ne consulte ni nos plans, ni nos calendriers, nos comptes bancaires, nos projections ou nos superstitions religieuses.

    La réalisation du plan divin se faire jour et Dieu ne prête pas attention à ce que nous croyons.

    La lumière ne fait pas de discrimination lorsqu’elle illumine les ténèbres.

    La lumière traite toute obscurité comme étant invisible, car du point de vue de l’ensemble, elle n’est pas visible.

    Tout être humain qui croit pouvoir trouver un lieu de sécurité en contrôlant sa situation extérieure doit se préparer à recevoir un choc. Le climat et les conditions géographiques sur Terre sont les forces de première ligne de cette transformation et démontrent de plus en plus la futilité de toute résistance. L’espèce « inhumaine » qui croit que l’argent, le pouvoir, l’identité religieuse ou le positionnement politique peuvent faire toute la différence est sur le point d’être horrifiée. La seule chose qui peut à présent créer la différence est l’état de notre cœur car le cœur ne ment pas, peu importe la façon dont nous essayons de faire barrage, physiquement ou mentalement, à l’état authentique de notre conscience.

    Ne provoquez pas de la peur, mais ressentez la peur.

    N’infligez pas de la colère, mais ressentez la colère.

    Ne blessez pas les autres, mais ressentez la douleur.

    Voir ceci comme une « fin », c’est passer à côté de l’ouverture. Ce passage par l’expérience transformatrice par laquelle tout doit passer est une invitation divine offerte à tous ceux qui savent qu’ils sont des gardiens authentiques de la conscience éternelle, invitation à participer dans le dévouement à leur travail intérieur en avançant en silence, tranquillement et en étant présents. Ce travail intérieur est la véritable invasion de ce qui semble être une menace « extraterrestre » pour le monde arrogant et ignorant qui se meurt. Personne ne peut empêcher ce changement car personne ne peut arrêter ce qu’il ne peut percevoir ; tout travail intérieur authentique est invisible. Personne ne peut comprendre ce qui se passe à moins qu’il n’y participe consciemment.

    La beauté intrinsèque de ce moment, c’est qu’il n’y a rien à y « faire ».

    Notre espèce humaine « humaine » sait que tout ce dont nous avons besoin est donné librement et est reçu sans effort en incarnant un état d’être : être ici, maintenant, conscient, vigilant et responsable. Il n’est nul besoin de craindre le résultat de notre évolution extérieure incontournable car elle est une conséquence de notre transformation intérieure inévitable. Cette planète surmontera et s’épanouira dans toute sa gloire une fois que la poussière conséquente d’un tel processus d’évolution sera retombée. Nous nous éveillerons pleinement à nouveau du chaos et de cet apparent désastre sans fin, dans la conscience de l’immortalité et dans sa résonance : « aucune difficulté n’est trop difficile à surmonter ».

    Grâce à cet état d’esprit ouvert aux miracles illimités « le jardin » [Jardin d'Éden] revient ; les rires montent depuis la désintégration de la marée rouge ; les enfants naissent de nouveau dans un monde dans lequel ils sont aimés pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’on attend qu’ils deviennent, la nourriture redevient notre médecine et toute activité notre joie ; tout se révèle être une expression Divine tandis que la conscience de Dieu est reconnue comme étant « La Source » de toute chose. Cette vision qui se déploie est inévitable ; elle aussi est une marée montante et descendante. Maintenant est venu pour elle le temps de monter à nouveau.

    Pour tous ceux qui ont attendu si longtemps le retour de la marée de la conscience humaine, ce sont à présent les moments les plus difficiles. Les courants qui émergent du chaos planétaire en sont le signal. Le désordre social et la décadence sont les nombreux phares qui révèlent un rivage imminent au-delà de la mer incertaine de la misère humaine. Notre tâche au sein de ces moments de transition est de chevaucher avec ténacité la certitude inébranlable de nos connaissances intérieures. Ne laissons pas les autres nous entraîner vers le bas dans les eaux glacées du désespoir avec leur mentalité apocalyptique fataliste. Il nous faut maintenant être plus grand que nous ne nous sommes autorisés à nous percevoir jusqu’à présent. Nous devons nous permettre de ressentir notre passé et notre futur infinis qui s’étendent dans toutes les directions. Grâce à un travail intérieur nous pouvons avancer gracieusement au-delà de la mainmise des conflits extérieurs, dans l’étreinte éternellement accueillante de la tranquillité et du silence.

    Nous ne devons prendre aucun parti, mais plutôt porter attention à l’intérieur de nous-même.

    Le seul endroit sûr à présent est le calme tranquille d’un cœur équilibré.

    C’est ainsi que notre espèce humaine se doit d’attendre patiemment, de manière invisible et sans avoir besoin de se défendre. Ceci est la magnificence grandiose de cet âge : l’obscurité se dissout sans effort dans la lumière tandis que l’arrogance et l’ignorance sont englouties dans un conflit qui ne sert qu’à dévorer les conflits. Nous n’avons rien besoin de faire que d’être attentifs, patients et prêts à « tout ressentir pour tout guérir ».

    Tandis que cette transformation se déploie et que nous attendons tranquillement notre temps au cœur de son courant universel, les autres peuvent être amenés à croire extérieurement que nous sommes passifs. Nous ne le sommes pourtant pas ; nous sommes les héritiers de la terre.

     

  6. Michael Brown dit :

    LES DONS QUE NOUS OFFRE NOTRE RESPONSABILITÉ ÉMOTIONNELLE.

    BEAUCOUP PARMI NOUS ONT PARTICIPÉ PAR LE PASSÉ À DES MÉTHODES DE NETTOYAGE ÉMOTIONNEL ET N’ONT PAS ATTEINT LES RÉSULTATS ESPÉRÉS. NOTRE DOULEUR, NOTRE COLÈRE ET NOTRE PEUR SEMBLENT SANS FIN. EN CONSÉQUENCE, NOUS AVONS COMMENCÉ À NOUS DEMANDER SI NOUS FAISIONS QUELQUE CHOSE DE MANIÈRE INCORRECTE. IL SE PEUT QUE L’UNE DES RAISONS DE NOTRE MANQUE DE SUCCÈS SOIT DUE AU FAIT QUE NOUS AVONS ABORDÉ LE NETTOYAGE ÉMOTIONNEL DE MANIÈRE RÉACTIVE SANS NOUS RENDRE COMPTE QUE TOUT CE QUI RÉSULTE D’UN COMPORTEMENT RÉACTIF EST UN DÉSÉQUILIBRE SUPPLÉMENTAIRE. CETTE DISCUSSION EST DESTINÉE À TRANSFORMER NOTRE APPROCHE DU NETTOYAGE ÉMOTIONNEL AFIN QU’IL PUISSE NOUS PERMETTRE DE RÉTABLIR CONSCIEMMENT L’ÉQUILIBRE PLUTÔT QUE D’ACCROITRE INCONSCIEMMENT NOTRE MAL-ÊTRE ACTUEL.

    Traduction française : Linda P. Steketee

     

    Nous abordons tous inévitablement le nettoyage émotionnel de manière réactive. C’est parce que nous y sommes conduits par l’inconfort. Il est peu probable que quelqu’un connaissant le bien-être soit inspiré à purifier son corps émotionnel. Le « Catch 22 » ["Catch 22" est un terme utilisé pour désigner une situation paradoxale/inextricable en référence au roman de Joseph Heller] nous signifie que tout comportement réactif fait systématiquement naître un déséquilibre, il se peut donc qu’au départ le nettoyage émotionnel nous rende encore plus mal à l’aise, et si nous persistons à réagir aux déséquilibres de notre corps émotionnel, nous ne faisons que jeter de l’huile sur le feu.

    Nous n’abordons pas nos peurs parce que nous sommes « effrayés » de ce qui pourrait se passer si nous le faisions et que nous espérons les dépasser sans le faire.

    Nous abordons notre colère parce que nous sommes contrariés par notre irritabilité continuelle et que nous espérons la dépasser.

    Nous abordons notre chagrin parce que nous sommes épuisés par nos larmes incessantes et que nous espérons le dépasser.

    Une autre façon d’aborder notre tristesse, notre colère, et notre peur, de manière réactive – ce qui signifie aussi que nous les abordons inconsciemment -- est lorsque nous le faisons par rapport aux autres. Par exemple, si nous essayons de faire face à nos émotions déséquilibrées parce que nous avons peur de perdre notre compagnon ou parce que nous avons peur qu’elles provoquent la perte de notre emploi. De telles approches, bien qu’étant nobles, sont également réactives et ne nous permettront pas de réaliser un nettoyage émotionnel durable. Même si nous accomplissons un changement dans notre comportement grâce à une telle motivation, la réalité est que si l’on enlève le stimulus externe de la situation qui nous a motivés à effectuer un nettoyage émotionnel -- comme notre compagnon ou la menace d’un licenciement -- nous retournerons toujours vers un comportement émotionnel déséquilibré.

    Tous les ajustements du comportement obtenus par la réaction sont stimulés par l’extèrieur.

    Afin d’être permanents, les ajustements du comportement doivent être conduits de l’intérieur de nous-même.

    Un autre exemple de cette approche stimulée par l’extérieur est lorsque nous participons à « un travail de groupe sur la libération des émotions » où nous nous appuyons sur un groupe pour faciliter, soutenir, et encourager, notre nettoyage émotionnel. Nous ne pouvons faire aucun progrès réel et durable si nous avons besoin de la présence d’un groupe pour accomplir notre tâche. C’est un début, mais quand il s’agit de réellement accomplir des ajustements internes, ce ne peut être qu’accessoire. Lorsque nous exposons notre libération émotionnelle devant un groupe, nous faisons toujours le jeu des « besoins et désirs » de notre inconscient ; nous mettons en scène une représentation et nous utilisons notre drame pour subtilement attirer l’attention d’autres personnes – nous démontrant ainsi que nous n’avons pas encore assez mûr émotionnellement pour nous l’offrir par nous-mêmes. Le travail de libération émotionnelle est de grandir émotionnellement, de devenir le soutien que nous avons cherché chez les autres, et cela ne peut pas être véritablement accompli si nous avons besoin de la présence d’autres personnes au cours de nos expériences de libération émotionnelle.

    Faire quoi que ce soit motivé par la présence d’autrui est réactif.

    Une autre raison pour laquelle notre travail de libération émotionnelle peut s’avérer stérile est notre insistance « à vouloir comprendre » la nature complexe du déséquilibre émotionnel que nous vivons. Si nous devons comprendre ce qui nous arrive, et la raison pour laquelle cela nous arrive, afin de permettre au processus de libération émotionnel de se dérouler, alors nous ne sommes pas véritablement entrés dans le domaine émotionnel ; nous ne sommes pas encore arrivés au cœur du sujet. S’accrocher à « vouloir comprendre » signifie que nous errons encore sur le plan mental.

    « Pleurer tout seul sans aucune raison » est la fréquence la plus efficace pour nous libèrer de notre charge émotionnelle négative.

    C’est le signal que nous avons quitté le domaine du mental et que nous avons totalement immergé notre conscience dans notre corps émotionnel.

    À partir du moment où nous intégrons le fait que « le seul résultat d’un comportement réactif est l’accroissement de notre malaise », nous sommes alors prêts à envisager une autre approche de notre cœur.

    Notre défi consiste donc à aborder le nettoyage émotionnel par la réceptivité et non par la réactivité. En d’autres mots, comment pouvons-nous activer la fréquence de la responsabilité émotionnelle de manière authentique ? La réponse à cette question est accessible en nous lorsque nous sommes capable de nous percevoir dans « une perspective élargie ». Percevoir une telle perspective exige d’élever notre conscience, au-delà de son intrication avec la peur, la colère, et le chagrin qui nous poursuivent, pour se placer dans le Dharma en mettant à jour le dessein supérieur du plan divin ; le caractère délibéré de cette divine étape particulière de notre voyage éternel. C’est ce que nous avons l’intention de réaliser lors de cette discussion, et cette tâche nécessite que nous revenions un instant en arrière et prenions du recul afin d’éveiller notre clairvoyance grâce à notre intuition.

    « Le Processus de La Présence » nous introduit à deux outils de perception appelés la « Voie de la Conscience » et « Le Cycle de Sept Ans ». En apportant ces outils de perception à notre conscience, l’objectif du livre est de nous révéler le caractère intentionnel de notre entrée dans notre expérience humaine actuelle.

    La « Voie de la Conscience » nous révèle que notre conscience se déplace dans un ordre précis, de manière intentionnelle et méthodique depuis le plan vibratoire (matrice) vers le plan émotionnel (enfance) vers le plan mental (adolescence), puis dans l’expérience physique (adulte).

    « Le cycle de Sept Ans » nous révèle comment la séquence de cette entrée intentionnelle est nécessaire afin de développer notre capacité à interagir avec les différentes caractéristiques de notre expérience.

    Ces deux outils de perception nous assistent également afin d’intégrer la raison pour laquelle le contenu émotionnel est le point d’origine de la qualité de notre expérience de vie et pourquoi c’est donc cet aspect de notre expérience (le cœur) qui doit être équilibré si nous cherchons à surmonter notre perception de mal-être. En d’autres termes, la paix n’est pas une circonstance physique, ni un concept mental ; la paix authentique est un état d’être qui, lorsqu’il est embrassé émotionnellement, lorsqu’il est ressenti, rayonne alors sur notre mental et jusqu’au cœur de nos situations sur le plan physique.

    Ce que la « Voie de la Conscience » permet de porter également à notre attention est que lorsque nous cherchons à retrouver la pleine conscience, il existe un chemin précis et très intentionnel qu’il nous faut prendre : nous devons renverser la « Voie de la Conscience » que nous avions l’habitude d’emprunter pour entrer dans l’expérience de cette vie ; détourner notre attention d’un paradigme basé sur le temps et nous réveiller à la plénitude de notre Présence éternelle authentique tandis que nous voyageons à travers cette expérience de vie mortelle.

    En d’autres termes, nous devons d’abord atteindre la présence physique, puis la clarté mentale, puis l’équilibre émotionnel. Ce n’est que lorsque tout cela est accompli que nous pouvons nous réveiller à notre identité vibratoire. Si nous sautons l’une ou plusieurs de ces étapes le long de notre cheminement, il nous faudra alors à un moment donné y revenir pour les compléter.

    Le but de ce parcours délibéré d’évolution qui nous éveille à la pleine conscience est évident dans toutes les pratiques de méditation :

    On nous enseigne d’abord à adopter une posture physique et à rester tranquille.

    Puis il nous est proposé un mantra à répéter mentalement afin de nous apaiser et de nous focaliser sur nos processus de pensée.

    Puis on nous encourage à accueillir l’expérience de « l’amour et de la dévotion » à travers lesquels nous pénétrons sur le plan « spirituel » ou vibratoire.

    Une fois encore nous observons le mouvement de notre conscience qui se déplace du physique vers le mental, puis vers l’émotionnel, pour entrer dans le vibratoire. (dans  »Le Processus de la Présence » nous utilisons le mot « vibratoire » au lieu de spirituel)

    Le problème est qu’en raison de l’intensité de notre mal-être émotionnel enfoui, beaucoup d’entre nous essayent de prendre un raccourci : nous essayons de pénétrer directement sur le plan vibratoire sans aborder méthodiquement et intentionnellement chaque étape du voyage qui s’avère nécessaire. Notre « raccourci vers Dieu » se manifeste invariablement comme une tentative camouflée de fuir l’expérience de vie dans laquelle nous avons été placés ; nous tournons le dos à l’importance et la signification de notre vie ordinaire quotidienne et cherchons plutôt « une expérience spirituelle » qui pourrait d’une certaine manière nous sauver de notre inconfort quotidien. Nous dissimulons souvent ce comportement réactif sous la forme d’une quête pour « ouvrir notre conscience », « réaliser notre destin » ou « connaître Dieu ».

    Cependant, peu importe la manière dont nous la camouflons, notre quête d’une « expérience spirituelle » hors de l’existence que nous expérimentons déjà ne peut être qu’une réaction, pas une réponse. Il s’agit d’une réaction à notre mal-être intérieur profondément refoulé auquel nous tentons d’échapper. Du fait que nous avons la conviction que notre malaise est dû à quelque chose se trouvant « là-bas à l’extérieur », nous croyons qu’en changeant quelque chose « là-bas à l’extérieur » cela nous aidera, comme en devenant par exemple un « disciple spirituel ».

    S’il n’existait pas en nous de mal-être, nous n’aurions absolument aucune envie de « sortir du lit » et de rechercher activement des réponses ou le salut à l’extérieur de notre expérience de vie quotidienne ordinaire.

    C’est en réaction à notre mal-être intérieur que nous rejoignons des chemins spirituels et des mouvements religieux qui promettent de « nous délivrer de la souffrance de ce monde ». Nous nous retrouvons alors à suivre des maîtres et des groupes qui nous promettent de nous mener au ciel, vers un quelconque paradis ou vers Dieu. On nous dit qu’une fois que nous arriverons dans ce futur lieu de refuge qu’il n’y aura plus de souffrance -- ce qui demandera une certaine forme de pratique (pendant de nombreuses années, voire des vies) -- Dans cette perspective, « suivre » n’est qu’une réaction. Il n’y a là rien de responsable. Suivre une personne ou suivre les autres nous éloigne de nous-mêmes. Nous abandonnons notre pouvoir à une idée, à une personne autre que nous-mêmes, à une organisation et à une manière d’agir basée sur le temps.

    Les voies spirituelles et les religions qui promettent de nous sauver de nos souffrances passées et présentes en nous garantissant un avenir parfait nous volent notre moment présent.

    Ces organisations et ces individus nous volent nos vies, juste sous notre nez. Toute démarche qui nécessite « un sauveur » ou un « paradis » pour réaliser son objectif est réactive car elle nous fait aborder Dieu comme un moyen d’évasion.

    Dieu n’est pas une voie d’évasion.

    Dieu est partout. À quoi pensons-nous échapper et où croyons-nous fuir ? Croyons-nous vraiment que nous allons accomplir quelque chose d’essentiel en abordant la Source de manière réactive ? Tout comportement de réaction, sans exception, fait naître un déséquilibre.

    Lorsque nous nous comportons inconsciemment et de cette manière, nous mésinterprétons le mot « suivre ». Nous croyons ensuite littéralement que pour accomplir quelque chose spirituellement nous devons abandonner l’endroit où nous sommes pour aller là où se trouve quelqu’un d’autre. Et si cette personne se déplace, nous devons alors nous déplacer également. Il est vrai qu’il existe des Maîtres sur cette terre qui sont là pour nous initier aux mystères vibratoires de notre propre identité. Cependant, lorsqu’ils disent « Suivez-moi », ils veulent dire « Que ma présence physique sur cette terre soit un reflet extérieur de votre potentiel intérieur afin que vous preniez conscience de comment vous déplacer au sein de l’accomplissement du Soi et donc de la Réalisation de Dieu ». Toutefois, l’accent est mis sur « vous déplacer vous-mêmes ». Ils ne veulent pas dire « laissez tomber ce que vous faites et rejoignez-moi ici » ou « habillez-vous en blanc et donnez-vous un nom indien ». Lorsqu’un Maître authentique utilise le mot « suivre », il fait toujours référence à un ajustement intérieur et non pas à un mouvement extérieur. Les Maîtres qui exigent qu’on les suive au sens littéral du terme – un groupe se déplaçant avec eux où qu’ils aillent -- sont à éviter à tout prix. Nul Maître authentique n’a « besoin » ou ne « veut » de disciples. Un Maître n’a besoin d’aucun adepte pour être un Maître. Potentiellement, nous sommes tous des Maîtres. Dans cette perspective, qui est censé suivre qui ?

    Toute activité extérieure menée dans le but de « devenir spirituel » est une réaction inconsciente vis-à-vis d’un malaise émotionnel intérieur.

    Voilà donc ce que beaucoup d’entre nous ont fait inconsciemment. Nous avons abordé le domaine vibratoire comme une réaction au malaise que nous vivons actuellement au fond de nos cœurs. Dès que nous pouvons admettre intérieurement, nous sommes libres de l’emprise que tous les faux prophètes peuvent avoir sur nous.

    Cette approche réactive – celle de tenter de prendre un raccourci vers le plan vibratoire – se révèle aussi de façon évidente au sein de nombreuses organisations New-Age. Cela se manifeste par la façon dont celles-ci s’identifient comme étant des mouvements dédiés au « Corps, Mental & Esprit ». Le mot « Cœur » est laissé de côté. Il se peut que cela ne soit pas fait consciemment, mais c’est révélateur de la façon dont nous essayons de manière ignorante de conquérir le plan vibratoire alors que nous ne sommes pas encore conscients de la manière d’aborder méthodiquement et intentionnellement notre entrée sur le « Chemin de la Conscience ».

    Nous ne pouvons contourner notre cœur et nous attendre à rencontrer ce que Dieu représente pour nous. Dieu est amour et le cœur est le point d’origine pour expérimenter l’amour tandis que nous sommes incarnés sur les plans physique, mental et émotionnel.

    Dieu ne peut être connu qu’à travers le cœur.

    Dans de nombreux textes bibliques, il est expliqué très clairement que « la souffrance est la clé de la libération ». Nos religions et nos maîtres émotionnellement non intégrés, ont mal interprété et par conséquent dénaturé ces textes, ils les ont utilisés pour nous faire accomplir toutes sortes de rites, rituels et dogmes ridicules qui ne servent qu’à ajouter davantage de souffrance à notre expérience. Ceci est dû au fait que les partisans de ces systèmes religieux et voies spirituelles n’ont eux-mêmes pas intégré leurs propres cœurs. Étant mentalement et physiquement paralysés, ils approchent les Écritures de manière littérale. Toutes les Écritures sont métaphoriques et toutes les métaphores parlent la langue du cœur. Afin d’entendre les véritables messages des Écritures et d’être capables de nous abreuver à leurs vérités, il nous faut faire l’expérience de pénétrer et d’intégrer l’état de notre propre cœur. Lorsque ces textes parlent de « la souffrance comme la clé de la libération », ils ne signifient pas « ajoutez de la souffrance à votre expérience de vie afin de connaître Dieu ». C’est ridicule.

    Nous n’avons pas à ajouter de souffrance à notre expérience de vie pour nous libérer de notre inconscience ; nous devons faire face à la souffrance qui réside déjà dans nos cœurs.

    Dans cette lumière, nos peurs, nos colères et nos douleurs actuelles possèdent un sens profond. Ces circonstances énergétiques sont nos dons. Comprendre ce dessein élevé au sein de nos malaises actuels transforme notre réactivité en réponse, et en conséquence, notre déséquilibre en équilibre. Découvrons ce changement de perception…

    Lorsque nous sommes enfants, notre corps émotionnel fonctionne parfaitement, mais vers l’âge de sept ans il commence à se refermer pour que nous puissions entamer une période de développement focalisé sur le corps mental. Lorsque notre corps émotionnel se referme, nous en perdons pratiquement conscience. En d’autres mots, nous ne fonctionnons plus à partir de la « perception de nos ressentis ». Percevoir nos ressentis signifie que nous sommes en mesure de « sentir les conséquences de nos pensées, paroles et actes avant même de les mettre en place ». La perception de nos ressentis peut également être appelée « la conscience des conséquences ». En tant qu’adultes, nous n’avons pas de perception de nos ressentis. Ce choix est délibéré.

    Si nous avions la perception de nos ressentis, nous n’aurions pas vécu la moitié des expériences qui ont été les nôtres et notre monde n’en serait qu’appauvri. Il nous a fallu être inconscients afin d’initier et participer à la plupart des activités qui nous ont amenés vers ce moment d’éveil.

    Du fait que nous ne fonctionnons pas à partir de la perception de nos ressentis, nous parlons, agissons et pensons d’une manière que sinon nous éviterions. Ce niveau d’engourdissement émotionnel nous est nécessaire afin que nous puissions pénétrer les voies obscures dans lesquelles nous sommes entrés afin d’y apporter la lumière.

    Cependant, il arrive un moment dans notre évolution où il nous faut nous sortir de notre comportement inconscient et réactif. Nous devons nous réveiller pour que nous puissions effacer ces expériences inconscientes et les utiliser comme une palette de couleurs nous aidant à peindre ce monde avec un niveau de compassion qui ne peut naître que de l’humilité de l’expérience personnelle. Une partie de l’expérience de notre éveil est que nous devons nous reconnecter avec la véritable Présence que nous sommes afin de pouvoir agir à partir de cet état d’attention parfaite.

    Nous devons être « dans le monde », mais pas, « de ce monde » ; il nous faut nous tenir les pieds ancrés fermement dans la terre, mais le cœur embrassant consciemment le plan vibratoire. Comme la « Voie de la Conscience » le révèle, cela exige que nous ré-entrions consciemment dans notre corps physique, que nous retrouvions notre clarté mentale, puis que nous nous engagions dans le challenge qui est de prendre conscience du potentiel de notre corps émotionnel en débloquant tous les schémas de disfonctionnements énergétiques inconscients qui alimentent nos comportements réactifs. Ces schémas émotionnels dysfonctionnels sont ce que nous appelons la peur, la colère et la douleur.

    Rétablir l’équilibre émotionnel nécessite de ressentir ces circonstances énergétiques -- c’est tout – « RESSENTIR ». Pour ce faire nous devons d’abord ancrer notre conscience fragmentée en entrant dans notre corps et en ressentant les multiples sensations intérieures que nous avons essayé d’éviter par la sédation et le contrôle, sensations qui lui sont inhérentes. Ressentir consciemment les diverses sensations physiques dans notre corps réveille automatiquement notre capacité de « ressentir » et sert donc de portail pour réveiller la conscience du corps émotionnel. C’est pourquoi la présence sur le plan physique doit être activée en premier. Dans  »Le Processus de La Présence », la présence sur le plan physique est initiée par la pratique quotidienne de la respiration consciente et connectée.

    Une fois que la présence sur le plan physique est activée, nous pouvons recouvrir la clarté mentale. L’état de clarté mentale est triple :

    Premièrement, c’est la prise de conscience que nous sommes responsables de la qualité de nos propres expériences de vie.

    Deuxièmement, c’est la prise de conscience que le corps émotionnel est le point d’origine de la qualité de nos expériences de vie.

    Troisièmement, c’est la prise de conscience que ce n’est qu’en équilibrant le point d’origine de notre expérience que nous pouvons authentiquement manifester un équilibre au sein de nos processus de pensée et de nos circonstances extérieures sur le plan physique.

    Une fois que nous atteignons ce niveau de clarté mentale, nous sommes prêts à cesser de penser et à nous abandonner entièrement au ressenti. Ce point, où nous nous abandonnons à nos ressentis, est une partie cruciale du voyage. Ce n’est qu’en nous abandonnant à notre véritable état émotionnel que nous pouvons réveiller notre conscience du corps émotionnel. Ce n’est qu’en « ressentant le véritable état de notre corps émotionnel » que nous pouvons réveiller la perception de nos ressentis.

    Par la purification émotionnelle il ne s’agit donc pas « de nous débarrasser de tout ça pour pouvoir passer à autre chose ». C’est l’approche réactive par laquelle la plupart d’entre nous abordons ce travail – c’est cette même approche qui nous mène à croire que nous n’arrivons à rien et qui, au dire de tous, semble aggraver les choses. Par le nettoyage émotionnel, il s’agit « d’activer un état d’être au sein du monde par lequel nous fonctionnons à partir du cœur comme étant le point d’origine motivant toutes nos pensées, paroles et actes ».

    Lorsque nous sommes en mesure d’agir à partir de la perception de nos ressentis, nous n’avons aucun besoin de loi. Là où il y a amour, il n’existe pas de loi. Lorsque nous pouvons ressentir les conséquences de nos pensées, de nos paroles et de nos actes avant de les mettre en place, nous n’entretenons pas de comportements blessants et réactifs. Nous fonctionnons alors à partir d’un point d’amour authentique et de respect pour toute forme de vie. Personne n’a à nous dire comment nous devons mener notre expérience en ce monde ; notre cœur accomplit cette guidance naturellement. Réveiller la perception de nos ressentis nous transforme automatiquement en êtres humains qui font preuve de compassion, d’amour, de respect et emplis d’attention consciente.

    Ce n’est cependant pas le seul bénéfice qu’apporte la perception des ressentis ; elle stimule également la joie authentique. Jusqu’à ce que nous devenions capables de ressentir notre propre peur, colère et douleur, nous ne pouvons connaître ce qu’est la joie. Jusqu’à ce que nous soyons capables d’embrasser notre propre mal-être intérieur, nous croyons à tort que la joie est un état émotionnel qui est à l’opposé de notre mal-être. Nous croyons à tort que la joie est « un état émotionnel dans lequel nous nous sentons heureux ». Il est inexact de penser que la joie est une émotion, en particulier « une émotion heureuse ».

    La joie ne signifie pas se sentir bien ; la joie signifie pouvoir tout ressentir.

    La joie c’est permettre à tous les ressentis de pénétrer dans notre conscience sans en censurer certains et en favoriser d’autres. La joie n’est ni le bonheur ni une émotion, la joie est « la relation consciente que nous entretenons avec notre corps émotionnel ». Nous ne pouvons donc connaître la joie authentique que lorsque nous mettons fin à notre relation réactive avec notre corps émotionnel.

    Notre volonté de pénétrer dans un état de conscience où nos propres peurs, colères et douleurs auront été supprimées est donc un élément crucial du voyage. En nous permettant de ressentir notre peur, notre colère et notre chagrin, nous réveillons notre capacité de ressentir à nouveau -- de ressentir profondément. Cette capacité nous permet de sentir ce qu’est véritablement la vie. La vie n’est pas une pensée, un concept ou une idée. Elle n’est pas non plus une circonstance sur le plan physique. La vie en son essence est un ressenti.

    Tant que nous ne nous « sentons » pas en vie, nous sommes morts.

    L’ennui est le symptôme d’une personne sans vie. A moins que nos cœurs ne soient ouverts aux énergies en mouvement circulant en nous et autour de nous, nous ne sommes pas en vie -- nous ne savons même pas encore ce qu’est la vie. Nous la recherchons donc mentalement par la « compréhension » ou physiquement par nos interminables « actions » ainsi que par l’accumulation de choses. Le paradoxe signifie que : nous ne pouvons connaître le sentiment d’être en vie tant que nous fuyons inconsciemment l’inconfort résidant dans nos cœurs.

    Nous ne pouvons savoir ce qu’est la vie lorsque nous nous échappons du moment dans lequel nous sommes en croyant à tort qu’il existe quelqu’un ou quelque chose qui va nous sauver de ce monde.

    Cependant, dès que nous permettons à tous nos sentiments de nous pénétrer -- un processus s’initie en nous et démarre par le désir de vouloir consciemment faire face à notre peur, notre colère et notre douleur -- nous réveillons la perception de nos ressentis. Grâce à l’expérience de la perception des ressentis, toutes sortes d’aperçus s’éveillent en nous comme un lever de soleil nous délivrant d’une longue et sombre nuit. Une fois que nous cessons de fuir notre malaise intérieur et au lieu de cela y répondons comme un moyen de nous apprendre à ressentir, l’expérience merveilleuse que nous avons tant attendue apparaît à l’intérieur, devant et tout autour de nous. C’est une découverte magnifique : Tout ce que nous recherchons se trouve juste en face de nous. Réaliser cela permet à notre conscience de s’installer au cœur du moment présent. Puis nous voyons avec admiration que l’expérience de vie qui nous ennuyait par le passé est en fait la profonde expérience spirituelle que nous avons recherchée.

    Ce n’est que lorsque nous embrassons tous les ressentis de manière égale comme étant des communications vibratoires provenant directement de Dieu, que nous pouvons commencer à reconnaître ce que notre expérience de vie est réellement : un don de Dieu nous permettant d’avoir une relation intime avec tout ce que Dieu représente pour nous. C’est le « ressenti », non pas la pensée ou une quelconque action physique, qui nous rend susceptibles d’interagir directement avec le plan vibratoire. Ce qui est vibratoire doit être ressenti pour être connu. Quoi que représente Dieu pour nous, cela doit être ressenti pour être connu.

    Lorsque nous essayons d’entrer dans une « expérience spirituelle » en contournant ou passant par-delà le cœur, nous nous privons des moyens de nous éveiller au « vocabulaire » nécessaire pour avoir une communication directe avec le plan vibratoire. Nous pouvons alors méditer pendant 1.000 ans et ne toujours pas faire d’expérience réelle et donc durable. Nous pensons ensuite que la joie signifie le bonheur et nous continuons à courir après un état émotionnel en essayant d’échapper à un autre.

    Un tel comportement réactif crée un profond conflit intérieur dans nos propres cœurs. Nous appelons alors ce que nous fuyons « le diable » et ce vers quoi nous courons « notre sauveur ». Nous émanons ensuite ce conflit vers l’extérieur tout comme un monde en guerre avec lui-même.

    Nous ne pouvons approcher le plan vibratoire comme une réaction à notre expérience de vie et nous attendre à accomplir quelque chose de réel ou durable. La conscience vibratoire n’est pas une échappatoire ; c’est la floraison naturelle de notre parcours humain, un voyage qui honore la « Voie de la Conscience ».

    Si un parent donne à son fils ou sa fille une somme d’argent et que l’enfant la repousse de façon réactive et demande autre chose à la place, il est peu probable que le parent donnera à nouveau de l’argent à cet enfant. Il continuera à prendre soin de lui, si toutefois le comportement réactif de l’enfant le permet, mais ne lui donnera plus aucun argent car il n’est pas encore à même d’apprécier ce cadeau. Cependant, si le parent donne de l’argent à l’enfant et que celui-ci lui donne de la valeur, c’est avec plaisir que le parent lui en donnera plus car il sait que la valeur du don a été appréciée. En fait, le parent donnera un jour à cet enfant tout ce qu’il possède sachant qu’il saura y accorder de la valeur par son appréciation.

    Le mot « Appréciation » est à double tranchant. Il signifie « être reconnaissant pour », mais il possède également une autre fréquence. Lorsque nous possédons des actions immobilières et qu’elles prennent de la valeur, cela signifie que leur valeur s’accroît [ndt : "appréciation" en anglais = plus-value]. Lorsque nous apprécions quelque chose nous « lui donnons de la valeur à travers notre gratitude ». Notre expérience de vie est un don qui nous a été offert par nos origines vibratoires. La valorisons-nous ? Lorsque nous la repoussons, et au lieu de cela recherchons une autre expérience pour nous sauver de celle-ci, nous réagissons au don qui nous est donné par notre origine vibratoire. Nous faisons preuve d’un manque de maturité. Nous sommes infantiles.

    Le cadeau de la vie doit être « déballé » en conscience pour être apprécié. Cela ne peut s’accomplir que lorsque nous nous engageons à le ressentir pleinement, avec toutes ses complexités, au fond de nos cœurs magnifiques.

    Cela ne nous aide en rien de fuir l’expérience de vie dans laquelle sous sommes actuellement pour courir vers une « voie spirituelle » ou une organisation religieuse qui promet de nous délivrer de nos souffrances. Cela ne nous aide pas de suivre qui que ce soit promettant de telles choses. C’est un piège et une illusion. Cela ne fera que nous amener dans l’inauthenticité, affaiblir notre intégrité et nous priver de l’expérience d’intimité avec notre essence vibratoire. Un tel comportement inauthentique et réactif nous amène à faire des choses stupides, comme porter des « vêtements spirituellement appropriés », pratiquer des rituels étranges et nous donner des noms indiens fantaisistes alors que ce que nous avons de plus proche avec les indiens est le curry que nous consommons. Un tel comportement réactif -- peu importe combien il est flagrant ou subtil, et peu importe comment nous le cachons avec nos gestes de « sainteté » -- est toujours une tentative d’échapper au mal-être de nos propres cœurs.

    Croyons-nous honnêtement que quelqu’un soit à même de nous sauver alors qu’il n’y a que nous qui puissions ressentir l’état de notre cœur ? Les autres peuvent accomplir des choses sur un plan physique pour nous, comme poster une lettre. Ils peuvent également accomplir des activités mentales en notre nom, comme se lever et parler pour nous au tribunal. Pourtant, personne ne peut ressentir pour nous. « Ressentir » est notre responsabilité d’Âme. Puisque personne ne peut ressentir pour nous, personne ne peut guérir pour nous. Seule notre volonté de répondre à la condition inconfortable de notre propre cœur peut restaurer l’équilibre au point d’origine de notre expérience, et donc permettre à l’expérience de l’équilibre intérieur de rayonner dans nos pensées et au sein de nos situations sur le plan physique. Ce n’est que par la réalisation de cet équilibre intérieur que nous pénétrons dans une relation « véritablement joyeuse » avec notre corps émotionnel.

    La joie signifie que nous nous autorisons à tout ressentir. Dans cet état de lâcher-prise, nous développons le « vocabulaire » profond appelé perception des ressentis qui nous permet d’interagir consciemment avec le plan vibratoire. Nous ne pouvons accomplir cela qu’au cœur de l’expérience de vie où nous nous trouvons actuellement. Savoir cela est l’entrée métaphorique au cœur de l’expérience appelée « crucifixion »:

    Lorsque nous réalisons véritablement que, quoi que nous fassions, ce n’est que le lâcher-prise à ce que nous ressentons à chaque instant qui nous aide dans cette prochaine étape de notre éveil, c’est comme si nous avions les mains clouées. Lorsque nous nous rendons compte qu’il n’y a nulle part où aller pour rétablir l’équilibre de notre propre cœur, que nous devons lâcher-prise aux sentiments inhérents au « moment présent », c’est comme si nous avions les pieds cloués. Ensuite, notre seul choix est soit de réagir, soit de répondre. Si nous choisissons de réagir nous ajoutons à notre souffrance et cela rallonge l’expérience que nous devrons de toute façon traverser. Lorsque nous répondons à notre éveil dans le moment présent, la conscience se déploie de manière naturelle à un rythme plus adapté à la beauté de notre épanouissement personnel.

    Il n’y a absolument aucune nécessité d’ajouter de la souffrance à notre expérience pour pouvoir connaître ce que Dieu représente pour nous. La quantité et la qualité de souffrance résidant déjà dans notre cœur est en proportion directe avec la quantité de ressentis que nous avons besoin d’expérimenter afin de nous réveiller pleinement au « vocabulaire » de la perception des ressentis. Quand nous répondons à cette souffrance intérieure et voyons les fruits d’un tel lâcher-prise, nous ne pouvons nous empêcher d’avoir le souffle coupé d’admiration devant la profonde expérience appelée la Vie au centre de laquelle nous nous trouvons déjà.

    A travers la guérison de notre propre souffrance, nous donnons automatiquement de la valeur au « moment présent » ainsi qu’à toute la complexité infinie des ressentis qui s’y tissent et y forment des spirales. Cette valorisation permet à l’expérience de s’approfondir, encore et encore, perpétuellement. Grâce à l’éveil de la conscience du corps émotionnel à travers la perception des ressentis, nous nous élevons par notre propre cœur dans l’étreinte intime de tout ce que nous avons recherché. Tout ce que l’on croyait perdu est retrouvé, ici et maintenant. Nous approchons ensuite de la prise de conscience de notre essence vibratoire comme une réponse à ce qui nous a été donné et non pas comme réaction à ce que nous avons reçu. Puis, il nous est donné encore plus. Ensuite, tout nous est donné.

     

  7. Michael Brown dit :

    RESSENTIR LA PAIX EST UN CHOIX.

    Traduction française : Linda P. Steketee

     

    Il est maintenant devenu évident pour quiconque ne vit pas la tête enfouie dans le sable que nous sommes actuellement confrontés à une intensification à tous les niveaux de notre expérience humaine. Chaque jour ont lieu, quelque part dans le monde, de nouveaux tremblements de terre, des inondations, des catastrophes minières, des divulgations politiques, des crises financières, des révélations publiques de certaines formes de comportements non éthiques ainsi que d’énormes troubles civils. Des pays entiers se déchirent et ont recours à de violentes représailles.

    Si nous observons de près notre environnement immédiat, nous ne pouvons qu’être témoins de l’évidence de ces chamboulements parmi nous. Ce qui se passe au sein du macrocosme de la scène mondiale se manifeste également dans le contenu des conversations échangées par tout un chacun. Les conflits et le chaos sous une forme ou une autre sont actuellement en augmentation. Un énorme changement est en train d’avoir lieu.

    Il est donc maintenant essentiel de rendre hommage à l’expérience qui semble prendre du recul tandis que tout cela se déroule : la Paix. A l’heure actuelle, rien n’est plus important que de nous rappeler chaque jour que l’expérience de la paix est une responsabilité qu’il nous faut réaliser à un niveau personnel – et non pas un droit qui nous serait donné par quelque organisation politique, économique, sociale ou religieuse. L’expérience de la paix est toujours ressentie comme un état perçu au niveau personnel et c’est seulement une fois que nous l’avons ressentie individuellement que cette paix peut rayonner en tant qu’expérience collective. La véritable sensation de paix ne peut émaner que de l’intérieur.

    L’une des plus grandes supercheries que nous mettons en place individuellement et collectivement, est le fait de mettre en avant l’idée que « nous avons besoin de faire la paix ». Avez-vous remarqué que rien que nous ayons pu faire tout au long de l’histoire de notre humanité dans la tentative de « faire la paix » n’a jamais fonctionné ? La raison en est que l’idée-même que « la paix est quelque chose qui peut être faite » -- que cela soit par la guerre, les débats, les accords ou des signatures de traités -- est trompeuse et illusoire.

    Tout pays ou toute organisation qui prétend avoir réalisé la paix par de tels moyens a démontré au cours du temps que tout ce qui a été accompli l’avait été par « un contrôle forcé temporairement », n’entraînant qu’une existence de désespoir tranquille pour les hommes ainsi que des états contenus d’agressivité passive, avant qu’un nouveau mécontentement ne se manifeste à nouveau.

    La raison en est que la paix ne peut être « faite » – que cela soit au Moyen-Orient, en Afrique du Sud, en Indonésie, ou n’importe où. La paix existe déjà au sein-même de la Création. La vibration ressentie de la paix que nous expérimentons en tant qu’êtres humains a été créée bien avant que nous n’apparaissions et existera longtemps après que nous ayons été remplacés par une autre espèce dominante. La vibration de la paix existe partout. La paix peut être trouvée même au milieu des pays déchirés par la guerre comme l’Irak, l’Afghanistan et toute autre région actuellement noyée dans des conflits humains.

    La paix rayonne spontanément au sein de n’importe quel environnement où l’homme est absent. Le fait que le comportement humain conflictuel obscurcisse ce rayonnement ne veut pas dire pour autant qu’il n’existe plus.

    Simplement, nous ne cessons d’avoir des comportements et de tenir des conversations visant à « essayer de faire la paix » car nous n’avons pas conscience de ce qu’est la paix véritable. En raison de nos états tourmentés actuels au niveau physique, mental et émotionnel, nous ne réalisons pas la paix en tant qu’expérience qui ne peut être vécue qu’à un niveau personnel. Au lieu de cela, nous supposons qu’elle est un quelconque arrangement que nous devons créer collectivement à travers des accords. Cela n’est pas vrai. C’est à nous de la ressentir personnellement à tout moment de notre choix car c’est une résonance qui nous enveloppe où que nous puissions nous trouver. Cependant, il est de notre ressort de choisir de la ressentir.

    Maintenant, en ce moment précis, toute personne lisant ceci est à même de se sentir en paix – en en faisant le choix. Ce n’est pas une expérience que quelqu’un doit organiser pour nous à travers des débats, des discussions, ou des accords. Aucun groupe de personnes n’a besoin d’être assujetti ou déplacé pour nous permettre de ressentir la paix. De tels concepts ne font que discréditer la véritable réalisation de la paix. Nous n’avons pas à faire la paix avec qui que ce soit -- nous devons prendre conscience qu’il s’agit d’un sentiment à l’intérieur de notre propre cœur et ensuite choisir de vivre cette prise de conscience, quoi qu’il advienne.

    Nous exprimons même l’évidence de cette vérité à travers notre langage. Nous ne disons pas: « Je pense la paix » ou « J’agis la paix ». Nous disons, « Je ressens la paix ». Et parce que personne – aucun collègue, homme politique, prêtre, profiteur, parent ou partenaire, n’a la capacité de ressentir quoi que ce soit en notre nom -- personne n’est donc responsable du fait que nous ressentions ou non la paix. La paix est une expérience ressentie qui est déjà librement offerte à tous les êtres humains. Toutefois, il est de notre responsabilité de choisir de vivre et de maîtriser le ressenti de cette prise de conscience.

    C’est bien évidemment là où les choses deviennent épineuses. La paix est intransigeante. Soit nous choisissons de la ressentir -- ou alors nous choisissons de ressentir autre chose. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément nourrir le sentiment d’avoir raison et de faire les choses à notre manière. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément ressentir un sentiment de vengeance. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément nous sentir en droit d’avoir « le dernier mot ». Nous ne pouvons nous sentir en paix ET nous comporter d’une quelconque manière blessante envers un autre être humain ou créature vivante. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément imposer notre volonté aux autres. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément prétendre que notre religion est l’unique véritable voie pour communier avec Dieu (ou tout ce qu’il représente pour nous). Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément prendre parti dans un quelconque conflit.

    La paix nécessite également un désir de libération. Le prix pour pouvoir se sentir en paix MAINTENANT – au cœur du moment présent -- est toujours déterminé par notre volonté d’intégrer les blessures vécues par le passé. Car tout ce qui peut advenir au sein de notre expérience dans le moment présent nous empêchant de ressentir la conscience de la paix a toujours quelque chose à voir avec ce qui est arrivé dans le passé.

    Maintenant, au cœur du moment présent, si nous en faisons le choix, nous sommes invités à nous sentir en paix.

    La véritable question que nous devons nous poser est : « Recherchons nous véritablement la paix ? » Ceci peut apparaître comme une question évidente avec une réponse qui l’est tout autant – pourtant cela ne l’est pas. La plupart d’entre nous vont répondre tout de suite qu’évidemment nous choisissons la paix, mais en définitive nous nous accordons aussi le choix de nous sentir dans notre bon droit, de nous venger, ou d’être dans le contrôle -- au lieu de nous sentir en paix.

    La réalité est que personne ne peut se tenir entre nous et le sentiment de quiétude. Nous pouvons éprouver ce sentiment-là immédiatement. La paix est une résonance ressentie déjà créée par Dieu (ou tout ce qu’il représente pour nous), non pas par quelque chose qui sera créé un jour par nous, les humains. Toutefois, nous levons-nous chaque jour en choisissant de ressentir la paix qui a déjà été créée pour nous, ou sommes-nous encore en train d’attendre illusoirement que quelqu’un « fasse en sorte que la paix advienne en notre nom » ?

    La paix ne peut exister dans le monde que lorsque nous choisissons de la ressentir immédiatement au cœur de notre propre expérience tandis que nous vivons au sein du monde. Il n’y a pas d’autre manière de l’aborder de manière authentique.

    Si nous ne nous sentons pas en paix dans le moment présent, c’est parce que nous faisons le choix de ne pas la ressentir. C’est aussi simple que cela. Si nous nous associons au courant des foules et que notre expérience personnelle se dégrade en une escalade de conflits, il est probable que nous sommes en train de choisir grossièrement d’avoir raison ou de prendre parti dans quelque drame humain incessant. Rappelez-vous que l’expression est : « Que la Paix soit avec vous », et non pas « Que la Paix soit avec eux ».

    N’oubliez pas également que le fait d’être paisible n’est pas et ne sera jamais une expérience pouvant être réalisée en tant qu’activité de groupe organisée. C’est toujours un choix qui s’accomplit en embrassant un niveau de maturité de responsabilité personnelle. Nous ne pouvons réaliser la paix en votant pour elle, en la forçant, en gagnant plus d’argent pour nous l’approprier, ou en prenant parti pour imposer notre version de la vérité. Nous ne pouvons avoir conscience de cette expérience directe qu’en choisissant consciemment de la ressentir et de la vivre le mieux possible en tant que résonnance tout au long de chacune de nos journées. Si nous ne faisons pas le choix personnel de la ressentir, elle ne peut pénétrer au cœur de notre expérience. Ce n’est que lorsque nous la choisissons comme « un sentiment que nous portons en conscience dans notre propre cœur » qu’elle peut alors rayonner vers l’extérieur et avoir un impact sur la qualité de nos pensées et de nos actes.

    A l’heure actuelle, tandis qu’un grand nombre de personnes dans le monde continuent inconsciemment l’escalade du conflit et du chaos, il n’y a rien de plus important que de maintenir la prise de conscience personnelle de ce qu’est la paix véritable. Personne ne va nous payer pour être paisible. Personne ne va nous tapoter dans le dos ou écrire un article concernant notre paix dans un journal quelconque. Personne ne va nous donner le Prix Nobel de la Paix et tenir une conférence de presse à ce sujet. La paix authentique ne deviendra pas un sujet d’actualité dans un monde qui croit encore illusoirement que « la paix est quelque chose qui doit être faite ».

    La paix est un état de tranquillité, de calme, choisi et ressenti, résonnant dans le cœur de chacun.

    Lorsque nous sommes en mesure d’éveiller et d’aborder chaque jour en nous rappelant de faire le choix de nous sentir en paix -- même si ce ne sont que des moments au cours de notre journée – alors nous servons l’humanité en maintenant la claire lumière de l’équilibre intérieur au sein du monde tandis qu’une foule de personnes sont complètement en train de la perdre de vue.

    Vous êtes invités à vivre cette journée dans le calme. La paix est un don de la Volonté Divine qui est offert à tous, non pas le résultat de quelque déclaration des hommes. Le ressenti de sa résonance est un choix personnel venant du cœur, non pas un droit politique accompli par un organisme quelconque.

    La paix est disponible en tant qu’expérience à l’intérieur de vous et de moi, dans le moment présent. C’est à nous de la choisir. Elle ne sera toujours expérimentée que par notre choix.

     

  8. Michael Brown dit :

    NE FORMONS PAS UN AUTRE GROUPE.

    LE PARADOXE CONCERNANT LE DÉROULEMENT DE NOTRE PROCESSUS ÉVOLUTIF EST QUE, MÊME SI C’EST UNE TRANSFORMATION QUI IMPACTE FINALEMENT TOUT NOTRE GROUPE HUMAIN, ELLE NE PEUT ÊTRE ACCOMPLIE PAR LA FORMATION DE GROUPES SPÉCIFIQUES AU SEIN DE NOTRE EXPÉRIENCE HUMAINE COLLECTIVE. L’ÉVOLUTION AUTHENTIQUE NE PEUT ÊTRE DÉCLENCHÉE PAR L’ACTIVITÉ D’UN GROUPE SPÉCIFIQUE, MAIS PAR DES INDIVIDUS SE TRANSFORMANT EUX-MÊMES MALGRÉ L’ACTIVITÉ DE NOTRE MENTALITÉ COLLECTIVE. L’ÉVOLUTION EST LA CONSÉQUENCE D’INDIVIDUS HONORANT LEUR AUTHENTICITÉ EN DÉPIT DES MARÉES DE LA MENTALITÉ COLLECTIVE.

    Traduction française : Linda P. Steketee

     

    L’un des obstacles retardant l’évolution de notre développement actuel est que nous sommes dépendants d’expériences non authentiques sous prétexte d’essayer de devenir authentiques. Un exemple de ce comportement est notre désir de former des groupes spécifiques comme moyen de retrouver l’authenticité. Nous devenons ensuite dépendants de ces groupes, ce qui en retour, retarde notre développement évolutif en semant et renforçant la mentalité collective au-delà de l’authenticité individuelle. L’évolution s’accomplit toujours à partir de la « différence » et non de « la similarité ».

    Les groupes de soutien sont des dépendances déguisées qui nous séduisent et nous font vivre dans le déni. Ils ne peuvent nous aider à grandir émotionnellement alors que ce que nous attendons d’eux est de garder l’équilibre. Les groupes sont des portails consacrés à la perpétuation de notre drame. Ils nous donnent un sentiment d’exclusivité, celui d’être spécial et de posséder une subtile supériorité. Ils nous permettent de constamment faire revivre les vieilles histoires usées que nous nous sommes racontées depuis des années. En nous offrant une assemblée soi-disant légitime pour raconter nos histoires aux autres, les groupes de soutien apportent un sentiment de réalité mensonger à ces illusions fabriquées.

    Les groupes de soutien naissent immanquablement de l’expérience d’une personne. Cette assemblée devient alors un moyen par lequel l’expérience unique de cet individu se cristallise à travers un ensemble de règles bien concrètes que tous les autres devront suivre.

    Les groupes de soutien naissent également des « besoins et désirs » non intégrés d’une personne. Cet individu va alors refléter ces problèmes au sein d’une assemblée composée de personnes qui partagent ces dysfonctionnements émotionnels.

    Dans cette perspective ils sont les graines potentielles de l’énergie religieuse insidieuse qui devient inévitablement un opiacé pour ceux qui ont besoin et désirent suivre quelqu’un ou quelque chose. Ils sont une tentative d’orchestrer et d’organiser l’instant éternel. Le plus souvent, ils sont une occasion pour les personnes qui ont peu de courage pour s’exprimer, de s’entendre parler, de sentir que leurs opinions réactionnaires ont un sens et pour justifier le fait de continuer d’être incapables de grandir émotionnellement. Parce que leur structure-même court-circuite les possibilités de développement émotionnel individuel authentique, ils deviennent immanquablement des bourbiers de critiques et soutiennent donc la faiblesse inhérente de la mentalité de victime et de vainqueur.

    Combien de groupes de soutien possèdent un fonctionnement interne permettant de libérer leurs membres du groupe afin qu’ils puissent apprendre à fonctionner de façon libre et indépendante sans lui ?

    Est-ce que ceux qui se font enfermer dans l’expérience de la dépendance à l’alcool et à la toxicomanie sont un jour libérés par leurs groupes de soutien, ou le groupe est-il une dépendance camouflée qui retient ses membres paralysés et emprisonnés dans la toile d’une organisation d’auto-préservation ?

    Les groupes de conscientisation du moment présent nous aident-ils à expérimenter la conscience du moment présent, ou mettent-ils tout simplement en évidence notre frustration de ne pouvoir le faire ?

    Ce n’est pas parce qu’un groupe de soutien permet à ses membres de faire du surplace, de vivre dans un désespoir tranquille, de trouver des compagnons de misère, ou d’échanger longuement sur des concepts spirituels, que cela signifie qu’il accomplit quelque chose de tangible et donc de durable.

    Si l’intention d’un groupe de soutien n’est pas de libérer ses membres de lui-même aussi rapidement et efficacement que possible, il n’est qu’un outil de dépendance qui engendre l’emprisonnement de la perception.

    Les groupes de soutien ne peuvent nous assister dans notre croissance émotionnelle car toute croissance émotionnelle abordée dans un contexte où il existe « un public » (ce qu’est un groupe de soutien) est « une représentation ». Une représentation, peu importe combien elle est subtile ou bien déguisée en expérience authentique, est un simulacre. Les artistes-interprètes font toujours semblant. La Présence ne peut être retrouvée par le biais de faux-semblants tout comme la paix ne peut être « forcée ». Un spectacle est toujours, de par sa nature, un comportement réactif ; un comportement motivé et orienté par les circonstances extérieures. La croissance émotionnelle, pour être authentique, doit être réceptive, et initialement un comportement véritablement réceptif n’est possible que lorsque nous nous retrouvons totalement seuls.

    Ce n’est que lorsque nous sommes capables d’être constamment honnêtes envers nous-mêmes, pour nous-mêmes, et par nous-mêmes, que nous pouvons ensuite nous comporter authentiquement en public d’une manière cohérente.

    Même lorsque nous formons des groupes de soutien au nom de soi-disant « buts élevés », comme celui de discuter de l’Unité, ou d’autres nobles concepts mentaux, nous nous abusons encore nous-mêmes. Nous ne pouvons former un groupe exclusif pour en fait activer ce qui est inclusif. Nous ne pouvons discuter de l’Unité avec un autre être humain et nous attendre à expérimenter cet état de manière authentique. Dès que nous discutons de l’Unité avec quelqu’un d’autre, nous mettons en place une expérience de séparation. En débattant de l’Unité, nous dirigeons alors notre expérience avec la perception qu’il existe « un autre » et nous fermons de ce fait la porte à l’expérience de l’Unité. L’Unité signifie « qu’il n’y a pas d’autre ». Cela signifie qu’il n’y a pas de groupe spécifique auquel appartenir. L’Unité signifie que chacun et tous font partie de notre groupe. Alors le concept de « groupe » se dissout également. « Un groupe » n’est possible que dans la conscience-de-la-séparation. « Un groupe », pour exister, a besoin « des autres ». Dans l’Unité, les « autres » n’existent pas.

    L’acte de former ou de rejoindre un groupe dissous simultanément l’expérience de perception de l’Unité.

    Une autre chose étrange que nous faisons ces temps-ci est de se réunir en groupes et de s’asseoir en silence. Certaines personnes prennent l’avion pour traverser un continent, voire même voyagent d’un pays à un autre en payant d’énormes sommes d’argent, pour s’asseoir dans le silence ! Il y a 15 ans un tel comportement aurait été une idée juteuse pour un sketch absurde du « Cirque Volant » des « Monty Python ». On peut facilement visualiser John Cleese en train de déclamer l’instruction suivante :

    Bien. Entrez tout le monde. Voici l’Isoloir Où l’On Vient S’asseoir en Silence. Payez vos cinq livres à l’entrée et vous pouvez venir vous asseoir dans un silence absolu pour le reste de cette foutue semaine. Si ce n’est pas votre tasse de thé, vous pouvez bien sûr aller de l’autre côté du couloir dans l’Isoloir Où l’On Se Frappe la Tête Contre Son Genoux Droit Sans S’Arrêter, qui soit dit en passant est une affaire aujourd’hui : seulement trois livres pour vous frapper jusqu’à vous assommer. Non, Monsieur, s’il vous plaît, une fois que vous avez payé vos cinq livres on ne parle plus du tout, merci. Madame, s’il vous plaît, taisez-vous et essayez d’apprécier la grandeur du service que nous vous offrons sinon nous vous rembourserons. Bien, maintenant je voudrais entendre ce foutu silence ici ! Mais d’abord, j’ai quelques annonces à passer concernant les types de bruits, physiques ou autres, qui ne seront pas tolérés. Bien…

    Ce n’est pourtant pas une comédie ; c’est ce que font les gens ! En fait nous créons des expériences de groupes particulières afin de pouvoir nous asseoir ensemble dans le silence et la tranquillité, et nous payons même des gens pour qu’ils aient le privilège d’organiser de telles occasions. Bien entendu une partie de l’expérience repose sur un individu présent que nous reconnaissons comme étant spirituellement si évolué que s’asseoir dans le silence et la tranquillité en sa compagnie vaut pour nous chaque centime dépensé. Par conséquent, afin de pouvoir pénétrer dans l’expérience gratuite et illimitée du silence, nous devenons dépendants de quelqu’un d’autre, ou d’un endroit idyllique éloigné de notre situation quotidienne, ou encore de la présence de tout un groupe « d’autres ». Jusqu’où nous sommes-nous égarés du bon sens et de l’authenticité ? Comment ce comportement est-il censé nous habiliter à l’expérimenter d’une manière réelle et durable ? Ceci est la conséquence du mélange de la spiritualité et du commerce ; il est évident que certaines personnes se font énormément d’argent sur le dos du niveau actuel des malaises intérieurs de l’humanité, de l’immaturité émotionnelle et d’une naïveté infantile.

    La question à se poser est celle-ci : les conséquences de telles pratiques de groupes sont-elles réelles et durables ? La réponse est simple : si nous avons besoin d’y retourner, ou si nous sentons la nécessité de l’expérimenter de manière répétitive, alors la réponse est « Non ». Dans de telles circonstances, quelle que soit l’expérience que nous avons apparemment rencontré, elle est fondée sur le besoin de « s’installer et se positionner » sur la scène artificiellement construite où nous allons pouvoir accomplir et mettre en spectacle nos prétendus silence et immobilité, et par conséquent leur effet sur nous diminue immanquablement et retourne au néant.

    Les bénéfices du silence et de l’immobilité ne peuvent être récoltés par la réactivité. Le silence et l’immobilité n’ont un mérite réel et durable que lorsqu’on les a recueillis seul, d’une manière invisible pour le monde et dans une liberté qui n’est possible que loin des échanges monétaires. Ce que nous n’avons pas encore compris, c’est que lorsque nous devons payer une somme particulière pour de telles activités de groupe, il s’agit de la valeur précise que notre inconscient leur accorde. Une « retraite silencieuse » donne donc une valeur très limitée et quantifiable aux trésors du silence et de l’immobilité et nous empêche en conséquence d’expérimenter leurs bénéfices illimités et sans prix. Dès le moment où nous sentons la nécessité de nous asseoir devant un autre être humain comme catalyseur d’une telle expérience, tout ce que nous expérimentons devient inconsciemment associé à sa présence. Ainsi, la question demeure : comment ceci est-il censé nous redonner notre pouvoir ?

    La réalité est que ce que nous ressentons lorsque nous sommes assis devant un autre, c’est toujours nous-mêmes ; un reflet de la magnificence de notre propre Présence Intérieure -- un sentiment qui nous est disponible 24 heures par jour si nous prenons soin de nous tourner vers l’intérieur et de l’atteindre grâce à l’application cohérente de la discipline. Tout ce que l’on peut sentir, c’est nous-mêmes. Oui, il peut y avoir un sens et un grand avantage pour nous d’entrer en Présence de Quelqu’un capable de refléter cet état rayonnant que nous avons oublié. Toutefois, si un tel Être ne nous conduit pas simultanément à entrer en nous-mêmes en nous prévenant du danger lié à l’addiction de la recherche et à celui de devenir dépendant de cette expérience à l’extérieur de nous, une telle rencontre, même profonde, nous déresponsabilise alors également.

    Pour atteindre cet état authentique de Présence rayonnante au sein de nous-mêmes de manière bien réelle et durable, cela exige de commencer par un travail intérieur cohérent et discipliné. Ce travail intérieur se réalise en commençant par grandir émotionnellement.

    La mentalité de groupe ne peut nous aider à grandir émotionnellement car le groupe ne grandit jamais.

    Grandir émotionnellement exige le réveil d’une force intérieure basée sur les besoins et les désirs individuels qui sont neutralisés par le groupe sur lequel nous nous appuyons en y recevant la reconnaissance, le soutien et la direction à prendre. Systématiquement par autoprotection, le groupe se retourne contre ou se détourne de toute personne qui grandit émotionnellement, ou, si cela s’avère impossible, le confine en son sein en lui offrant une promotion à un niveau hiérarchique plus élevé. Lorsqu’un groupe promeut quelqu’un en position de leader, il vise l’ego de cette personne dans l’intention de paralyser toute future croissance émotionnelle. Plus l’individu monte dans l’échelle de la hiérarchie du groupe, moins il lui est possible de s’ancrer et de devenir authentique. Le prestige du leader n’est qu’un voile pour cacher la sournoiserie de l’emprisonnement des perceptions qui s’en suit. Plus on monte dans les échelons supérieurs de la structure de n’importe quel groupe, plus la chute inévitable sera dure. Ce n’est qu’une question de temps avant que l’individualité en apparence encouragée ne devienne éreintée et anéantie par la mentalité de groupe.

    Bien sûr, tout cela étant dit, il est tout de même recommandé de pratiquer « l’équilibre et l’indulgence plutôt que le sacrifice » en approchant notre libération de la mentalité de groupe avec responsabilité et douceur. Certains d’entre nous qui lisent ceci peuvent être actuellement immergés dans des groupes de soutien. Il ne s’agit pas ici de nous encourager à bondir et à nous enfuir de toute activité de groupe. Nous ne devons pas réagir mais plutôt nous éveiller par rapport à notre situation en en prenant conscience. Gardons à l’esprit qu’il s’agit ici de comprendre « pourquoi l’approche du nettoyage émotionnel du Processus de la Présence ne nous encourage pas à former un nouveau groupe ».

    « Dieu, s’il te plaît, épargne-nous un autre groupe ! »

    Si nous sortons actuellement d’une expérience de dépendance et que nous sommes en voie « de rétablissement » -- comme on appelle cela dans la terminologie des groupes de soutien –, notre expérience de groupe risque de devenir notre addiction. Afin de remédier à cette situation difficile et d’évoluer au-delà de ce confinement des perceptions, il est vital que nous ne blâmions pas le groupe de notre situation car il s’agit ici de notre expérience de groupe et non pas de la nature du groupe auquel nous sommes devenus dépendants. Nous ne pouvons reprocher à un groupe d’être un groupe car c’est sa nature intrinsèque. Il n’est que ce qu’il est supposé être. Un groupe est comme un radeau de sauvetage : il peut nous sauver de la houle et de la noyade, mais si nous ne le quittons pas, nous ne pourrons revenir vers une expérience de vie authentique. Si nous ne sommes pas prêts à explorer ce que signifie réellement Vivre, il est conseillé de demeurer au sein de la structure du groupe afin qu’il puisse nous accompagner à travers son interprétation de ce représente « une vie saine ».

    Lorsque nous sommes prêts à expérimenter à nouveau une vie authentique, il ne tient qu’à nous de nous demander si nous recherchons réellement à dé-couvrir, si nous sommes prêts à sauter du radeau de sauvetage représentant le désespoir tranquille du rétablissement (recouvrement) [ndt: en anglais "re-covery" et "dis-covery" signifient littéralement "re-couvrir" et "dé-couvrir"] et de commencer à nager dans les eaux turbulentes du plan émotionnel ce qui permettra de « développer » notre force. Alors que nous sommes en phase de rétablissement (recouvrement), nous sommes activement -- que nous en soyons conscients ou non – en train de recouvrir le point d’origine de notre inconfort en en parlant de manière excessive, en blâmant les autres ou le monde entier, ainsi qu’en accusant un éventuel « déséquilibre d’ordre chimique ».

    Il existe une liste interminable d’excuses pour justifier le fait de demeurer paralysés dans un état émotionnel anesthésié ou contrôlé lorsque nous ne sommes pas encore prêts à retourner embrasser la vie.

    Si vous lisez ceci et que vous êtes un ancien toxicomane ou que vous faites partie d’un groupe de soutien pour les junkies, vous pourrez avoir le sentiment que ces mots affaiblissent d’une certaine façon votre situation actuelle et vous jugent cruellement d’en être à ce stade. Ce n’est pas le cas. Vous en êtes où vous en êtes et la seule façon dont vous mobiliserez l’élan pour vous libérer de la « mentalité de rétablissement (recouvrir) » est en regardant votre situation à travers une perspective qui ne peut être offerte par aucun groupe de soutien. Si nous n’intégrons pas où nous en sommes actuellement, il est impossible de réaliser un véritable mouvement vers un autre état d’être. Tout comme un toxicomane doit admettre qu’il est dépendant pour pouvoir bénéficier d’une aide, un membre d’un groupe de soutien doit admettre qu’il est « en phase de rétablissement (recouvrir) » et ce que cela signifie vraiment avant d’être en état de « dé-couvrir ».

    Le « rétablissement (recouvrir) » est une paralysie émotionnelle. Rien ne change à travers le rétablissement ; si nous sommes un « alcoolique en phase de rétablissement » nous pouvons nous mettre à boire de grandes quantités de café et à fumer cigarette sur cigarette et si nous sommes un « accro à l’héroïne en phase de rétablissement », nous allons compenser avec des antalgiques. La dépendance aux groupes de soutien est tout simplement le transfert d’une tendance addictive. On nous dit que « tant que nous nous rendons à nos réunions de groupe de soutien, nous faisons des progrès ». Pourtant, les seuls progrès que nous accomplissons lorsque nous faisons du sur-place est de retarder le moment où l’épuisement nous mènera à la noyade.

    Le rétablissement (recouvrir), peu importe la manière dont nous le déguisons, c’est faire du sur-place.

    Dé-couvrir, en revanche, c’est choisir de plonger dans les profondeurs des eaux et de faire face aux profondes ténèbres de nos émotions refoulées.

    Les réunions de groupes de soutien sont un bon moyen de transition, non pas une destination. Nous faisons tous ce type d’expériences à un moment donné de notre parcours. Toutefois, dès que la mentalité de groupe devient « une destination », cela nous enferme dans un désespoir tranquille. Notre tâche, si nous cherchons une véritable libération, si nous cherchons à dé-couvrir, est de ressentir l’état authentique de notre propre cœur, et à travers le processus des « ressentis » de pouvoir transformer la signature émotionnelle inconfortable qui perpétue notre addiction ou dépendance. Personne ne peut faire cela pour nous. Toute addiction ou dépendance est entraînée par une signature émotionnelle inconfortable et la libération d’une telle condition exige de faire face à notre propre souffrance.

    Notre souffrance est notre libération.

    Si nous ne nous tournons pas vers l’intérieur pour faire face à cet aspect causal de notre expérience, notre participation à tout groupe de soutien n’est qu’une « représentation ». Si le groupe dont nous faisons partie n’est pas motivé pour nous libérer de lui-même, il est notre héroïne ou notre alcool sous une forme différente. C’est notre tragédie sous un autre visage.

    Si nous sommes actuellement dans une telle situation cela ne sert à rien de réagir en tentant d’en échapper parce qu’alors inconsciemment et automatiquement nous allons courir embrasser une autre expérience de groupe sédatif et dominant. Il est préférable que nous prenions le temps de nous poser consciemment au sein de notre expérience dans le groupe et de voir celle-ci clairement pour ce qu’elle est.

    Amener toute expérience à la conscience permet de la transformer.

    Lorsque nous voyons les groupes de soutien pour ce qu’ils sont, il ne sert à rien, ni pour nous, ni pour le groupe, d’essayer de se retourner de manière réactive contre lui ou de tenter d’éveiller les autres de leur situation hypnotique. Faites toujours preuve de compassion, de douceur, et de responsabilité. Il nous faut demeurer en phase avec le principe de l’alchimie authentique telle qu’elle est enseignée par le « Processus de La Présence » :

    « Se faire à soi-même ce que nous voudrions que les autres nous fassent ».

    Rappelez-vous qu’un groupe de soutien est un radeau de survie pour toute personne qui n’est pas encore assez mûre pour grandir émotionnellement. Cette approche compassionnelle, douce, et responsable, s’applique également à nous-mêmes si nous faisons partie d’un groupe « spirituel » et que nous prenons conscience « qu’aucune discussion ne peut jamais être un substitut à l’expérience personnelle ». Discuter de manière intensive de spiritualité peut également amener à une forte accoutumance et rendre la pratique spirituelle réelle impuissante. Une fois que nous nous éveillons et réalisons les limitations inhérentes à l’activité du groupe, notre tâche est alors de nous retirer avec douceur et délicatesse du groupe sans aucun débat ni discussion. Rappelez-vous, il ne s’agit pas du groupe ; il s’agit d’enrichir notre voyage continuel au-delà du cadre de ses limitations. Lorsque nous choisissons de mûrir émotionnellement, arrivés à un certain point, nous devons passer à travers et au-delà de la nécessité d’un accord, d’un soutien, et d’une reconnaissance extérieurs. Agir avec délicatesse implique d’agir avec gratitude.

    Lorsqu’une chenille est prête à s’éveiller à la Vie dans l’authenticité, l’intégrité et l’intimité, la dépendance à la mentalité-de-groupe doit muer comme une vieille peau. La chenille doit alors se protéger dans son cocon de l’extérieur afin qu’elle puisse ressentir la plénitude à l’intérieur. À ce moment du voyage, la solitude est l’épice qui apporte les saveurs à la nourriture nécessaire pour une croissance continue. Nous devons être capables de ressentir notre peur, notre colère, et notre chagrin, pour pouvoir demeurer au milieu de ces circonstances énergétiques sans aucun accessoire extérieur.

    Aucun groupe, quel que soit le niveau de conscience que ses membres semblent avoir extérieurement et combien le leader peut nous paraître évolué, ne peut être un substitut à ce moment précis de notre évolution. Le papillon naît toujours tout seul, forçant courageusement par ses propres efforts son passage à travers l’enfermement qu’il s’est lui-même créé. Le groupe n’a pas d’ailes. Il ne peut pas voler. Par conséquent, toute promesse faite en vue de notre élévation est toujours une illusion. Il peut nous retenir tant que nous sommes faibles, mais si nous devenons dépendants du fait d’être retenu, nous nous affaiblissons davantage.

    La réponse à ceux qui demandent s’ils peuvent créer un Groupe sur le « Processus de La Présence » est par conséquent « Non ». Bien sûr, nous ne pouvons éviter à de tels regroupements de se mettre en place ; ceux qui sont encore dépendants de la mentalité-de-groupe imposeront leur volonté à tous ceux qui croiseront leur chemin. Ils défendront également farouchement leur « mentalité-de-groupe-chenille » vis-à-vis de tout « discours-libérateur-papillon ». Nous devons leur en être reconnaissants car cela permet aux groupes de servir de radeaux de survie pour ceux qui sont en train de se noyer.

    L’intention du « Processus de La Présence » est un paradoxe en ce qu’il nous libère de notre dépendance à la mentalité-de-groupe tout en nous encourageant à consciemment reconnaître, embrasser, et nous engager dans notre groupe de manière authentique. Il nous invite à « œuvrer à notre propre libération en travaillant au sein du groupe dans lequel nos expériences de vie nous placent à tout moment ».

    Notre famille de naissance est notre groupe.

    Notre compagnon et amant est notre groupe.

    Nos enfants sont notre groupe.

    Nos animaux de compagnie et nos plantes sont notre groupe.

    Le caissier du magasin fait partie de notre groupe.

    Les personnes avec lesquels nous sommes en contact dans notre activité professionnel sont notre groupe.

    Tout être humain avec lequel nous interagissons quotidiennement fait partie de notre véritable groupe.

    Pouvons-nous être dans l’Unité avec tous ces êtres humains ? Pouvons-nous demeurer dans le silence intérieur et la tranquillité lorsque nous les rencontrons ? Sommes-nous assez courageux pour traiter le malaise émotionnel déclenché lorsque nous les laissons entrer dans notre espace-temps personnel ? Pouvons-nous les intégrer dans nos vies aussi pleinement que possible en reconnaissant la valeur de leurs contributions dans le voyage éternel qui est le nôtre ? Ou pouvons-nous seulement interagir confortablement qu’avec des personnes qui fonctionnent à partir de situations soigneusement fabriquées, contrôlées et sédatives ? Sommes-nous seulement intéressés à œuvrer à notre libération avec des personnes partageant les mêmes idées que nous, avec ceux qui sont habituellement d’accord avec nous, et avec ceux qui se rassemblent uniquement dans ce but précis ? L’authenticité, l’intégrité et l’intimité nous demandent davantage que de simplement grandir à travers une telle complaisance orchestrée.

    La réalité est que nous sommes et avons toujours fait partie d’un groupe ; le groupe qui compose notre expérience de la vie de tous les jours. C’est là que les joyaux inestimables de la Présence sont réunis. C’est là que nos aléas de vie se confrontent aux possibilités infinies en nous permettant d’approfondir notre expérience avec authenticité, intégrité, et intimité personnelles avec tout ce qui existe. C’est pourquoi nous n’avons pas besoin de former « un autre » groupe ; nous sommes toujours en plein milieu de notre groupe authentique. Nous n’avons pas besoin non plus d’aller faire une quelconque retraite. Comment « une retraite » pourrait être un moyen d’avancer ? Le silence et l’immobilité nous suivent partout telle une ombre intérieure. Le silence et l’immobilité sont l’essence de ce que nous sommes ; ils ne sont pas déterminés par l’endroit où nous nous trouvons ou par les personnes avec qui nous sommes.

    Ce n’est que lorsque nous nous tenons aussi consciemment que possible dans le centre du groupe dans lequel la vie nous a placé, et que nous faisons courageusement face à la plénitude de chaque instant avec un cœur disposé à tout ressentir, que nous entrons dans une expérience de vie authentique. Cette approche est notre véritable plate-forme d’envol. Notre vie quotidienne est l’expérience délibérément intentionnelle pour nous permettre de déployer nos merveilleuses ailes de papillon. Former un groupe pour essayer de reproduire ce qui nous attend déjà au sein de notre expérience quotidienne, c’est comme mettre en scène une pièce de théâtre ; cela peut être tout à fait amusant, astucieux, plein d’esprit ou spirituel, même profondément provocateur, mais il n’y a rien de réel à propos du tout cela. Rien, de toute façon, qui vaille la peine qu’on en parle.

    PAR LA SUITE

    Je ne recommande ni ne soutiens la création de « Groupes sur le Processus de La Présence » nulle part, ni par qui que ce soit, ni pour aucune raison. D’après mon expérience, les individus désireux de former un groupe autour du « Processus de La Présence » rassemblent inconsciemment d’autres personnes comme moyen d’éviter subtilement de faire face à leur état émotionnel non intégré en le projetant sur le monde extérieur. Les « Groupes » sont l’une de nos plus grandes dépendances et sont également source de nombreuses formes déguisées et involontaires de ségrégation sur cette planète. Historiquement, les groupes se percevant eux-mêmes comme étant « spirituels » sont susceptibles d’être subtilement arrogants, ce qui, invariablement, met le feu à la mentalité-religieuse et mène systématiquement à la guerre.

    La nature du nettoyage du corps émotionnel et le réveil de la conscience vis-à-vis de ce dernier font qu’en dernière analyse l’acte d’ajustement au sein du corps émotionnel donnant lieu à une transformation intérieure authentique, n’est possible que lorsque initié par soi-même et pour soi-même. Dans le « Processus de La Présence » nous « faisons à nous-mêmes ce que nous voudrions que les autres nous fassent ». Quel que soit le lieu où le moment où nous nous en remettons illusoirement à « un groupe » comme moyen d’accomplir cet ajustement interne, cela correspond toujours à une zone précise en nous-mêmes où nous n’éprouvons pas de croissance durable véritable et c’est donc pourquoi nous agissons ainsi.

    Je n’ai aucun problème avec les « groupes » en soi car ils sont nécessaires au vu de divers paramètres de l’expérience de vie humaine. Ils sont par exemple un très bon moyen de faire comprendre la nécessité de la croissance émotionnelle. Cependant, ils ne sont pas utiles dans le voyage expérimental du « Processus de La Présence ». Le « Processus de La Présence » est « un outil autonome d’auto-facilitation ». Pour cette raison il ne peut convenir à tout le monde ; il ne peut correspondre qu’à ceux qui cherchent à grandir authentiquement et qui ont la capacité de réaliser une telle exploration émotionnelle sans recours à un soutien extérieur. Le « Processus de La Présence » convient à ceux qui cherchent véritablement à s’appuyer sur la force de leur propre cœur plutôt que de trouver un autre moyen déguisé de s’appuyer sur le monde extérieur.

    J’ai conscience que des personnes ont formé des groupes sur le Processus de la Présence dans différentes parties du monde. Je ne vais pas suggérer de manière réactive leur démantèlement. Ceux qui les ont formés ainsi que ceux qui en sont devenus membres ont de manière évidente quelque chose d’important à réaliser à partir de cette expérience. L’une des leçons s’avèrera être la suivante : en raison de l’authenticité du travail pouvant être réalisé avec le « Processus de La Présence », tous les groupes formés autour de cette méthode seront inévitablement démantelés par l’éveil de la guidance intérieure des personnes au sein de ce groupe : une guidance intérieure ne nécessitant aucun système de soutien externe pour valider l’authenticité de leur expérience. Une fois que l’éveil d’un individu se produit véritablement, la structure du groupe se révèle elle-même automatiquement comme étant une coquille vide ne supportant que les programmes externes conduits par l’ego.

     

  9. Michael Brown dit :

    QU’EST-CE QUI N’EST PAS « ILLUMINATION » ?

    TOUS CEUX QUI CHERCHENT À ÉVOLUER VERS LEUR PLEIN POTENTIEL FONT FACE À UN MOMENT DONNÉ À LA NOTION D’ « ILLUMINATION ». CEPENDANT, POUR LA MAJORITÉ, CET ÉTAT MYSTIQUE DE CONSCIENCE PLEINEMENT ÉVEILLÉE DEMEURE UN CONCEPT INTELLECTUEL : UN ÉTAT AUSSI ÉLOIGNÉ QUE GAGNER À LA LOTERIE NATIONALE. EST-IL POSSIBLE QUE NOTRE CONCEPT DE L’ILLUMINATION SOIT ERRONÉ ? CAR SI C’EST LE CAS, NOUS FAISONS ALORS DES EFFORTS POUR RÉALISER UN ÉTAT QUI N’EXISTE MÊME PAS.

    Traduction française : Linda P. Steketee

     

    Je pensais autrefois que l’illumination était une expérience particulière dans laquelle il y aurait des feux d’artifice cosmiques intérieurs, suivis par des révélations stupéfiantes aux proportions bibliques, se terminant dans l’ajustement total de ma relation avec tout ce qui existe dans ce monde. Dans mon approche, j’ai ardemment recherché cette expérience comme un point précis à atteindre où je finirais par tout comprendre, et, simultanément, où je me sentirais extraordinairement bien pour toujours et à jamais, Amen ! Combien j’avais tout faux ! Je suis toujours ouvert à une telle expérience intérieure, mais tandis que je continue mon voyage le long des couloirs de cette vie, je découvre que « l’illumination n’est certainement pas ce que je pensais que c’était ». Merci mon Dieu !

    Tout d’abord, juste le fait de savoir qu’il existe un état d’être appelé « illumination » est en soi une expérience d’illumination. Beaucoup d’êtres sont tellement liés à leur passé, aux conséquences de leurs pensées, paroles, et actions, que toute leur énergie est investie dans la survie. Ils ne lèvent même pas les yeux pour se demander « Pourquoi le ciel est-il bleu ? » Ils sont simplement reconnaissants qu’il ne pleuve pas ce jour-là. Pour un tel individu, s’éveiller à l’idée qu’il y a plus à expérimenter dans la vie qu’une tristesse sans fin, le dur labeur et les épreuves, c’est cela l’illumination.

    Une fois que j’ai été en mesure de lâcher l’idée erronée que l’illumination était une expérience particulière, et explosive, et que c’était en fait quelque chose de plus réaliste que des feux d’artifice intérieurs suivis de joyeux délires 24 heures sur 24, je me suis ouvert à une perspective complètement différente : celle que l’illumination est continuelle et qu’elle continuera de l’être éternellement.

    Curieusement, l’expérience qui me tira de mes illusions concernant l’illumination s’est produite par le biais d’une relation intime. Lorsque j’avais environ 38 ans, j’ai été attiré par une femme merveilleuse qui était beaucoup plus jeune que moi avec qui je me suis intimement engagé. Mon mental me disait que ce n’était pas quelque chose de bénéfique. Heureusement, mon cœur l’a emporté sur mon conservatisme. C’est au cours de cette relation que j’ai découvert le sens de l’intimité… C’est pendant cette rencontre intime que j’ai réalisé que ce n’était pas du tout l’illumination que je cherchais, c’était l’intimité.

    Je cherchais désespérément l’intimité avec moi-même, avec Dieu, avec la nature, avec ma famille, avec tous les humains que je rencontrais, avec mes chats, avec mon écriture, avec les plantes, avec la pluie qui tombe, avec ma douleur, avec mes rêves et mes visions et avec tous les instants de cette expérience que nous appelons « vivre notre vie », comme faire la vaisselle et la lessive.

    Bien sûr, l’intimité, pour qu’elle soit authentique, demande que nous nous montrions conscients et « présents » au cœur de toutes nos expériences. Réaliser cela, pour moi, a été un moment d’illumination. Je ne suis parvenu à réaliser cela qu’en entrant dans une expérience à laquelle mon mental avait totalement résisté. Je me suis alors aussi rendu compte que jusque-là, j’avais utilisé mon mental comme outil principal pour rechercher l’illumination ; je pensais que je pourrais l’atteindre par la pensée, la compréhension et l’analyse. Encore une fois, je me trompais.

    Aujourd’hui je suis heureux de ne pas être éveillé, arrivé à destination cosmique et ayant reçu un « Diplôme en Illumination » du multivers stipulant que j’ai accompli « l’ultime tâche spirituelle ». Aujourd’hui, je perçois l’éveil à de nombreux niveaux et l’un d’entre eux est l’acceptation que chaque jour est rempli d’expériences d’illumination, si seulement je les laisse entrer. A présent ma vie est parsemée de possibilités potentielles continuelles d’illumination :

    L’illumination c’est réaliser que je suis responsable de mes propres expériences.

    L’illumination c’est réaliser que ma Présence Intérieure est une expérience partagée.

    L’illumination c’est être reconnaissant envers Dieu (ou tout ce qu’il représente pour moi) pour chaque expérience qui se manifeste à moi.

    L’illumination c’est savoir que mes épreuves sont toujours une bénédiction déguisée de croissance potentielle et de sagesse.

    L’illumination c’est savoir que rien dans ma vie n’arrive par accident.

    L’illumination c’est être capable de vivre des moments simples, comme se promener et apprécier le paysage.

    L’illumination c’est être disposé à faire de petits pas chaque jour pour me nourrir, me soigner, m’enseigner et me guider moi-même.

    L’illumination c’est connaître la différence entre réagir et répondre.

    L’illumination c’est être capable d’extraire le Dharma de mon drame.

    L’illumination c’est être capable de me pardonner, et par conséquence, de pardonner à autrui.

    L’illumination c’est être en mesure de s’asseoir avec les autres tandis qu’ils passent par des difficultés, sans me sentir obligé de trafiquer leur expérience.

    L’illumination c’est de rire de mon propre sérieux, ou de ma sottise, jusqu’au point d’avoir mal aux tripes ou que les larmes coulent de mes yeux.

    L’illumination c’est d’espérer que quoi que Dieu soit, il est profondément conscient de moi et que je ne peux donc jamais être seul.

    Or, tout au long de mon expérience, tandis que je passe de l’inconscience à un surcroît de conscience, les degrés d’illumination sont illimités. J’aime ce sentiment car Dieu est une expérience illimitée, le voyage au cœur de la réalisation de Dieu est illimitée. L’illumination c’est de simplement pouvoir considérer cela et toutes les possibilités infinies auxquelles cela invite.

    Lorsque nous découvrons que l’illumination n’est pas ce que nous avons pensé que c’était, nous pénétrons alors un stade de véritable illumination qui ouvre une porte vers des stades infinis d’illumination.

    Découvrir que l’illumination « n’est pas ce que nous pensions que c’était » est une raison de célébration ! A partir de ce moment, des portes dans nos esprits et nos cœurs s’ouvrent et la lumière de l’authenticité se déverse à travers des fissures qui s’élargissent de plus en plus dans nos idées erronées qui se dissolvent.

    Demeurer dans cet état d’émerveillement nécessite de garder un esprit ouvert. Chaque fois que notre esprit semble être arrivé à quelque chose, simultanément nous fermons la porte à la croissance continuelle. L’illumination c’est reconnaître que nous faisons de telles erreurs le long du chemin. L’illumination c’est savoir qu’il y a toujours plus à découvrir.

    En s’approchant de l’illumination de cette manière, comme un voyage sans fin avec des continuels « Aha ! », nous permettons à nos expériences de vie d’être une histoire que Dieu nous raconte afin que découvrions, et redécouvrions, notre Soi illimité, sans fin, éternel et mystérieux.

    Je suis également ouvert sur le fait d’avoir totalement tort à propos de tout cela. Si je découvre que j’ai tort, cela aussi sera une « illumination ».

     

  10. Michael Brown dit :

    LE PROCESSUS DE LA PRÉSENCE ET LE CALENDRIER MAYA.

    CECI EST UN ÉCRIT ADRESSÉ AU DR CARL JOHAN CALLEMAN EXPLIQUANT LA CONNEXION ENTRE LE PROCESSUS DE LA PRÉSENCE ET LE CALENDRIER MAYA.

    Traduction française : Linda P. Steketee

     

    « Le Processus de La Présence » est né, tout comme de nombreuses découvertes humaines, à travers l’expérience d’un profond mal-être. Après de nombreuses années de souffrances dues à un trouble de la douleur aiguë et après n’avoir trouvé aucun soulagement avec l’allopathie ou auprès des communautés de guérison alternatives, je me suis promis de me guérir moi-même. Ce chemin d’auto-guérison m’a conduit dans le monde indigène des cérémonies, des rituels et au Chamanisme, où j’ai rencontré la « respiration » et les « plantes médicinales », comme moyens de transformation de l’état de conscience.

    Au cours de ces explorations et de ces expériences, j’ai découvert que j’étais entré à maintes reprises dans le même état d’éveil reconnaissable auquel je me réfère comme étant « la conscience du moment présent ». Cet état d’éveil se déroulait comme une réalité parallèle, qui nous serait apparemment cachée lorsque nous nous concentrons uniquement sur l’état de conscience terre-à-terre considéré comme nécessaire par les exigences de notre monde. À l’intérieur de cet état d’éveil je n’ai éprouvé aucune douleur, distraction physique, confusion mentale ou déséquilibre émotionnel.

    Pourtant, ce n’est pas tout ; j’ai également été en mesure d’intégrer le langage symbolique des anciens et les communications qu’ils nous avaient minutieusement destinés à recevoir à travers les couloirs du temps et de l’espace. Ce fut alors que le calendrier Maya m’a parlé pour la première fois.

    Lorsque je suis entré dans ces états de conscience élevée, il m’est clairement apparu que l’humanité tout entière s’était, à un moment donné au cours de notre voyage évolutif, littéralement « endormie » et était entrée dans un rêve illusoire auquel je me réfère maintenant comme « existant dans un paradigme fondé sur le temps ». Cette condition a été initialement portée à mon attention au cœur de ma propre expérience de vie tandis que j’observais les rouages de ma douloureuse maladie ; alors que j’expérimentai la conscience du moment présent, ce qui m’a sauté aux yeux est que la manifestation de ma douleur aiguë n’avait absolument rien à voir avec ce qui se déroulait « maintenant » -- c’était un symptôme des expériences de mon passé non intégrées.

    Au cœur de cette réalisation personnelle il m’est apparu également évident que l’humanité tout entière vit dans un état dans lequel la grande partie de notre conscience disponible est mentalement dépendante de son errance au cœur des couloirs illusoires de ce que nous pensons être arrivé hier et de ce que nous supposons va se produire demain. Dans cet état de distraction, nous accomplissons tous nos choix non pas en les basant sur ce qui se déroule « maintenant », mais en les conduisant inconsciemment par des « besoins et désirs » prenant source dans des expériences du passé non intégrées.

    Alors que je commençais ma quête pour me dégager du fait d’opérer uniquement dans un paradigme fondé sur le temps, ce que nos ancêtres voulaient dire lorsqu’ils prophétisaient « La Fin des Temps » est m’est apparu clairement. Ils ne nous disaient pas que nous faisions face à « la fin du monde », mais plutôt à « la fin de notre capacité de fonctionner sur cette planète d’une manière déconnectée de ce qui se déroule dans le moment présent ». En d’autres termes, un changement profond dans la conscience va avoir lieu qui va littéralement démanteler notre capacité de fonctionner inconsciemment dans un paradigme fondé sur le temps.

    L’avertissement des anciens est clair : à moins que nous ne nous levions maintenant consciemment et prenions la responsabilité de notre expérience, nous sommes susceptibles de prendre des décisions qui nous feront perdre notre forme physique de manière massive.
    Au sein de ma propre expérience, j’ai réalisé que je ne savais même pas que je vivais dans cet état de rêve mental jusqu’à ce que cela ne me soit montré par des Chamans autochtones -- et j’ai réalisé également que cette situation difficile qui est de « marcher en dormant » sans même en être conscient, est la condition actuelle de l’humanité.

    Ces aperçus ont déclenché ma quête de tracer une voie méthodique partant d’un paradigme fondé sur le temps pour retourner à la conscience du moment présent, une voie qui pourrait être parcourue par n’importe qui, n’importe où et quelles que soient les situations dans lesquelles les personnes se trouvent. Cela a nécessité de découvrir la voie inconsciente que nous utilisons tous pour nous retrouver empêtrés dans un paradigme fondé sur le temps et de créer ensuite un procédé qui nous permet de renverser le mouvement de notre conscience afin que nous puissions nous réveiller de ce sortilège mental illusoire.

    Il a fallu neuf ans pour découvrir, ébaucher, tester et introduire cette technique à travers un livre pour que tous ceux qui cherchent à participer consciemment à notre phase d’évolution actuelle puissent s’aider eux-mêmes correctement. Plusieurs milliers de personnes ont déjà été assistées par ce procédé.

    Au milieu des années 90, lorsque j’ai commencé à dire aux autres que je m’intéressais à la découverte d’un processus pouvant soutenir l’humanité dans « le dégagement de la conscience d’un paradigme fondé sur le temps » j’ai reçu mon lot de réactions étranges. Aujourd’hui, depuis l’Afrique du Sud jusqu’en Inde, au Royaume Uni, au Mexique et aux États-Unis, des personnes de tous les horizons utilisent « Le Processus de La Présence » pour accomplir cette tâche cruciale.

    Mon intuition personnelle est que « Le Processus de La Présence » est un cadeau qui nous aide à participer consciemment à l’évolution actuelle de notre espèce humaine, un changement clairement prédit par le Calendrier Maya. C’est un outil qui aide efficacement à nous positionner délibérément sur une voie qui initie notre retour à la présence physique, à la clarté mentale, à l’équilibre émotionnel et à la connexion vibratoire. Il nous permet de commencer progressivement et méthodiquement le travail de dégagement de notre conscience des pièges mentaux d’un paradigme fondé sur le temps afin que nous puissions retourner à l’authenticité de la conscience du moment présent.

    « Il ne s’agit pas de se sentir mieux -- il s’agit de mieux savoir sentir. »

     

  11. Michael Brown dit :

    DE LA RÉVOLUTION À L’ÉVOLUTION.

    IL Y A UNE GRANDE DIFFÉRENCE ENTRE UNE ATTITUDE RÉVOLUTIONNAIRE ET UNE ATTITUDE ÉVOLUTIONNAIRE. UNE ATTITUDE RÉVOLUTIONNAIRE CONSTRUIT LE FUTUR EN RÉAGISSANT PAR RAPPORT AU PASSÉ, TANDIS QU’UNE ATTITUDE ÉVOLUTIONNAIRE PÉNÈTRE L’INCONNU EN RÉPONDANT AU MOMENT PRÉSENT.

    Traduction française : Linda P. Steketee

     

    Le comportement révolutionnaire est une approche dans laquelle nous utilisons les mêmes moyens pour tenter de transformer notre expérience que ceux que nous utilisons pour maintenir notre mal-être actuel. Par exemple, nous pouvons utiliser la violence comme moyen de surmonter ce que nous percevons comme étant de la violence qui nous est infligée. La conséquence est que « le révolutionnaire » ne fait qu’imiter et qu’il devient donc l’essence même de ce qu’il cherche à surmonter.

    Phonétiquement, cette situation délicate semble évidente dans le mot « révolution », c’est comme « tourner en rond, encore et encore dans un cercle ». Le comportement révolutionnaire est un cycle prévisible de comportement réactif qui tourne et retourne, garantissant à la victime de se transformer inévitablement en vainqueur.

    En adoptant un comportement réactif qui conduit à devenir un vainqueur, on donne automatiquement naissance à de nouvelles victimes qui, à un certain moment, essaieront d’obtenir leur propre émancipation révolutionnaire. Ainsi, dans le long terme, l’acte de révolution sert l’intention de l’énergie qui cherche à maintenir un statu quo oppressif. Lorsque nous utilisons les mêmes moyens, nous soutenons et exprimons immanquablement le même but. C’est pourquoi l’acte de révolution ne permet pas la paix authentique ou l’harmonie, il ne crée inévitablement que du conflit et en conséquence la réapparition de continuelles situations de révolution. La révolution est donc un outil subtil d’oppression servant à maintenir un état d’oppression.

    C’est pourquoi dans toute société, l’apparition d’un comportement révolutionnaire est toujours secrètement fomentée, alimentée et soutenue par la conscience très oppressante qu’elle cherche à surmonter.

    Le comportement évolutionnaire est différent en ce sens que ses moyens de transformation sont totalement étrangers au comportement des énergies perçues comme entretenant le statu quo oppressif. Le comportement évolutionnaire est réceptif, non pas réactif. Il ne s’engage pas ni ne déclenche de conflit contre quoi que ce soit et de ce fait ne perpétue pas le conflit. Alors que le comportement révolutionnaire cherche à réaliser des ajustements extérieurs en contrôlant ou en anesthésiant l’expérience, le comportement évolutionnaire propose uniquement un ajustement intérieur. Puisque les moyens évolutionnaires sont totalement différentes de ceux qui sont révolutionnaires, les résultats qu’ils initient ne tournent pas en rond pour revenir dans la même expérience de départ. Le comportement évolutionnaire permet une transformation complète et durable.

    Les dinosaures se combattant entre eux, c’est la révolution.

    Les dinosaures se transformant en aigles, c’est l’évolution.

    Il y a un monde énergétique intérieur qui ne peut être perçu par nos yeux physiques ou nos concepts mentaux. Pourtant, il existe, possède sa propre réalité et a un impact profond à chaque instant dans chaque aspect de notre expérience mentale et physique. Cela nous atteint car cela prend sa source dans nos expériences quotidiennes. Même si nous ne prenons pas consciemment la responsabilité de nos expériences, ce monde invisible énergétique mène le bal « dans les coulisses ». Parce que nous ne pouvons percevoir cet arrangement, il nous semble que notre monde extérieur est aléatoirement chaotique. C’est comme si les événements se déroulant autour de nous, nous arrivent, sont « hors de notre contrôle », et que nous sommes donc les victimes de circonstances extérieures que nous devons surmonter.

    Ce monde invisible est le plan énergétique, le monde de l’énergie en mouvement, le monde émotionnel ; un monde que l’on ne peut uniquement connaître qu’en réveillant la conscience du corps émotionnel. La conscience du corps émotionnel est « la perception des ressentis ». C’est l’aptitude à ressentir les conséquences de notre présence en ce monde, d’être conscient de l’impact de nos pensées, de nos paroles et de nos actions avant même de les mettre en scène. La perception de nos ressentis nous permet de sentir notre absolue connection avec toute forme de vie, peu importe ce qu’elle est. Œuvrer à partir de la perception de nos ressentis, ou de la conscience du corps émotionnel, est la même chose qu’œuvrer à partir du cœur. Ce monde énergétique est le cœur de la matière.

    Alors que nous quittons l’expérience de notre enfance pour entrer « dans le monde des adultes », nous sommes automatiquement démunis de la conscience du corps émotionnel et entrons d’abord dans un état de « perception par la pensée » dans laquelle nous devenons mentalement hypnotisés et physiquement paralysés par nos expériences extérieures. Nous entrons par la suite dans une expérience au sein du monde dans laquelle nous ne percevons que l’effet et non la cause. Par conséquent, nous adhérons à tort au monde physique en tant que point de causalité de toutes nos expériences (voir devient croire) et nous fondons la validité de notre expérience sur notre capacité à la comprendre mentalement. Si les mécanismes d’une expérience ne nous sont pas visibles et que nous ne pouvons les comprendre mentalement, nous les rejetons automatiquement comme étant « non réels ». C’est pourquoi le monde énergétique, le monde intérieur que nous ne pouvons percevoir avec nos yeux physiques ou analyser avec nos concepts mentaux, est facile à rejeter comme étant non-existant.

    Les révolutionnaires sont des êtres humains qui croient et se comportent comme si « l’effet est la cause » parce qu’ils sont aveugles au monde intérieur de la causalité énergique. Un révolutionnaire observe les conditions physiques du monde, les analyse mentalement et à partir de ces moyens de perception limités, il tente d’apporter des modifications primaires à son expérience.

    Un révolutionnaire pose donc un regard sur les systèmes politiques, religieux et économiques comme étant les causes-mêmes des conditions qui le mécontente.

    Les révolutionnaires croient qu’en changeant ces systèmes physiquement et mentalement, les circonstances de leur vie vont s’améliorer, que la paix peut être accomplie en changeant les conditions physiques et en embrassant des philosophies mentales spécifiques. Ils croient à cela à tel point qu’ils sont prêts à se battre, à mourir et à sacrifier la vie des autres afin de réaliser ces changements.

    Les révolutionnaires sont toujours inefficaces.

    Aucun révolutionnaire n’a jamais réussi car la paix ne peut être réalisée à travers une réorganisation de circonstances physiques, ni ne peut-être réalisée par la philosophie mentale. Ce qu’un révolutionnaire ne peut percevoir, parce qu’il n’a aucune conscience du corps émotionnel, est que la paix est un « ressenti » -- une fréquence -- une condition énergétique qui existe partout, tout le temps. La paix ne peut être fabriquée physiquement ou mentalement. Elle ne peut être forcée. La paix existe déjà, elle fait partie du tissu de la création. La paix est offerte, continuelle et éternelle. Elle a toujours été, elle est et sera toujours.

    Lorsque nous sommes incapables de percevoir la paix, c’est parce que sa résonance est obscurcie par une expérience énergétique déséquilibrée ; un blocage émotionnel qui se diffuse à travers notre mental et jusque dans notre expérience sur le plan physique. Nous avons étiqueté les expressions émotionnelles, mentales et physiques de ce « conflit » énergétique dysfonctionnel. Si nous faisions cesser tout conflit se déroulant entre les humains dans n’importe quelle partie du monde en supprimant tous les êtres humains impliqués dans le conflit, la paix serait évidente.

    N’importe quel environnement naturel libre d’êtres humains en conflit avec eux-mêmes, et donc entre eux, est automatiquement pacifique.

    La paix ne nécessite pas la présence des humains.

    Un environnement ne nécessite pas la présence des humains pour atteindre la paix ; la paix règne sur la Lune. C’est l’extériorisation des conflits intérieurs de l’humanité qui obscurcit la paix qui elle, est toujours présente. Les révolutionnaires ne peuvent comprendre cela et ont donc recours aux conflits comme un outil pour exécuter un concept mental ou des conditions sur le plan physique, qui selon eux, imposeront la paix. Le conflit, par nature, laisse toujours des désaccords dans son sillage.

    La seule condition où le conflit conduit à la paix, c’est lorsqu’un conflit se mine lui-même jusqu’à ce qu’il n’existe plus de repères sur lesquels il pourrait s’ancrer. Un conflit éclatant au point d’anéantir tous les humains de la planète est l’une des façons dont la paix pourrait être rétablie. Cela constituerait une approche révolutionnaire.

    À l’heure actuelle nous vivons quatre expériences distinctes sur cette planète ; vibratoire, émotionnelle, mentale et physique.

    Lorsque nous ancrons notre conscience dans le vibratoire, notre attention inclue les plans émotionnel, mental et physique de notre conscience vibratoire.

    Lorsque nous ancrons notre conscience dans l’émotionnel, notre attention inclue les plans mental et physique de notre conscience émotionnelle, mais elle est inconsciente du plan vibratoire.

    Lorsque nous ancrons notre conscience dans le mental, notre attention inclue le plan physique, mais elle est inconsciente des plans émotionnel et vibratoire.

    Lorsque nous ancrons notre conscience dans le physique, notre attention demeure inconsciente des plans mental, émotionnel et vibratoire.

    L’état actuel de l’humanité est que la grande majorité d’entre nous avons actuellement notre attention ancrée dans le mental et/ou le physique, et nous sommes donc inconscients sur le plan émotionnel et totalement inconscients sur le plan vibratoire.

    Lorsque notre conscience est ancrée dans le mental et/ou le physique, les mondes émotionnel et vibratoire n’existent pas pour nous comme quelque chose de réel.

    Parce que le plan émotionnel est actuellement le point de causalité de nos expériences et parce que la plupart d’entre nous ne peuvent actuellement percevoir cela, la mentalité de vainqueur et de victime est répandue. Notre expérience du monde apparaît donc comme une série d’événements qui nous arrivent à nous, de manière chaotique, apparemment hors de contrôle et sans ordre ni signification. Parce qu’il n’y a apparemment pas de point de causalité pour nos expériences lorsque nous avons notre attention ancrée sur le mental et/ou le plan physique, nous recourons de manière réactionnelle à blâmer les autres comme outil pour chercher du réconfort dans ce chaos apparent. Nous nous percevons comme des victimes et réagissons à cette situation en essayant de nous positionner en vainqueurs. C’est pourquoi le comportement qui consiste à tenter de changer notre situation personnelle par le recours à l’activité révolutionnaire est actuellement accepté en réalisant des ajustements extérieurs de manière réactive, par rapport à des concepts mentaux apparemment oppressifs et aux conditions sur le plan physique.

    Tandis que nous continuons à nous engager dans cette voie révolutionnaire réactive, nous le faisons animés par la conviction que les croyances, notamment politiques, religieuses et économiques que nous tentons d’imposer par nos comportements réactifs, sont la réponse à toute situation dans laquelle nous expérimentons le mal-être et l’insatisfaction. Nous choisissons donc sans honte de blâmer les autres et ensuite de tuer au nom de l’application de notre version de la paix. Cette approche est illusoire ; elle est révolutionnaire. Elle place nos expériences de vie de manière prévisible sur une « Grande Roue de Ferris » qui nous ramène directement au cœur du conflit que nous cherchons à surmonter. Jusqu’à ce que nous puissions clairement percevoir cela et choisir de dépasser un tel comportement délirant, nous n’évoluons pas -- nous ne faisons que régresser.

    Être un révolutionnaire est aussi vain que d’être un pacifiste. Les pacifistes sont aussi réactifs : ils représentent l’extrémité opposée du comportement révolutionnaire.

    Les pacifistes sont des révolutionnaires déprimés.

    Les pacifistes choisissent de manière réactive de ne pas participer et ainsi de se désengager de toute relation co-créative avec leur expérience. En niant leur expérience, les pacifistes se comportent comme si leur expérience n’avait absolument pas lieu. Ils sont tout aussi délirants et la conséquence d’un tel comportement irresponsable, de cette attitude de déni, provoque inévitablement une mentalité de victime. À un certain moment, cette mentalité de victime se réveille de manière réactive en un comportement révolutionnaire et donc le pacifisme soutient tout aussi inconsciemment les conflits extérieurs qui éclatent à partir du déni de la responsabilité personnelle.

    Le pacifisme est à ne pas confondre avec un « état sans défense » comme cela est pratiqué par certains bouddhistes ou d’autres lignées spirituelles. Le véritable « état sans défense » n’est pas du pacifisme. « L’état sans défense » ne devient pacifisme que lorsqu’il intègre le « déni de responsabilité personnelle envers la qualité de sa propre expérience ». Le véritable « état sans défense » n’est pas passif en ce sens qu’il est conscient, actif, embrasse toujours la responsabilité personnelle envers la qualité de son expérience et agit de manière interne à partir de cet état d’être sur le point de causalité d’où découlent toutes les conséquences. Le véritable « état sans défense » est une activité dynamique interne qui est perçue extérieurement comme de l’immobilité car il n’engage pas de réaction perceptible mentale ou physique.

    Le pacifisme, tout en apparaissant extérieurement comme de l’immobilité, est toujours une réaction à des circonstances extérieures et toute immobilité manifestée extérieurement par ce comportement réactif est seulement un état déguisé de paralysie émotionnelle intérieure.

    Les révolutionnaires et les pacifistes se comportent ainsi car ils sont émotionnellement immatures et donc faibles.

    Notre corps vibratoire est actuellement en train de vivre un changement si inconnu à notre conscience qu’il n’y a aucune jonction dans notre histoire humaine actuelle que nous puissions utiliser comme baromètre pour le comprendre. Ce changement est en augmentation exponentielle et provoque d’immenses montées énergétiques dans notre corps émotionnel qui sont diffusées au sein de notre expérience mentale et physique. Tandis que nous entretenons des points inconscients de conflit au sein de notre corps émotionnel qui empêchent ces poussées d’énergie de circuler librement, ces changements ascensionnels vibratoires apparaissent dans notre expérience extérieure sous forme de confusion mentale croissante et de chaos sur le plan physique. Si nos obstructions émotionnelles intérieures ne sont pas consciemment nettoyées, la confusion mentale et le chaos sur le plan physique qui s’en suivent entraînent une conséquence singulière inévitable : la perte de notre forme physique.

    Tandis que cette période de changement vibratoire se déploie, l’incapacité de l’humanité à intégrer cette expérience intérieure se fera ressentir par un rythme d’expériences de mort s’intensifiant sur la planète. Il est possible que jusqu’à deux tiers de l’humanité puissent perdre leur forme physique uniquement à cause de l’incapacité à traiter les émotions non intégrées.

    Parce que la plupart d’entre nous avons actuellement notre conscience ancrée dans le mental et/ou le physique, ce changement vibratoire se déployant nous apparaît comme un « cataclysme extérieur envahissant ».
    Il se manifeste par :

    Une augmentation et des fluctuations imprévisibles des conditions météorologiques.

    La déstabilisation des systèmes politiques.

    Une foule de « religions » différentes.

    La menace d’un effondrement économique.

    La famine généralisée.

    La peste, la pauvreté et de mystérieuses maladies incurables qui refont surface.

    Parce que la plupart d’entre nous avons notre conscience ancrée dans le mental et/ou dans le plan physique, nous partons du principe que nous pouvons contrebalancer ce changement intérieur qui se reflète à l’extérieur en adoptant des philosophies mentales, des modalités sur le plan physique et un comportement révolutionnaire. Ceci est cependant impossible et ne fait seulement qu’amplifier l’expérience. Par conséquent, un comportement révolutionnaire réactif a, dans un laps de temps très court, le potentiel de devenir si inconscient et exagéré qu’il peut même essayer d’exterminer une grande partie de l’humanité au nom de l’accomplissement de la paix et de l’harmonie. Tout comportement révolutionnaire, y compris le pacifisme, est auto-destructeur. Toutes ces tentatives extérieures d’adapter les expressions religieuses, politiques et économiques de notre expérience intérieure comme moyen d’endormir et de contrôler ce changement vibratoire ascensionnel est futile. Le comportement révolutionnaire est sans espoir.

    Si nous avions la capacité de comprendre avec une certitude absolue que quatre sur six des personnes que nous voyons aujourd’hui ne seront pas en mesure de maintenir l’intégrité de leur véhicule physique au cours des prochaines années, est-ce que nous continuerions à nous comporter de la même manière réactive qui nous a toujours menés dans la mésentente au sein de notre propre expérience physique, mentale et émotionnelle ? Réagirions-nous à cette prise de conscience ou chercherions-nous à évoluer de façon responsable à travers elle ?

    Si nous continuons à mener extérieurement un conflit contre un conflit, nous n’avons aucune chance de demeurer conscients à travers le changement vibratoire qui se déroule actuellement. Si nous ne nous permettons pas d’être vulnérables afin d’intégrer l’inconscience qui dirige nos expériences de projection sur la peur, la colère et la douleur, nous continuons de créer des expériences émotionnelles, mentales et physiques qui aboutissent inévitablement à la perte de notre corps physique.

    Il n’y a rien que nous puissions faire extérieurement pour arrêter ce changement vibratoire intérieur, et à cet égard, la pratique bouddhiste authentique de « l’état sans défense » est actuellement d’une utilité extrême ; non pas comme moyen de s’échapper dans quelque Nirvana, mais comme un outil pour embrasser le moment présent aussi consciemment que possible.

    Nous ne pouvons nous permettre d’utiliser les mêmes outils de conflit pour tenter de nous défendre de toute opposition que nous percevons comme nous visant depuis le monde extérieur. Toutes les tentatives pour le faire nous conduiront dans des manifestations illusoires qui ne servent qu’à soutenir un comportement aveugle.

    Tout conflit extérieur que nous percevons actuellement dans notre expérience de vie, rendu visible par le fait qu’il nous ébranle sur le plan émotionnel -- que nous le percevions physiquement, mentalement ou émotionnellement -- est un reflet de notre propre inconscient non intégré. Combattre ces reflets est révolutionnaire et nier leur existence est du pacifisme. Aucune de ces voies comportementales ne peut nous conduire à travers cette expérience humaine actuelle car les deux sont extrémistes de manière réactive et engendrent par la suite un déséquilibre.

    Tandis que cette période d’évolution s’accentue, le monde autour de nous insistera pour que nous choisissions notre camp afin de combattre ou de nous défendre contre ces situations extérieures difficiles apparemment terrifiantes qui vont en augmentant et en s’intensifiant. Pourtant, si nous le faisons, nous allons nous diriger vers une expérience de mort physique inévitable au lieu d’une expérience vibratoire transformatrice.

    C’est MAINTENANT le temps d’embrasser « la voie du milieu » et non celle des extrêmes.

    La voie du milieu se déploie lorsque nous reconnaissons consciemment l’expérience mentale et physique extérieure comme étant un clair reflet de notre condition intérieure. La voie du milieu c’est le choix de ne pas danser inconsciemment avec les fantômes du passé et ceux de l’avenir, mais au lieu de cela, d’agir intérieurement pour rétablir l’équilibre au point de causalité de nos conflits énergétiques.

    Nous stimulons notre voyage sur la voie du milieu en maniant consciemment notre corps sensitif, en déplaçant notre attention sur l’aspect émotionnel de l’expérience mentale et physique qui nous ébranle inconfortablement.

    Cette pratique responsable et évolutionnaire empêche notre attention d’être projetée dans le monde sous la forme du blâme et au lieu de cela transforme notre conscience intérieurement de sorte que nous nous dirigions vers le point de causalité énergétique de tout conflit pouvant être ressenti.

    Afin de réussir à garder notre attention sur le contenu émotionnel de toute expérience inconfortable, nous devons lâcher prise sur notre histoire mentale et de son association avec nos conditions physiques extérieures. C’est la présence de notre attention consciente et de notre intention compassionnelle qui permet la transformation de notre condition énergétique non intégrée.

    Cette qualité d’attention n’est pas possible lorsque nous choisissons de nous distraire mentalement avec les reflets physiques extérieurs qui sont exprimés par nos blocages énergétiques intérieurs.

    Tandis que nous portons notre attention sur les causes de nos expériences désagréables et qu’à travers cette pratique responsable de la prise de conscience présente nous intégrons ces points de conflit interne, nous expérimentons de moins en moins d’association inconsciente avec le drame humain se manifestant dans le monde. Par conséquent, nous devenons des portails de paix rayonnants. Cela permet automatiquement de protéger l’intégrité de notre forme physique et apporte une ombre rafraichissante à la chaleur du conflit qui nous entoure.

    En intégrant nos blocages émotionnels intérieurs nous diminuons les obstacles dans le corps émotionnel qui sont des résistances à la transition vibratoire qui se déploie. Cela nous permet de maintenir notre forme physique tout au long de cette expérience d’évolution. La voie du milieu n’entretient donc pas un comportement antagoniste ou soumis ; elle appelle à une action mûre, à la responsabilité personnelle, à la vigilance volontaire et à la prise de conscience régulière au cœur de chaque instant de notre expérience de vie. La voie du milieu n’est pas faite pour les faibles et elle est invisible pour les révolutionnaires et les pacifistes.

    Beaucoup d’entre nous sont entrés dans le « Processus de La Présence » y ayant été conduits par nos problèmes personnels physiques, mentaux et émotionnels. Cependant, croire que ce processus, cette technologie énergétique d’intégration, ne concerne que la résolution de nos problèmes personnels, c’est croire qu’une navette spatiale est conçue pour réaliser un court vol de Londres vers la France.

    Le « Processus de La Présence » s’étend plus loin que les limites de nos histoires personnelles, c’est un outil qui nous rend capables de participer consciemment au processus évolutif de notre famille humaine.

    Le « Processus de La Présence » nous emmène au-delà du comportement révolutionnaire et du pacifisme vers le niveau de responsabilité requis pour naviguer sur notre chemin à travers l’expérience la plus extraordinaire que toute notre famille humaine n’ait jamais connue dans son histoire. Il nous emmène au-delà des limites de nos systèmes politiques, religieux et économiques en nous transformant de « réacteurs » en « répondeurs ». Il déplace notre attention distraite par les illusions de ce que nous voyons se produire à l’extérieur, vers la capacité de devenir vulnérables à la clarté émanant de la vue intérieure. Ce changement de comportement de la réactivité à la responsabilité est essentiel pour l’accomplissement de notre saut évolutif actuel.

    Il importe peu de savoir si nous réalisons le nettoyage complet de notre corps émotionnel, si nous perdons ces quelques kilos de poids qui nous obsèdent actuellement ou si nous parvenons à neutraliser complètement la colère que nous sentons bouillonner sous la surface de notre expérience.

    Nous ne perdrons pas notre véhicule physique parce que nous ne nous comportons pas parfaitement, nous ne le perdrons que si nous ne choisissons pas de nous comporter de façon responsable.

    À la lumière de cela, tous ceux qui entrent et achèvent le « Processus de La Présence » (il est recommandé de le faire 2 fois) et qui continuent à assumer la responsabilité de la qualité (teneur émotionnelle) de leurs expériences, parviennent à se donner les moyens de naviguer à travers la période de transition que nous expérimentons actuellement. Ceci est vrai pour toutes les pratiques de nettoyage émotionnel qui transforment notre comportement de réactif à réceptif. Le « Processus de La Présence » n’est pas l’unique pratique accessible sur la planète. Il serait arrogant et naïf de faire une telle allégation. Si toutefois ce processus marche pour nous, alors consacrons-nous à l’explorer au mieux de nos capacités.

    Notre corps physique actuel est le seul véhicule équipé pour nous amener consciemment de l’autre côté du pont, de l’état inconscient de notre ancienne espèce humaine moribonde vers un niveau de conscience qui transformera à jamais le périple humain tel que nous le percevons actuellement.

    À cet égard, le corps physique est notre moyen de transport, le corps mental notre outil de navigation et le corps émotionnel notre source de carburant. En conséquence, il nous est donné les recommandations suivantes :

    D’adopter des pratiques qui nous permettent d’entrer dans le corps physique aussi pleinement et de manière aussi régulière que possible.

    D’utiliser consciemment et de façon responsable notre corps mental en posant notre attention sur tout ce que nous nous sommes capables d’apprécier (pour être plus à même d’être dans la gratitude) ce qui implique de détourner consciemment notre attention de tout ce qui soutient la réactivité inconsciente.

    D’intégrer systématiquement nos blocages émotionnels dès qu’ils apparaissent à notre conscience.

    De permettre à toutes les expériences émotionnelles d’entrer dans notre champ de conscience sans jugement ni préoccupation afin que cette gamme constamment croissante de ressentis fasse partie du carburant disponible pour initier et faciliter notre mouvement vers des états de conscience vibratoire de plus en plus développés.

    Chaque fois que le jugement et l’inquiétude apparaissent dans notre expérience, de prendre la responsabilité de mourir consciemment à ces histoires et de dissoudre les illusions qu’ils entretiennent en intégrant les charges émotionnelles qui leur sont rattachés.

    De cesser d’interférer avec les autres, en essayant de les « sauver », de les « aider » sans qu’ils vous l’aient demandé et de tenter « d’expliquer ce qui se passe » à ceux qui au sein de notre expérience n’ont aucune donnée pour une telle prise de conscience et qui donc ne recherchent pas notre avis ou nos conseils.

    Tenter de convertir crée toujours des conflits, de l’anxiété, de la confusion et de la peur.

    Rappelez-vous que la majorité de l’humanité a actuellement son attention axée sur le mental et/ou le physique et donc les domaines émotionnels et vibratoires leur demeurent invisibles. C’est par notre exemple que nous produisons un effet sur la conscience et par la suite, sur le comportement des autres et non pas par nos mots, nos concepts ou nos « bonnes intentions ».

    L’évolution est la conséquence de l’alchimie authentique :
    de « faire à nous-mêmes ce que nous aimerions que les autres nous fassent ».

    Il est MAINTENANT temps pour la gratitude profonde, pour apprécier la montée des niveaux de la conscience vibratoire que nous vivons actuellement. MAINTENANT est venu le temps de savourer la réalisation suivante :

    La Présence Divine qui nous emmène consciemment à travers ce moment précis nous invite à entrer dans le respect de notre condition actuelle d’une manière qui nous permet de voyager sur les ailes de la foi intérieure inébranlable, au-delà de la nécessité d’une validation externe.

    Sur les ailes de notre foi, nous nous élevons pour embrasser le : « il n’y a rien qui soit impossible » et nous activons le miracle d’expérimenter « d’être dans le monde mais non du monde ».

    « Viva la evolucion ! »

     

     

  12. InterObjectif dit :

    Le processus de la Présence (un voyage dans la conscience du moment présent), le premier livre traduit en français de Michael Brown, vient de paraître aux Éditions Ariane.

    Cette édition française a été rendue possible grâce à la persévérance de sa traductrice Linda P. Steketee et l’intermédiation active d’Huguette Demers (la traductrice de la Trilogie du Nouveau Paradigme) au Québec. ;-)

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    Pourquoi est-ce aussi difficile d’être simplement présent ?
    La raison principale est que nos empreintes émotionnelles ont été profondément enfouies, puis « étouffées », dans notre enfance. C’est ce que Eckhart Tolle appelle le « corps de souffrance », lequel corps nous distrait de la conscience du moment présent. À moins de libérer et d’intégrer la charge émotionnelle associée à ces empreintes du passé, toutes nos tentatives pour accéder à la paix, à la joie et à l’amour véritables, qui sont les assises mêmes d’une vie authentique, s’avéreront difficiles et le succès sera temporaire. Dans « Le Pouvoir du moment présent » et « Nouvelle Terre », ouvrages à grand succès depuis plus d’une décennie, Eckhart Tolle nous fait comprendre l’importance d’être conscients du moment présent et, surtout, nous donne les raisons pour lesquelles c’est nécessaire. Dans « Le processus de la Présence », Michael Brown nous invite à aller au-delà du concept et à faire l’expérience pratique de la conscience du moment présent comme une nouvelle façon de vivre sur la planète. Cette approche quotidienne vise à libérer le corps de souffrance une fois pour toutes. Cette méthode remarquable, créée par l’auteur, est le voyage ultime vers l’intégration de notre corps émotionnel. C’est une façon de « grandir » dans la conscience au lieu de demeurer dans l’inconscience et de subir toutes les conséquences reliées à une telle manière de vivre. « Le processus de la Présence » nous enseigne, par des exercices pratiques, la façon authentique d’y arriver.

  13. emilie dit :

    Merci Michael BROWN, je t’aime !!!!!
    Ton livre est merveilleux, ta vibration est contagieuse, ton processus est divin…
    Whaouuuuuu.

    • Feelgood dit :

      Bonjour,

      J’ai commencé, moi aussi, le processus… je souhaite qu’il soit plus efficace que d’autre méthode que j’ai utilisé genre EFT, Sedona et autre.

  14.  
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